Archive pour la catégorie ‘75011’

Drinks et salade à la Place Verte

Lundi 14 mai 2007

Café Place Verte
105, rue Oberkampf, 75011 Paris.
Tél. : 01 43 7 34 10.

Ouvert il y a quelques temps par les propriétaires du Café Charbon et du Nouveau Casino, le Café Place Verte recueille de bonnes critiques sur CityVox : assez grand, trendy, personnel sympa, et souvent plein. Il remplace avantageusement le vieux café Cimes, le CUBI et l’éphémère Wash Bar qui a déménagé.

Lundi soir, après le foot, je retrouve Nicolas (l’américain, de passage à Paris), Arnaud et Pierre-Olivier,  au Café Place Verte, dont Edwyn, un ami de Nicolas, du Lycée du Parc Impérial, est manager. Retrouvailles donc, autour de bières (~3-4€ le demi), de Perrier (4€) de Heineken en bouteille (5€), de Mojito (7,5€), Caïpirinha (7,5€ aussi). Ayant tous une petite faim, sauf Nicolas qui a déjà mangé avec sa grand-mère qui le sur alimente, les deux colocs de chocs prennent un Cheeseburger chacun (13€), alors que je me sers une assiette à leur salad-bar, plutôt joli, à dominante méditerranéene : poivrons, tapenade, piperade, hommous, champignons à la grecque, pâtes, tomates cerises, oignons confits… À 2€ les 100g, ce n’est pas très cher, j’en ai eu pour 11,90€. Bon, simple, frais, plutôt sain et en plus ça cale.

Lundi soir, ce n’est évidemment pas plein, il y avait pas mal de place. Bon service (serveuse, avec un léger accent + Edwyn), et nos voisins n’ont pas été moins bien traités que nous. La déco est très fluo lounge couleurs flashy, murs décorés, cubes… À essayer une autre fois.

Déjeuner au Bistrot Paul Bert

Dimanche 13 mai 2007

Bistrot Paul Bert.
18 rue Paul Bert, 75011 Paris.
Tél. : 01 43 72 24 01

Beaucoup de monde s’est exprimé sur Mmmm, certains sont d’ailleurs les mêmes que sur Oubouffer : ça part dans tous les sens. On peut juste constater, objectivement, une inflation des prix, le menu est, en quelques années, passé de 28 à 30 puis actuellement 32 €. La liste des plats elle, semblent assez stable, ça doit changer en fonction des saisons et du marché.  C’est leur côté Slow Food qui fait ça… (selon Parissi). J’ai testé les WC : ils sont en effet assez récents et je n’ai rien trouvé à y redire. Le Fooding le recommande pour un dîner avec ses beaux-parents, s’ils aiment bien manger à l’ancienne. Certes. Le cadre fait effectivement vieux, très bistro, très classique, mais ne serait pas si vieux que ça. En réalité : c’est une création…
5 étoiles sur Oubouffer (reproches sur le service peu aimable et le fait que c’est petit et serré), 4 étoiles en moyenne sur CityVox. Beaucoup de louanges et de belles photos sur le food blog de Cyril Genty. Très beau compte rendu de Thierry, dans ses Chroniques du Plaisir. Le Food Nazi, quant à lui, pense que le Bistro Paul Bert est son « secret », touchante naïveté américaine, puisque le NYTimes en parle.

Réservation faite pour deux, la veille, au téléphone, à 13h. J’arrive un peu en retard et retrouve Pierre, qui m’avait appelé entre temps, dans la deuxième salle (côté non fumeurs). C’est effectivement pas très grand, et les tables sont rapprochées, mais ça va. Un grand groupe à ma gauche (pas trop bruyants, gros accents du sud ouest), deux jeunes femmes, asiatiques anglophones s’installeront à la table à ma droite, et à la table adjacente à la leur, mais pas la nôtre, ce seront deux Esapagnols. Derrière nous, des français d’un certain âge, assez franchouillards. Clientèle assez variée donc.

Service varié aussi : jeune et moins jeune, mais toujours à la hauteur. Pierre ne buvant pas de vin et moi en ayant bu pas mal la veille, nous commençons le repas à la Chateldon (5€ la bouteille d’un litre), pour terminer à l’eau de Paris. Formule entre plat dessert à 32 euros, choix sur l’ardoise (5-6 possibilités pour chaque service). Pierre commence avec la ventrèche de thon (photo de gauche, ce qu’il en reste), pour moi ce sera un feuilleté au ris de veau (à moins que ce ne soit de l’agneau? non je crois bien que c’était du veau), asperges et petits pois. Une bonne entrée en matière. Le ris était extra : quasi fondant, et il se mélangait bien avec les petits légumes.

