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La French : la troisième est la bonne?

Vendredi 16 mars 2007

La French, une fois par mois, un jeudi,
à partir de 19h, au Club des 4 Vents (18, rue des Quatre Vents, 75006 Paris, M° Odéon).

Après une première édition que je n’avais pas énormément appréciée, une seconde qui était plutôt bien mais qui m’a valu quelques difficultés le lendemain et pendant tout le week end à Barcelone, il était de se faire une opinion objective : finalement, la French, c’est rigolo et c’est bien!

Arrivé de Brest, j’ai juste le temps de me changer, de noter l’adresse de deux éventuels backups : Apéro du Jeudi à la Chope café : un peu loin et concerts punk à la Régence, dans le 1er, via VodkaCoca. Finalement, je n’en aurais pas eu besoin, puisque, malgré un début laborieux : 10 minutes de queue à l’entrée, queue pour le vestiaire zappée, queue pour avoir du CointreauPolitan en fin d’happy hour zappée aussi, pour attaquer directement la Carlsberg, qui me tiendra compagnie jusqu’à 10h30, heure à laquelle j’ai du passer à la Despé, puisqu’il n’y avait plus de bière danoise. Heureusement que je suis tombé sur Séverin et que nous sommes passé au champagne (je deviens de plus en plus difficile et fan de Pop, ce n’en était pas!). Pierre Olivier, Joseph et Carole ont fait une apparition tardive.

Pas mal dansé donc, sur des hits « dance » du moment : Justin Timberlake, Martin Solveig plus quelques « classiques » moins récents. Rien de révolutionnaire mais très efficace! Quelques jolies filles, quelques gros lourds (dont moi?).

En fin de soirée, c’était très amusant et intéressant de voir les gens qui partaient en remerciant Laurent : pas mal d’amateurs. Finalement, c’est une soirée comme une autre, mais qui commence beaucoup plus tôt : il faut donc s’hydrater/s’alcooliser, au choix, rapidement au début, pour saisir l’ambiance, et après pilote automatique. Bravo les gars!

Panini de nuit à la Crêperie du Comptoir

Vendredi 16 mars 2007

La Crêperie du Comptoir.
3, Carrefour de l’Odéon, 75006 Paris.

Sur CityVox, il y a un avis, de brangette, mais il est à la masse : il voulait parler du Comptoir (ou alors il est carrément idiot de réserver pour un fast food).

Annexe du Comptoir du Relais, lui même restaurant de l’Hôtel Relais Odéon, déjà testée fin novembre 2006. C’est triste, quand on pense à la crêperie avant que Camdeborde s’en mêle. Enfin bon, c’est comme ça. Avant 1h du matin, le vendeur qui a bronzé depuis novembre ou qui s’en transformé en pakistanais, tout simplement, avait fermé la partie crêperie, jai quand même réussi à avoir un panini (4€-4€50), qui, réchauffé sur le grill pendant quelques minutes était très bien, et m’a permis de me remettre de ma soirée à La French #3.

Il faut reconnaitre que crêpes et sandwiches sont bons ici!

