Archive pour la catégorie ‘Goncourt’

Dîner à l’Urbane

Jeudi 8 mars 2007

Urbane. Bistrot.
12, rue Arthur-Groussier 75010 Paris.
Tél. : 01 42 40 74 75.

Urbane, 12 rue Arthur Groussier 75010 Paris Avant : la première fois que j’ai entendu parler d’Urbane, c’était sur le blog d’Adrian Moore (pas mal de photos, voir aussi sa critique sur le site gogoparis), qui avait un avis plutôt partagé : il a mentionné un fort potentiel, mais aussi le fait qu’ils étaient encore au rodage et cherchaient leurs marques et a conclu par un « à suivre ». D’après le Figaroscope de cette semaine, l’équipe semble avoir progressé : Emmanuel Rubin décrit l’Urbane comme un beau (bobo) mélange frenglish (Audrey, irlandaise, en salle, et le chef, Olivier, français), ludique, cool, avec un bon rapport qualité-prix (2 coeurs). Bonnes critiques sur Restoaparis aussi.
Ayant prévu de se faire un resto avec Aurélie ce jeudi soir, nous tombons d’accord sur l’Urbane et je réserve à 21h.

Intro : après un petit égarement (nous sommes sortis du mauvais côté et nous sommes dirigés vers le Chateaubriand, avant de rebrousser chemin. Avec un petit quart d’heure de retard, nous entrons dans l’Urbane. Une salle de taille moyenne (une quarantaine de couverts : à gauche, banquette + 5-6 tables sur la longueur, à droite, une petite cloison basse (au niveau de la taille) et le gros des tables. La banquette de gauche passée, on tombe sur la table du DJ (qui mixe sur PC et vinyl), puis une deuxième salle, plus petite, autour d’un bar (derrière lequel une porte à hublot donne sur la cuisine), quelques couverts de plus. C’est très blanc, les tables et les chaises sont en bois style naturel, « classique bistrot ». Le mur de gauche est décoré de trois grandes photos accrochées, alors qu’en face, à droite, il y a juste un grand miroir et du blanc. Le bar est un peu plus décoré, avec une lampe motif géante à l’arrière…

Début : assez vite, l’hôtesse des lieux (irlandaise donc) nous apporte les cartes puis du pain, de l’eau et un petit amuse bouche formé de trois petits morceaux de filet thon rouge Le soir, entrée plat ou plat dessert pour 24 €, entrée plat dessert pour 29 €. À l’unité, si mes souvenirs sont bons, c’est environ 8-8,5€ l’entrée à choisir entre des langoustines, des queues de gambas, des ravioles d’artichaud ou un foie gras (supplément 1,5€). Les plats (~16€ à la carte), sont également tentants : Saint Jacques, Thon, Souris d’agneau ou magret de canard rôti. Bien sur, il y a plus de détails, notamment sur les accompagnements de chaque plat mais je n’ai pas tout appris par coeur. Faites moi confiance, en lisant la carte vous ne saurez pas quoi choisir, c’est très alléchant. Aurélie choisit de commencer par les langoustines, puis saint jacques. Queues de gambas et thon rosé aller retour pour moi. Une bouteille de Chardonnay (18€) pour ne pas s’empoisonner à l’eau du Canal Saint Martin. Les autres bouteilles de vin sont autour de 20€ aussi.

Suite : le pain est bon, mais bizarrement j’en ai mangé très peu (même pas deux morceaux). Les entrées arrivent sur des assiettes rectangulaires. Joli effort de présentation, c’est joliment réussi. Les langoustines arrivent dans un plat à bouchées vapeur chinoises. Les queues de gambas (pas que des queues, ouf) arrivent par trois, avec un peu de verdure : beau et bon. Très bon début. Nous gardons les couverts. Peu après, les plats arrivent. La purée de Spuds (pommes de terre) qui accompagne le thon est un régal. Le thon est très bon aussi! Le riz au safran vert qui va avec les Saint Jacques (très bien au niveau texture et goût) permet également d’avoir un très bon plat. Les images ci-dessous (« volées » à Adrian Moore, bien plus doué que moi pour les photos) sont sans doute plus explicites. Et bien c’est aussi bon que ça en a l’air.