Arrivent ensuite la lotte rôtie, brocette de pommes de terre de Bretagne, lard, de Pierre (photo de gauche) et mon entrecôte (saignante : ils se targuent de « mal » cuire les viandes, ils ont bien raison) (photo de droite, supplément 3€), avec de belles et bonnes frites « maison ».  Très bonne viande, mais j’aurai bien ajouté une petite sauce, autre que la triste et classique moutarde traditionnelle : un peu de beurre persillé ou une béarnaise, et ils auraient été dans le top du top des entrecôtes. À cause ce ce manque, ils sont très bien classés, mais ne peuvent prétendre à la première place! Je cherche toujours l’entrecôte ultime.

Et enfin, pour terminer, fraises au sucre, grosse crème épaisse pour Pierre (en action, photo de gauche) et puis oufflé au Grand Marnier pour moi. Costaud, généreux, il est heureusement très arérien (ça tombe bien, c’est ce qu’on lui demande) et est finalement léger (ou du moins il cache bien son jeu). Il s’est bien effondré quand je l’ai entamé. Légèrement trop chaud au début (je me suis un peu brulé + gorgée d’eau sur les premières bouchées), je l’ai laissé perdre un peu de chaleur et il était très bien après.

Un café pour Pierre, l’addition (74,50€ , soit ~37€ par personne, sans vin), pour un repas agréable, avec une cuisine classique bien faite. Peut déséquilibre au niveau de la taille et des quantités (ou alors Pierre mange beaucoup plus vite que moi) : les plats qu’il a choisis étaient servis en quantités  bien plus petites que mes plats. Une bonne adresse. Je testerai bientôt d’autres restos de la rue Paul Bert (Unico, Themps au Temps…)

Soirée au Rula Bula

Samedi 17 février 2007

Rula Bula, Bar 53 rue du Faubourg Saint Antoine Bastille, Paris 75011

Rula Bula, Bar-Club Irlandais, Billard.
53 rue du Faubourg Saint Antoine 75011 Paris.
Tél. :01 49 28 92 10. Site web.

Lieu : Peut être avez-vous connu la Fabrique? Un gros bar-resto-DJ dansant, près du Sanz Sans, en face du Barrio Latino. Et bien il a été remplacé par le Rula Bula, que je qualifierai de resto-bar dansant-billard Irlandais (à cause de la Beamish, du personnel?). J’arrive là bas vers 22h30, pour retrouver Gilles, expatrié à Budapest, de passage à Paris pour quelques jours.

Sur CityVox, ils n’en disent pas grand chose. Grosso modo, une fois passé le vigile (pas vraiment videur, vu que c’était très loin d’être plein), il y a un coin vestiaire à gauche, puis le bar qui est assez long. À droite, des tables (normales, hautes). Au fond de cette première salle, assez profonde, on tombe sur une grande salle divisée en deux par quelques colonnes : coin dansant, avec un DJ au fond côté gauche, un bar au fond dans l’angle à droite, des tables dans la partie droite. Et puis une espèce de sas/no man’s land qui permet d’accéder à un escalier qui débouche sur la salle avec le billard, et les toilettes. C’est vraiment très grand, je dirai qu’il y aurait de quoi mettre facilement 200-250 personnes. Déco bizarre : simili pierre, bas reliefs…

Au niveau du bar (je n’ai pas testé la nourriture, ayant squatté un dîner rue du Bac avant), c’est classique : cocktails à 8 euros, shots à 4 euros, pintes de bières à 6,5-7 euros. La Beamish Red n’est pas mal, les cocktails assez alcoolisés, mais mon Singapore Sling était archi sucré et manquait de fraicheur. Leur Flatliner est OK (classique quoi). Le Long Island Ice Tea un peu trop sombre (trop de coca cola), mais bien chargé en alcool, d’après ceux qui l’ont testé.
Noveau ambiance, heureusement que Gilles avait rameuté pas mal d’amis dont un certain nombre que je connaissais un peu, parce que c’était assez calme, voire désert. Le DJ passait de la musique de boîte standard, avec parfois quelques daubes, ça dansait un peu, mais sans plus. Les clients que je ne connaissais pas étaient en grande partie étrangers (des américains qui beuglaient), sans grand intérêt. Bref, le principal intérêt du Rula Bula, c’est que c’est grand, qu’il y a de la place, que les tarifs sont corrects (pour la bière, pas de surprise) et que c’est ouvert après 2 heures du matin. Je suis parti aux alentours de 4h.