Représente toi, par Marc-Edouard Nabe

Mardi 6 mars 2007

En pdf. Lu dans la rue ces derniers jours, et sur http://marc.edouard.nabe.free.fr/.
Je trouve ça très amusant!
« Plus la date de l’élection du nouveau président de la République
française approche, moins on s’amuse. Au début, c’était
drôle de voir s’opposer une femme en blanc baisant des éléphants
roses à coup de gaffes et un flic cocu passant au kärcher
toutes les couilles molles de son parti. Maintenant cette campagne
s’avère sinistre. Hystérique duel entre deux animaux politiques
drogués au pouvoir qui, à force de se jeter des peaux de
bananes, finissent par ressembler à des singes, en moins marrants.
La ouistitie et le babouin ! Triste jungle… Jamais il n’y a.
eu aussi peu d’issue à une élection. «Ce sera l’un ou l’autre ! »
ordonnent les médias, et si ce n’est ni l’un ni l’autre, ce sera un
troisième qui de toutes façons n’a aucune chance d’être président,
à moins qu’il ne prenne la place du deuxième, ou du premier
si celui-ci passait deuxième, ou bien troisième, ce qui ferait
alors passer le deuxième premier, ou bien troisième, ce qui n’arrivera
pas… Alors qui ? On en est à se demander si quelqu’un va
arriver à être élu ! Au début de l’année 2002, il y avait trop de
candidats pour avoir une bonne visibilité. En 2007, il n’y en a
pas assez, et depuis plusieurs mois déjà c’est le brouillard. Un
brouillard que deux seconds couteaux, présentés comme des
fines lames, essaient en vain de couper.
À force de choisir à chaque fois « le moins pire » selon leur
goût du moment, les Français se retrouvent aujourd’hui face à
deux « plus pires ». Tu parles d’une démocratie ! Elle est à l’image
des « intellectuels » et des « artistes » ( tous les guillemets du monde
n’y suffiraient pas ) qui se contentent d’un président ou d’une
présidente pareils. C’est simple : il suffit d’accumuler les noms
des people de l’« intelligentsia » qui ont pris officiellement position
pour l’un ou pour l’autre et on comprend ce que valent les
deux candidats chouchoux… Leurs programmes vous semblent
flous ? Additionnez leurs quelques fans connus et la France qu’ils
représentent vous apparaîtra clairement…
Philippe Torreton + Élie Semoun + Jamel Debbouze +
Charles Berling + Lambert Wilson + Sylvie Testud + Pierre Arditi
+ Diam’s = Ségolène Royal !
André Glucksmann + Pascal Bruckner + Enrico Macias +
Alain Finkielkraut + Steevie + Roger Hanin + Pascal Sevran +
Johnny Hallyday + Doc Gynéco = Nicolas Sarkozy…
D’un côté, une France de faux gentils, de théâtreux, d’instituteurs,
de rappeurs bien-pensants, d’hommes de lettres superficiels,
de progressistes démodés, de féministes sentimentaux…
De l’autre, une France de vrais méchants, de pragmatiques, de
libéraux, de pro-américains et de pro-israëliens, de chanteurs mal
vus et de jeunes réacs.
Entre les deux, le coeur des Français balance tellement qu’ils
l’ont tous au bord des lèvres ! Bétail panélisé sans cesse par deux
bateleurs de foire participative : «Demandez le programme! » La
vérité, c’est que personne à gauche n’a vraiment envie de voter
Ségolène Royal, et personne à droite Nicolas Sarkozy. À tout
prendre, les uns et les autres auraient préféré avoir le choix entre
Lionel Jospin et Dominique de Villepin, deux hommes grands,
aux cheveux blancs, avec des casseroles partout peut-être, mais
crédibles grâce aux coups reçus justement, et d’une véritable
« stature » de chefs d’état comme, au fond, la France les kiffe. Au
lieu de ça, le pays s’est laissé déborder médiatiquement par une
fausse soif de « renouveau » qui pue la mort.
Ce que l’ambiance a changé en cinq ans ! La politique française
n’était pas plus intéressante ( loin de là ) en 2002, mais les
ambitions s’appuyaient sur quelque chose d’encore un peu réel
que la médiatisation ensuite se chargeait de pervertir. Là, c’est la
médiatisation qui constitue directement la réalité de toutes les
ambitions. Avec la complicité des télés multipliées par le satellite
et d’internet tous azimuts, les prétendants à la «fonction suprême »
ne sont gonflés que par la surabondance de leurs images. Le matraquage
finit même par les cabosser, et ils arriveront en bien triste
état au premier tour… C’est l’hypermédiatisation des candidats
qui dirige les élections : elle en a choisi deux, tout à fait arbitrairement
sur des critères minimum ( l’une parce qu’on peut facilement
la faire passer pour une femme de gauche; l’autre parce qu’il
est facile de voir en lui un homme de droite ), et elle les fait jouer
à la présidentielle, comme des gosses jouent avec des figurines
dans une cour de récré. Le starsystème a fabriqué de toutes pièces
« Sarko » et « Ségo » pour lui-même, pas pour les offrir aux électeurs.