Fin : petite déception, le Sabayon est remplacé par une pannacota aux fruits rouges + gâteau chocolat, c’est ce que prend Aurélie : l’experte, d’habitude très difficile pour les desserts italiens, est conquise. Moi je teste les blinis de sarrasin+compote confiture : délicieusement régressif avec les doigts (qui collent un peu à la fin). Un café pour finir cette soirée très agréable, à la fois pour la compagnie et pour ce que nous avons mangé. Retour à pied jusqu’aux 6e et 7e.

Bilan : très bien, endroit pas facile à trouver, pas plein, avec une clientèle surtout du quartier, cadre simple, effectivement très détendu. Dans l’assiette c’est assez recherché (goûts et déco) et c’est réussi et bon. Les quantités sont comme il faut. Service gentil, efficace, pas de problème à ce niveau là. Et pour ne rien gâcher, c’est effectivement d’un bon rapport qualité prix (~40€/pers). Pourvu que ça dure!
À savoir : brunch à 16 euros le dimanche.

Saint JAcques, image prise du site http://adrianmoore.blogspot.com Thon aller retour, image prise de http://adrianmoore.blogspot.com

Dîner au Chateaubriand

Mardi 20 juin 2006

note

Le Chateaubriand, 129 avenue Parmentier. 75011 Paris.
Tél : 01 43 57 45 95.

Suite aux très bonnes critiques du Figaroscope et du Fooding, je me devais d’aller tester le Chateaubriand, un bistrot gastro, cuisine d’auteur, avec plein de louanges pour le chef, le basque Inaki Aizpitarte (et pas Inaki Aziparte comme l’orthographie le Figaroscope!), et sa cuisine inventive, détonnante. Réservation pour 20 heures.

L’endroit. À deux minutes de la station de métro Goncourt, sur l’avenue Parmentier, Quand on voit le Chateaubriand de dehors, on se dit qu’on a bel et bien à faire à un bistrot classique, style milieu du XXe siècle. Arrivé à l’heure, puisque ma camarade de dîner est américaine, très ponctuelle et assez rigide sur ce point. Vingt heures et quelques minutes : il n’y a personne, si ce n’est les serveurs qui finissent de préparer le service du soir ou qui mangent un bout pour tenir la soirée. C’est assez grand (une cinquantaine de couverts, à la louche), à gauche,,quelques tables, puis le bar, le long du mur, puis à nouveau des tables, à droite, des tables, une espèce de cloison qui divise le restaurant en deux salles pas complètement séparées, des banquettes, au fond, la cuisine, avec les toilettes juste à côté. Cadre joliment rétro, miroirs, mobilier en bois brun, peu de fioritures. Quand ça se remplit, le niveau sonore devient élevé!

La cuisine. Ingrédients classiques, du foie gras, une bonne viande (agneau), un poisson comme il faut (cabillaud), un légume « old school », parfois oublié (topinambour), un mélange de tradition française revisitée par des influences cosmopolites (asiatique, notamment japonais), cela donne une très belle réussite. Une alternance de sophistication et de simplicité. Mon foie gras miso était somptueux. Le rouget + foie de volaille, salade de papaye verte, est une excellente trouvaille. Pour finir, rose, boule de lait caillé et lait ribot : ça ressemble au gulab jamun des restaurants indiens, en bien meilleur! J’ai aussi testé un autre dessert : chocolat noir et poivrons rouges, là aussi, déjà vu ailleurs, mais c’était très bien fait.

Le service. Sympa, mais assez nonchalant au début alors qu’il n’y avait personne, et vite débordé à partir de 21 heures quand ça s’est rempli. En fait nous avons pas mal patienté au début, puis entre les plats. Je comprends un peu qu’ils ne démarrent pas leurs fourneaux juste pour nous, avant 21 heures, mais dans ce cas, il faut dire aux gens de ne pas arriver aussi tôt! Malgré tout, ce n’était pas si désagréable.

Bilan. Le cadre n’a rien d’extraordinaire, mais on ne vient pas pour ça. La cuisine est très réussie, le service et l’enchainement un peu moins. Pour ~50 euros par personne : menu à avec entrée, plat et dessert à 36 euros (30 avec seulement entrée plat ou plat dessert) + une bouteille de Soif du Mal (Foulards Rouges) à 24 euros + une Evian, c’était bien. Sauf l’attente, peut être due au fait que nous sommes arrivés « trop tôt »?

Sur CityVox.