Retour à pied, j’avais pourtant vu plein de taxis libres sur la rue Saint Antoine.

Dîner chez Pierre et Emilie

Samedi 13 janvier 2007

Dîner chez Emilie et Pierre, dans le XIe, juste à côté des Tables de la Fontaine, avec Christine, Denis, Pierre Olivier et Arnaud.

Le texto de Pierre précisait : "Rendez-vous à 20 h, les mains vides" : raté pour moi, à cause de voyageurs sur les voies de la ligne 4, trafic interrompu entre Châtelet et Montparnasse : j'avais déjà pris le métro 3 fois aujourd'hui, la RATP n'est vraiment pas fiable, je sors de la station de Saint-Germain, je descends le Boulevard, je cours pour attraper le 96 : il est plein et part quand j'arrive, ça m'énerve encore plus. Le 70 arrive quelques minutes après, OK, je le prends (mais je ne valide pas mon ticket, question de principe) et je descends à Chatelet, d'où je prends la ligne 11 jusqu'à République. Je n'avais pas les mains vides : un gros sac Bernardaud avec un boîte de quatre verres Burgundy, de Riedel (la Rolls des verres à vin, avec en gros un modèle de verre par vin). Seul Bernardaud (rue Royale) est référencé comme revendeur à Paris sur leur site, mais on trouve aussi des verres et carafes Riedel chez Lavinia (la super cave Boulevard de la Madeleine, 1500 m2, que l'on retrouve aussi à Madrid et Barcelone) et sans doute au Printemps de la Maison et Galerie Lafayette Maison.

J'arrive vers 20h35, Christine et Denis sont déjà arrivés et installés sur le canapé, Pierre-Olivier et Arnaud arriveront cinq minutes plus tard.

Apéritif : choux fleurs, carottes, sauce tsatziki, tomates cerises+mozarella, petits feuilletés saucisses, avec un vin blanc doux, Perrier. Bravo, j'avais demandé du léger, j'en ai eu. Et heureusement, parce qu'après le déjeuner à la Cave de l'Os à Moelle, je frolais l'overdose! En feuilletant le "corporate book" sur l'histoire d'Accenture, je découvre qu'ils ont eu, dans les années 90, un PDG/CEO Libanais (George Shaheen). Denis nous parle de sa passion pour l'humour scatologique explicite, de ses dernières aventures policières (tir au pistolet, rumeurs sur le nabot)…

Oeuf cocotte aux chanterelles et mâche pour commencer : bravo Pierre pour la durée de cuisson. L'oeuf était à point, le jaune encore liquide mais assez visqueux (au sens physique du terme). Un petit coup de moulin à poivre électrique Peugeot (je crois que c'est la gamme zephir).

Puis arrivent le saumon et les poireaux, le "petit" morceau n'était pas si petit que ça, cuit nature, avec un peu d'huile, bien joué, et un bon point pour les poireaux, légumes de saison.

Fromages : Saint Félicien, Comté, Morbier et un chèvre, dommage que j'ai déjà trop mangé, le Morbier était très intéressant, pourtant. 

Dessert : tiramisu individuels, en coupe ou grand verre. Le mien était bien équilibré et pas trop lourd.

Pour le Café, nous repassons côté salon. Un sondage sur un nu féminin réalisé par la grande tante de Pierre nous entraine sur un terrain glissant, et c'est parti sur Rothko (qui s'est suicidé pour échapper à son cancer), Soulages (toujours vivant), Klein (mort d'une crise cardiaque), Buren (toujours vivant)… Des goûts et des couleurs…

Seul point noir (il en faut bien un) : l'absence de tisanes digne de ce nom Laughing et les tentatives maladroites reTongue out de l'hôtesse de maison pour se rattraper (en même temps, chez moi il n'y a même pas de café, alors…).

Départ de Denis et Christine après le café, vers minuit vingt, je reste quelques dizaines de minutes de plus, et puis je rentre à pieds, avec mon iPod préfére : République, rue Saint Denis, Halles/Saint Eustache, Palais Royal, Pont du Carrousel.