De ce marasme naîtra le futur président de la République,
si on peut dire… Car ce qui pend au nez de l’Hexagone, c’est plutôt
un président par défaut, un président qui n’en soit pas un, un
non-président.
Pour le troisième homme, on commence à croire en François
Bayrou ! En effet, un centro-droitiste tel que lui remplirait à
ravir le rôle du néant. On sait très bien que le « troisième homme»
n’existe pas vraiment. Pour le peuple, voter pour un troisième
homme, c’est reculer pour mieux se faire sauter par celui qui restera.
Un troisième homme n’a qu’un seul avenir : devenir le second
du premier, mais jamais il ne le remplacera.
D’autres, plus naïfs encore, sont persuadés que le joker idéal
sera Jean-Marie Le Pen. Le Pen bis, mon oeil ! Un 21 avril n’en
cache pas un autre… Au royaume des troisièmes hommes, Le Pen
est roi, mais ça crève les yeux que cette fois, hélas, il ne sera pas
au second tour. Je dis hélas parce que je ne me suis jamais plus
marré au début de ce millénaire que le soir où sa gueule est apparue
sur toutes les télés éberluées à la place de celle de Jospin.
C’était l’assurance de quinze jours de panique: les bobos en masse
au garde-à-vous de l’antifascisme fantasmatique se chiaient dessus
par bonne et mauvaise conscience, alors qu’un peu de jugeote
leur aurait permis de comprendre qu’il n’y avait aucun risque que
Le Pen soit élu président. La connerie des Français est sans limites,
Represente-to.
par Marc-Édouard Nabe
mais leur trouille en a. On aura été au moins deux, ce dimanchelà,
à trouver que le 21 avril était une date magnifique, et pour les
mêmes raisons : moi et Danielle Mitterrand. Quand elle est arrivée
dans le bureau de Jospin pour lancer, extasiée, à l’homme aux
bretelles en berne, un «Oh, le beau jour ! » proprement beckettien,
elle acheva de culpabiliser le candidat loser d’avoir semé
depuis si longtemps une politique pas du tout de gauche et d’en
récolter la punition méritée. Je crois même que c’est ça qui a dû
faire jeter l’éponge d’une façon si brutale au protestant vexé : le
coup de grâce mitterrandien de la veuve réjouie…
Pas plus qu’en 2002, Le Pen n’est dangereux, et cette année,
il ne passera pas davantage que le prétendu fascisme qu’il est
censé représenter. De moins en moins, d’ailleurs, et c’est ça qui
le perdra. Plus il est dédiabolisé, plus il perd des points. Les franchouillards
l’aiment en Belzébuth grimaçant, pas en papy sympa.
Les médias ont enfin compris, après 30 ans, que pour réduire
son score, il fallait l’inviter comme les autres à débattre normalement
dans les émissions, le laisser s’enliser dans sa palabre. Il
n’en est que plus inoffensif et donc moins bon, forcément. On est
loin des années 80, où, bandeau de pirate collé à l’oeil ( droit ou
gauche, ça dépendait ), Jean-Marie Barbeblonde vociférait en
sueur sur les rares plateaux qu’il parvenait à prendre à l’abordage:
là il foutait vraiment les jetons à toute une population de «démocrates
» terrorisés… À l’époque, ça aurait pu être « sulfureux » de
s’enrôler dans le FN comme Drieu La Rochelle entrait au PPF
dans les années trente, mais aujourd’hui, c’est trop tard. C’est
même se donner une sorte de vernis de radicalité par rapport à
la pourriture généralisée que de devenir lepeniste. Il n’y a pas
tant de différence que ça entre les ex-gauchistes qui se rallient à
Sarkozy et ceux qui se rallient à Le Pen : les risques sont assez
faibles puisque les deux politiques sont cousines et majoritaires.
Finalement, ce sont surtout quelques Arabes masochistes
et des Noirs désespérés qui croient encore que voter Le Pen pourrait
foutre la merde dans ce sale pays de lepénistes ! Qu’ils le fassent
si ça les soulage, mais ça ne servira à rien. Pour un immigré,
voter Le Pen, c’est voter Blanc… Il n’est même pas sûr que luimême
ait envie d’obtenir les 500 signatures qui l’obligeraient à
remonter sur le ring pour un dernier combat. Un petit tour d’honneur
médiatique avant sa retraite lui suffit… Ça ne m’étonnerait
pas qu’en secret, et pendant que sa fille garde ses moutons, Le
Pen prie sainte Jeanne d’Arc de ne pas entendre trop de voix !
Il faut s’y résoudre, chers « fachos », votre Le Pen, n’est pas
le vote contestataire assuré, il n’est même plus l’empêcheur de
tourner en rond des « grands » candidats. Il tourne désormais en
rond lui-même, et lui comme eux s’en portent mieux. Non, le
briscard bleu-blanc-breton n’a aucune chance de perturber le système,
ni de remettre en question cette élection qui semble pliée
en deux.
— Alors pour qui voter ?
Pour personne, bien sûr. Ma candidate, c’est l’abstention.
Abstention présidente ! Il faut croire que ça reste ce qu’il y a de
plus subversif puisque c’est toujours si unanimement critiqué.
L’injonction générale d’aller absolument voter ne vous met aucune
puce à aucune de vos deux oreilles candidates à la surdité ?
Nous autres abstentionnistes savons que tant que les votes nuls
ne seront pas comptabilisés, il ne se passera rien dans ce pays.
En attendant que les votes blancs soient pris en compte, il faut
s’abstenir. Le jour où des millions de gens pourront exprimer
concrètement leur refus de choisir entre des candidats qu’ils estiment
aussi mauvais les uns que les autres, on pourra espérer un
peu de neuf. En 2002, si au lieu de voter par élimination pour le
candidat qui n’était pas Jean-Marie Le Pen, 82 % des Français
s’étaient abstenus de foutre un bulletin dans une urne, il aurait
fallu refaire le premier tour, et ainsi de suite jusqu’à ce que le
« bon numéro » sorte. Le zéro de préférence !
Je sais bien que ce n’est pas réaliste, mais je ne vois qu’une
solution qui équivaudrait à ne voter pour aucun des candidats
qui se présentent : c’est de voter pour quelqu’un qui ne se présente
pas… Vous ne devinez pas ? Mais c’est La lettre volée d’Edgar
Poe, ma parole ! Tellement en évidence qu’on ne le voit pas…
Oui ! Le déjà président ! C’est lui, le troisième homme, c’est
Jacques Chirac.
S’il se représentait, c’est le seul dont la candidature serait
vraiment dévastatrice. Autre chose que Le Pen ou Bayrou face
aux deux autres nases. Chirac seul pourrait casser l’alternative.
Son annonce provoquerait une consternation générale. Toute
la machine aussitôt déréglée. Sarkozy le traite de racaille !
Ségolène fustige la chiraquitude… C’est la panique : un martien
débarque. On ne l’avait pas prévu et c’est lui bien sûr qui rafle
la mise. Car les Français l’aiment leur Chirac, autant qu’ils
aimaient Mitterrand. Depuis Louis XVI, ils ne se séparent pas
facilement de leurs monarques… En bloc, ils se réjouiront enfin
que quelqu’un les sorte par le haut de ce dilemme dans lequel
on les a enfermés depuis de longs mois… Plutôt un grand connard
qu’une connasse et un petit con.
En se représentant, Chirac claque le beignet des deux d’un
coup. Toute la campagne à recommencer au dernier moment.
En quelques jours, Chirac reprend la main, il est le vieux qu’ils
avaient tous voulu euthanasier et qui relève la tête… Il récupère
en cinq minutes la plupart des sarkozystes et tous les bayroutistes,
plus une bonne partie des lepenistes honteux, et même
les socialistes qui ne peuvent pas encaisser Royal ( il n’y a que
ça ! )… Deuxième tour : Sarkozy /Chirac. Réélu à la majorité !
Quel bordel ! La France ne demande que ça. Elle oubliera immédiatement
les essais nucléaires du début, la dissolution de l’assemblée,
le référendum sur l’Europe, le CPE, les frais de bouches
et les détournements de fonds, la fracture sociale, le bruit, les
odeurs ! Pschitt ! Tout est pardonné ! Ça ne compte plus dans la
balance. Peccadilles à côté de ce que les deux autres pourraient
faire… Au moins avec Chirac III, la France est sûre d’exploser :
des émeutes, il y en aurait tous les jours, et pas qu’en banlieue,
dans les quartiers huppés. Et réprimées par sa garde personnelle.
Je vois ça d’ici… Des Sumos poursuivant des Arabes Faubourg
Saint-Honoré !
Plus un président de la république est vieux, plus il laisse
libre court à ses fantasmes et autres marottes. Le Sagittaire déconneur
les multipliera selon sa fantaisie. Invitations à tire-larigot
de chefs d’état africains, fêtes de la bière permanentes, réouverture
des maisons closes… Redécoration de Paris à la mode primitive,
avec totems et tam-tams partout ! Potiches Ding à tous
les carrefours… Cérémonies Taïnos le 14 juillet ! Le Chinois en
deuxième langue obligatoire dans toutes les écoles. Taxe Tobin
pour tout achat ( même une baguette de pain ) ! Carnaval Maya
mensuel ! Sa fille adoptive Ahn-Dao Traxel nommée ministre
des transports amoureux ! Création d’une république libanaise en
Corrèze ! Mausolée de Saddam Hussein à Bormes-les-Mimosas !
Légion d’Honneur à Ahmadinedjad ! Rupture des relations diplomatiques
avec les USA et Israël !… Tout est possible.
On va bientôt s’apercevoir que Chirac, en douze ans,
a déjà bien commencé à foutre le bordel. Il n’a fait que des trucs
qui ne se font pas et qui ne se referont peut-être jamais…
Accueillir Arafat en France pour qu’il y meure et lui rendre les
honneurs militaires ! Refuser la guerre en Irak ! Approuver que
l’Iran ait la bombe atomique ! Créer une charte de l’environnement
! Renvoyer dans la gueule de la France son vichysme
soi-disant passager… Soyez certains que Sarkozy et Royal vous
préparent une France pire que celle que vous avez subie.
Voilà pourquoi moi qui ne vote pas, et que le sort de ce pays indiffère,
je dis à Chirac : « Vas-y ! Fais-le ! Juste pour le fun …
Représente-toi ! »