Fin de soirée à l’Alimentation Générale

Samedi 6 janvier 2007

L'Alimentation Générale (ALG) : 64,rue Jean-Pierre Timbaud, 75011 Paris. Tél. : 01 43 55 42 50.
Site web de l'Alimentation générale.
Ouvre en seconde partie de semaine à partir de 17h. Le week end, ouvert jusqu'à 4 heures du matin.

Après avoir dîné aux Tables de la Fontaine, nous marchons deux minutes sur la rue Jean-Pierre Timbaud et arrivons devant l'Alimentation Générale. Il y a un peu de queue pour entrer, nous patientons. Vincent et Aude arrivent en taxi. Entrée en deux étapes : d'abord les filles, puis les garçons. Le processus d'admission n'est pas optimisé, il faut être patient. Entrée 5 euros (donne droit à une boisson à choisir parmi : 1/2 de bière, verre de punch ou de sangria). Je mets mon Ipod dans la poche de mon pantalon et laisse ma parka au vestiaire (1 euro par article). On se fait tamponner la main et on passe l'espèce de petit sas/entrée pour arriver dans la salle.

Décor fait de bric et de broc. Pas mal d'espace, plafond assez haut, mais très enfumé, attention à vos yeux, et à l'odeur qui imprègne habits et cheveux! Le verre de punch n'était pas mal du tout, presque trop chargé en alcool. "Vivi" (Virginie), nous rejoint un peu plus tard. Rémy (venu en voiture), et Aude et Vincent ne font pas long feu. Je reprends un verre (tarifs honnêtes : Vodka cranberry à 7 euros, les Mojitos sont à 8 euros). Niveau sonore progressif : assez fort au centre pour ceux qui veulent danser, plus tranquille autour et en face du bar, en entrant.

Je ne suis pas fan de la programmation musicale (très années 70 et 80, comme le look de pas mal de clients!), il y a eu un peu de Michael Jackson, mais le coeur n'y était pas. 

Bilan : une bonne adresse, mais je ne suis pas fan du DJ. Cela fait en tout cas du bien de changer un peu de quartier, de temps en temps. Sur le site du Fooding, ils en disent plutôt du bien, ce n'est effectivement pas mal. Je ne sais pas ce que donne le resto.

Pour ce qui est de l'ensemble de la soirée, je me suis bien amusé avec ce nouveau groupe (amis de Vanessa et Guillaume), donc bilan plus que positif!

Départ vers 3h, retour en voiture (merci Vivi), jusqu'au Carrefour de la Croix Rouge, puis le reste à pied.

Dîner aux Tables de la Fontaine

Vendredi 5 janvier 2007

 

 

Tables de la Fontaine

Les Tables de la Fontaine. 2 rue des Trois Bornes (donne aussi sur la rue Jean-Pierre Timbaud), 75011 Paris.Tél. : 01 43 57 26 00.

Réservation initialement faite pour 9 chez Astier, à 21h30. J'arrive chez Guillaume vers 21h23. Vanessa a fini de se préparer, mais Guillaume cherche une place pour sa voiture. Vers 21h50, Guillaume trouve enfin une place pour garer sa voiture rue du Four. Retrait d'argent rue de Rennes, puis taxi jusqu'au croisement Avenue de la République, rue Jean-Pierre Timbaud. Entre temps, changement de programme : Astier (choisi surtout parce qu'il était rue Jean Pierre-Timbaud) fait l'unanimité contre lui et le dîner est déplacé aux Tables de la Fontaine, juste à côté. Émilie, Olivia, Yann et Alex sont déjà installés et ont débuté les hostilités avec une bouteille de Brouilly 2005 et un blanc du Sud-Ouest. Rémy arrivera un peu plus tard. Je fais connaissance avec tout ce petit monde, les ayant vus (mais sans échange réel) une fois au N'importe Quoi, en automne.

Tout le monde est attablé (vers 22h30), on nous apporte la carte (menu entrée plat et dessert à 22,5 euros). Cuisine standard moderne : française avec des influences étrangères (tajines, carpaccios, un peu d'exotisme). Mes deux choix initiaux : les moules au curry pour commencer et le tartare de boeuf après n'étant pas disponibles, je me rabats sur le carpaccio de boeuf en entrée et le saumon aux papayes après.

Nous étions 8, donc deux groupes de quatre se sont assez naturellement formés, d'un côté, Guillaume et les 3 filles, de l'autre, les 4 autres garçons. De mon côté donc, discussions intéressantes en vrac sur les travaux, métiers de chacun, Alex m'a fait très plaisir en disant que les investissements de Robien n'avaient plus vraiment d'intérêt (sauf pour les vendeurs)… Mon carpaccio était standard. Le saumon et papaye plutôt copieux, bon mélange. Le pain n'était pas mal du tout.  