YL /TM 2007
© Marc-Édouard Nabe, 1er Mars 2007. http://marc.edouard.nabe.free.fr
Texte imprimé et distribué gratuitement.

Dans la lignée de « Et Littel niqua Angot« .

Un brouilly à la Palette

Jeudi 1 mars 2007

La Palette, café-bar-restraurant
43 rue de Seine 75006 Paris.
Tél. : 01 43 26 68 15.

Je connaissais la Palette de jour, pendant les beaux jours, en terrasse (salades pour déjeuner), j’ai enfin testé la Palette version soir, avec Carine et Rim. En fait le soir, c’est surtout bar, avec quelques petits trucs pour grignoter (et après 22h, c’est tartine de jambon de montagne, ou rien).

Comme il pleuvait et qu’il faisait plutôt frais, nous avons opté pour une place à l’intérieur, dans l’arrière salle. Arrière parce que derrière la bar, mais c’est finalement une grande salle : tables en bois pas très grandes, déco archi classique (bistrot-café parisien milieu du XXe siècle), presque vieillot. Nous avons pris une bouteille de Brouilly 2005 à 3 (sur les conseils du serveur) et deux portions de tartines de jambon (Reem ayant testé les salades du Monop’Daily à côté de chez elle avec de nous retrouver à Saint Germain des Prés). Pas idéal toutes ces protéines et lipides pour le soir, mais les petits bouts de tartines se mangeaient bien quand même.

Clientèle : mélange de jeunes pseudo « intellectuello-artistes » (l’ENS Beaux-Arts n’est pas loin) et de touristes, puisque la Palette est répertoriée dans pas mal de guides, dont Frommer’s, MetropoleParis , le Fooding

C’est Carine qui nous a invités, parce que ça « lui fait plaisir »! Moi aussi, merci Carine, et à très bientôt!

Un pot au Cubana Café

Lundi 26 février 2007
Cubana Café, 45 rue Vavin 75006 Paris, bar, restaurant

Cubana Café
45, rue Vavin – 75006 Paris.
Tél. : 01 40 46 80 81. Site web.

Février serait-il le mois latino? Après Barcelone il y a deux semaines, la Tasca à Londres dimanche, encore un lieu « latino », le Cubana Café, à Paris, avec mes anciens collègues de Renault : Sabrina, Philippe, Omar, Vincent, Florent, Cédric et sa moitié, Julien et Elodie, Emilie et bien sûr, Laurette, l’organisatrice, qui a failli ne pas venir!

Nous devions intialement nous retrouver au Wet Willie’s, mais c’est fermé le lundi, d’où le Cubana Café. Nous étions 11 (12 avec Laurette qui est arrivée après le dessert) dans ce bar/restaurant d’inspiration cubaine (boissons à base de rhum, tapas + cuisine et cigares).

Chagement de direction nous apprend le site web. Pas de changement de décor en tout cas, j’y étais allé il y a environ un an (avec Nicole, Rachel, Emily, Drew et un pianiste), nous étions sensiblement assis au même endroit, pas vu la différence. Non, le changement, ce sont les trois serveuses barmaids, efficaces, plutôt sympas et dotées d’un charme certain.

Dans l’assiette, ce n’est pas mal, mais rien d’extraordinaire. L’assortiment de tapas (13,50€ pour deux ailes de poulet, des calamars panés, guacamole chips de mais, saucisson, friture de poisson…) pourrait être plus richement fournie. Mon plat, un picadillo, se mangeait, mais n’avait rien de très fin (heureusement, j’avais faim). Nous avons pu comparer la différence entre bananes vertes et bananes mures (évitez les vertes).

En dessert, l’ananas était bon, léger, frais, avec un peu de chnatilly et de glace vanille.

Niveau cocktail, j’ai préféré le Daiquiri au Mojito (trop de galce, très peu de rhum).

Environ 30 euros/personne (encore une fois, la terrible loi du collectif) : Ok pour ceux qui ont bien bu et pris un dessert, sans doute limite pour ceux qui n’ont pris ni cocktail ni dessert! La vie est injuste!

Niveau ambiance, il y avait un peu de monde pour un lundi soir, mais rien d’extraordinaire. Là encore, lorsque nous sommes plus de 6, l’ambiance générale importe peu. Ils avaient encore l’air un peu au rodage. Pas trop mal, mais quelques points à revoir (cocktails moins chers ou plus d’alcool)…

La French 2, jeudi 08/02/2007

Jeudi 8 février 2007

Après l’édition #1, la French revient!

Rendez-vous jeudi 07/02/2007 le 08/02/2007, tu ne sais pas lire ou quoi? à partir de 19h, au Club des 4 Vents (18, rue des Quatre Vents, 75006 Paris, M° Odéon).

Pour être sur la liste (entrée offerte), m’écrire : scope[at]chrisos[point]com. Pas la peine de m’appeler je ne réponds pas au téléphone. Bilan de cette soirée : après la première soirée à l’issue de laquelle mon avis était mitigé (en gros, je ne vois pas l’intérêt des soirées afterwork), mais sinon, c’est vrai que ce n’était pas mal, il fallait que je reteste.
J’ai mis toutes les chances de mon côté, petit apéro chez moi, bière en route. Sur place, pas mal d’attente pour entrer : bouchon au vestiaire, elle est toute seule et se fait submerger. Laurent me présente un des ses anciens collègues chez HSBC, qui est quant, et j’en profite donc pour lui poser des questions sur son job. Une fois débarassé de mon manteau, descente au sous-sol, histoire de profiter de l’happy hour Cointreaupolitan.

Mike arrive un peu plus tard, puis ce sera au tour de David. Au début, ça va, il n’y a pas trop d’attente pour être servi (gros mélange dans une énorme coupe/seau à champagne). Par contre,  à partir de 8h40, pénurie, rationnement, heureusement que j’avais pris un peu d’avance. J’ai un peu faim, David aussi, nous partageons donc une assiette de fromages (9€) : le pain est très bon (poilane ou poilane like), par contre les quantités de fromages mériteraient d’être un peu plus grandes, histoire de ne pas manger que du pain!