Au dessert, un soufflé au Cointreau,  présenté assez bizarrement : dans une grand assiette transparente, recouverte de cacao et sucre glace, il n'occupait qu'une toute petite place (5-6 cm de diamètre, dans un coin, j'aurai du le prendre en photo). Je n'avais plus très faim et il était bon, mais j'ai été assez surpris, et Yann aussi!

Un dernier verre (digestif) avant de partir, mais pas pour moi, puisqu'en 2007 je bois moins d'alcool. Guillaume en profite pour changer de place et nous raconter ses mésaventures de location de skis chez un escroc.

Vers minuit, les lumières ont été rallumées (signe qu'il faudra bientôt partir). 

Budget : 33 euros/personne. Correct : la nourriture est "artisanale", avec un certain manque de constance,  globalement, c'était plutôt bon. Par contre, les vins n'étaient pas extra, même pour ce prix on pourrait (et devrait) avoir mieux.

Suite et fin de la soirée dans un bar "dansant", un peu plus haut rue Jean-Pierre Timbaud : l'Alimentation Générale

Dîner au Chateaubriand

Mardi 20 juin 2006

note

Le Chateaubriand, 129 avenue Parmentier. 75011 Paris.
Tél : 01 43 57 45 95.

Suite aux très bonnes critiques du Figaroscope et du Fooding, je me devais d’aller tester le Chateaubriand, un bistrot gastro, cuisine d’auteur, avec plein de louanges pour le chef, le basque Inaki Aizpitarte (et pas Inaki Aziparte comme l’orthographie le Figaroscope!), et sa cuisine inventive, détonnante. Réservation pour 20 heures.

L’endroit. À deux minutes de la station de métro Goncourt, sur l’avenue Parmentier, Quand on voit le Chateaubriand de dehors, on se dit qu’on a bel et bien à faire à un bistrot classique, style milieu du XXe siècle. Arrivé à l’heure, puisque ma camarade de dîner est américaine, très ponctuelle et assez rigide sur ce point. Vingt heures et quelques minutes : il n’y a personne, si ce n’est les serveurs qui finissent de préparer le service du soir ou qui mangent un bout pour tenir la soirée. C’est assez grand (une cinquantaine de couverts, à la louche), à gauche,,quelques tables, puis le bar, le long du mur, puis à nouveau des tables, à droite, des tables, une espèce de cloison qui divise le restaurant en deux salles pas complètement séparées, des banquettes, au fond, la cuisine, avec les toilettes juste à côté. Cadre joliment rétro, miroirs, mobilier en bois brun, peu de fioritures. Quand ça se remplit, le niveau sonore devient élevé!

La cuisine. Ingrédients classiques, du foie gras, une bonne viande (agneau), un poisson comme il faut (cabillaud), un légume « old school », parfois oublié (topinambour), un mélange de tradition française revisitée par des influences cosmopolites (asiatique, notamment japonais), cela donne une très belle réussite. Une alternance de sophistication et de simplicité. Mon foie gras miso était somptueux. Le rouget + foie de volaille, salade de papaye verte, est une excellente trouvaille. Pour finir, rose, boule de lait caillé et lait ribot : ça ressemble au gulab jamun des restaurants indiens, en bien meilleur! J’ai aussi testé un autre dessert : chocolat noir et poivrons rouges, là aussi, déjà vu ailleurs, mais c’était très bien fait.

Le service. Sympa, mais assez nonchalant au début alors qu’il n’y avait personne, et vite débordé à partir de 21 heures quand ça s’est rempli. En fait nous avons pas mal patienté au début, puis entre les plats. Je comprends un peu qu’ils ne démarrent pas leurs fourneaux juste pour nous, avant 21 heures, mais dans ce cas, il faut dire aux gens de ne pas arriver aussi tôt! Malgré tout, ce n’était pas si désagréable.

Bilan. Le cadre n’a rien d’extraordinaire, mais on ne vient pas pour ça. La cuisine est très réussie, le service et l’enchainement un peu moins. Pour ~50 euros par personne : menu à avec entrée, plat et dessert à 36 euros (30 avec seulement entrée plat ou plat dessert) + une bouteille de Soif du Mal (Foulards Rouges) à 24 euros + une Evian, c’était bien. Sauf l’attente, peut être due au fait que nous sommes arrivés « trop tôt »?

Sur CityVox.