Une fois l’assiette liquidée, je me prends une bière au bar (6€ la bouteille), puis dansons… Je tombe sur Aurélie, qui est venue avec des amis du Collège des Ingénieurs. Je reste avec eux un bon moment. Musique plutôt bien, un peu plus de femmes que la fois d’avant (peut-être parce que je suis allé danser plus tôt?). Il y en a qui chopent, à gauche et à droite, mais avec entre personnes qui sont arrivées ensemble dans le même groupe. Vers minuit moins le quart : il n’y a plus de bières, je me rabats donc sur une Smirnoff Ice (ça faisait très longtemps que je n’en avais pas bu) : je n’aime vraiment pas, trop sucré. Aurélie & co partent un peu avant minuit, je reste un peu plus, je tombe sur Pierre-Olivier (de Supélec, pas de Nice), prévenu/invité par Thibaut, qui connait aussi Laurent par HSBC. 

Je ne reste pas beaucoup plus longtemps (c’est que j’ai quand même entretien à 9h30 le lendemain) et puis un week end à Barcelone prévu de longue date : retour maison dodo.

Bilan : en jouant le jeu, c’est vrai que c’était mieux que la fois d’avant. Mais la journée du vendredi est quand même sérieusement attaquée : je manquais de peps en entretien (je veux bien le croire, j’avais surtout mal au ventre!) et j’étais crevé tout le week end. Je dois me faire vieux (opinion partagée par d’autres).

Et un dernier à l’Echelle de Jacob

Dimanche 4 février 2007

L’Echelle de Jacob.
Bar/lounge. 12 rue de Jacob. 75006 Paris.

Fin 2003, l’Echelle ouvrait ses portes, en lieu et place du « Trap » (un bar homo très hard, puisque c’était en fait un backroom). Relooking total, ouverture de la façade, aménagement intérieur style lounge (banquettes violettes, tables basses). C’est François (actuellement au N’importe Quoi), associé à Cédric (de la Rose de France, sympathique restaurant où il faudrait que j’aille plus souvent), qui avaient pris la gérance (le propriétaire du bail commercial étant Gérald Nanty, du Mathis Bar). J’adorais cet endroit et je regrette qu’il ait du fermer ses portes en juin 2004.

J’y étais retourné quelques mois après, et voici ce que j’avais écrit fin 2004 sur CityVox.

« Peut mieux faire…

Ancien habitué de l’éphémère Echelle (tout court), j’ai enfin testé la jeune Echelle de Jacob. Niveau déco, pas énormément de changement : toujours des banquettes/canapés très confortables, bien dans l’ambiance « lounge ». L’ambiance lumineuse a par contre changé, c’est plus pâle, et moins fort. Un piano et quelques meubles ont fait leur apparition. Niveau carte : quelques cocktails, des alcools forts, de la bière en bouteille, des softs, il y a aussi des assiettes (foie gras, saumon + dessert…). Niveau tarifs : il y a eu de l’inflation, le cocktail est passé à 11 eur, par contre, ma margarita a été présentée sans sel sur le col du verre martini, et sans tranche de citron ou citron verre. Il y avait certes pas mal de tequila dedans, mais son goût était complètement masqué par celui du citron, très concentré. Niveau ambiance, on peut effectivement s’entendre parler : la musique n’est pas forte (je ne suis pas fan d’ailleurs, c’est un peu mou, mais relaxant) et ce ne sont pas les voisins qui vous dérangeront. Service correct mais manque de pêche… Bref, une grande marge de progression. Bon courage ! »

Depuis, après une période de fermeture, puis des changements multiples de gérants, après quelques modifications à l’intérieur (porte d’entrée, un peu de ventilation, insonorisation, piano) la nouvelle formule semble avoir trouvé ses adeptes. Ils font bar du nuit, il y a un pseudo physio à l’entrée et c’est presque plein.

Après s’être séparés de la plupart du groupe en sortant du Pub Saint Germain, Louis, Carine et moi allons prendre un verre à l’Echelle de Jacob. Vers 3/4h du matin, il y avait de la place. Nous nous installons à une table, niveau mezzanine (là où j’avais fêté mon anniversaire avec Michael, il y a trois ans : nous avions débordé et fini par occuper tout le bar). Deux grands groupes, très bruyants sont installés à côté (les banquettes + tables forment des carrés, avec de la place pour une dizaine de personne sur chacund es deux carrés).

Il fait toujours aussi chaud en haut (trop chaud), c’est très enfumé, et nos voisins sont bruyants. Niveau service, ça va, c’est allé assez vite. Pas convaincu pas la qualité de leurs cocktails à 15 euros, j’opte pour une coupe à 10 euros (champagne standard). La comparaison avec avant n’est pas évidente, c’est certes le même endroit, mais pas vraiment le même concept. Les clients sont plutôt jeunes (moins de trente ans), pas forcément très fins. Bef, mon jugement est surement biaisé, mais je ne suis pas très fan. La proprété des toilettes est à revoir. Bref, leur principal intérêt est d’être un des rares endroits du quartier ouvert après 2h du matin, c’est moins touriste que le Pub Saint Germain, mais c’est beaucoup trop cher pour ce que c’est vraiment (un endroit enfumé, bondé, avec des boissons pas fracassantes, en plus la mezzanine est basse de plafond!) et je n’y ai pas retrouvé l’ambiance conviviale de 2004. Bref, ce n’est pas mon genre!

Un verre au Pub Saint Germain

Dimanche 4 février 2007

Pub Saint Germain.
7 rue de l’Ancienne Comédie, 75006 Paris.
Ouvert 24h/24, 7j/7.

Après une période de fermeture et de travaux, le Pub Saint Germain a rouvert ses portes en 2005. Plus grand chose à voir avec l’ancienne version : c’est devenu très lounge, design, classe quoi. Au niveau de la déco (et des prix). Après de très bons débuts (avis partagé par le Figaroscope), il y a eu une baisse de niveau assez décevante. Voici ce que j’avais écrit en août 2005, sur CityVox :

« Alleluia, le pub est de retour!

Après plusieurs années de fermeture, et des travaux qui n’étaient pas du luxe, le Pub Saint Germain est de retour. Excellente nouvelle, puisqu’ils sont ouverts 24h/24, 7j/7, ce qui est rare, mais tellement pratique à Paris. La déco et l’ambiance n’ont plus grand chose à voir avec l’ancienne version, d’une autre époque… Certes, ils ne lancent pas un genre nouveau, mais l’aménagement et la déco à la lounge, mais avec beaucoup d’espace, produit une atmosphère aérienne, légère. Niveau service, en début de semaine, quand il n’y a pas trop de monde, c’est nickel. Niveau cocktails, leur carte est assez bien fournie, et le barman fait bien son boulot (très bon Foxy Lady). Majoration des consos à partir de 22h : grr! cocktails autour de 9-10 euros. Niveau nourriture, le club (dans les 15 euros), les calamars et le tartare sont très honnêtes. Bref, retour réussi, pourvu que ça dure!« 

Voici d’ailleurs le scan d’une facture de l’époque. J’y étais quelque fois retourné en 2006, pour prendre un verre, pour dîner (c’est vrai que c’est quand même pratique : c’est grand, ouvert tout le temps, il y a de la place), et ça sentait le n’importe quoi : le service était nullissime, les cocktails pas extra, j’étais donc passé au trucs basiques : Perrier!

Après un court passage au Truskel, j’ai retrouvé Louis, Nabil, Caline, Carine, Sophie, Rim, Sabine, Cyrine, le temps d’un verre (un je ne sais plus quoi cap : vodka, jus de pamplemousse et peut être Cointreau ou Triple Sec : bof, ça ne vaut pas un bon vieux Salty Dog). Encore une fois, l’avantage principal du Pub était d’avoir de la place pour une dizaine de personnes à 2h+ du matin. Nous n’étions pas pressés, le serveur non plus, ce n’était pas trop mal, pour une fois (sans doute parce que nous n’avons rien commandé à manger).

Très inégal donc, mais avantage ouvert tout le temps et de la place. Autrement dit : une roue de secours (n’y allez que si vous ne trouvez pas mieux de place ailleurs).

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