Archive pour la catégorie ‘Montparnasse-Bienvenüe’

Déjeuner royal à l’Opportun

Samedi 5 mai 2007

L’Opportun. Bistro-restaurant Lyonnais.
« Beaujolothérapie ».
62 Boulevard Edgar Quinet, 75014 Paris.
Tél. : 01 43 20 26 89.

À la recherche d’un restaurant de viandes pour déjeuner avec Céline samedi, nous sommes allés à l’Opportun. Conseillée par Cercle Finance, décrite dans Bestrestaurant, sur CityVox, cette adresse, pourtant connue, m’avait échappé, jusqu’à ce que je tombe sur la critique du Lebey (je vais peut être le prendre au pied de la lettre et lui écrire pour le remercier!). J’aurai du lire le Fooding : ils préviennent que c’est gargantuesque. Pas facile de trouver une bonne adresse le samedi à midi. J’ai pensé au Boeuf couronné, mais le XIXe, un samedi, à midi, c’est un peu loin quand même!

Réservation pour deux à 13 heures. Pas complètement remis du Café Noir, je parviens à être prêt un peu après 12h45, je retrouve Céline rue du Bac, le bus 94 semble nous attendre, hop. Descendus à l’avant dernier arrêt, place du 18 juin 1940, nous traversons le centre commercial et les Galeries Lafayette, arrivons sur Edgar Quinet, et hop, entrons à l’Opportun. De dehors, comme de dedans, ça ne paie pas de mine : la déco est très bistro, voire inexistante et un peu vieille et moche. Céline a eu quelques doutes, moi aussi du coup… Cela ne dure pas trop longtemps. Notre sympathique serveur à l’accent chantant et chaleureux du Sud-Ouest nous apporte les cartes. Très bouchon lyonnais donc, pas léger du tout. Pot de beaujolais (10€), carafe d’eau.Je prends une assiette de charcuteries beaujolaises (14€, saucisson, rosette, pâté et terrine), ça commence bien. Le pain (poilâne ou baguette à l’ancienne) est très bon aussi. Ouf, le Lebey ne s’est pas payé ma tête.
L’entrée terminée, nous avons déjà moins faim. Il n’est pourtant pas question de faiblir, les choses sérieuses ne font que commencer. L’assiette débarassée, nos armes arrivent : couteau de compétition et fourchettes, ainsi que trois petits pots de moutarde (classique, à l’ancienne et piment d’espelette, au moût de raisin) + du sel.

La côte de boeuf (1,2kg, pour 2, 76€) arrive, directement servie dans nos assiettes : elle est monstrueuse (cf. les photos)! C’est extra, mais elle n’est pas pour deux, elle est plutôt pour 3 ou 4! Et pour ne rien gâcher, elle est très très bonne.

La bataille fut rude, mais j’ai vaincu (cf. mon assiette après). Bizarrement, contrairement à plein de fois où je me suis forcé à terminer, c’est venu assez naturellement, et même si j’étais conscient que c’était beaucoup trop, c’est avec un vrai plaisir que j’ai terminé ma viande. Céline en a laissé un peu, ce qui lui a valu une gentille remarque du serveur : « vous faites un marathon et vous vous arrêtez à 200 mètres de la ligne d’arrivée ».

Pour finir, nous avons partagé un baba au rhum (avec du rhum 7 ans Havana Club, 8,40€), encore un petit monstre :

Classique, bon, réussi et très généreux, ce dessert, à l’image de notre repas, nous a fait terminer en beauté.

Un peu moins de 120€ (pourboire compris), pour un tel repas, c’est bueno! Tout était bien, sauf la déco, mais on s’en fout de la déco, ça sert juste à compenser ou masquer les faiblesses du reste.

Les Chiens ne font pas des chats

Vendredi 27 avril 2007

Je fais dans le politiquement correct, je suis un faux cul, je n’ai même pas eu le courage de dire que j’allais voter pour le nabot dans 8 jours. Et bien je vous parlerai de la même façon de la soirée « Prestige » organisée par les élèves de mon ancienne école d’ingénieurs (slip et élec). L’intention était bonne, ça, on ne peut pas le nier. L’idée aussi : faire ça en haut de la tour Montparnasse, il manquait juste Eric et Ramzy…

En gros, il y a eu open bar champ’ jusqu’à 11h35, puis après c’était vodka dégueu. Les gens étaient passionnants, la nourriture étrange, parfois bonne, parfois pas. Le buffet fromage, ouvert dès le début, était définitivement le must et l’arbitrage de la soirée, un lieu à ne pas manquer, si vous avez manqué tout le reste. La musique était horrible, non seulement elle a réussi à faire partir les vieux (ceux qui puent de la gueule, il n’y en avait pas tant que ça d’ailleurs, dommage), mais moi aussi, ça m’a fait fuire.

Avec mon tact habituel, au moment où un vieux débris faisait son discours (et où on n’entendait rien), je me suis incrusté près d’un ancien qui avait l’air de s’ennuyer et j’ai commencé à descendre le vieux et son entreprise (ie le groupe qui m’a employé de décembre à mars, et qui me doit pas loin de 100€, et même plus encore, vous savez, les loosers avec un nom de philosophe et mathématicien grec, mais qui est en fait phénicien). Man que de bol, quand le vieux (inaudible) a terminé son speech, c’est à mon interlocuteur qu’il est venu parler en premier. Bien joué boy!

J’ai fait un petit effort, mais la musique était trop merdique. Après un taxi qui méritait l’euthanasie, je trouve quelqu’un d’honnête, pour m’amener chez moi, me laisser me changer et m’emmener au Rex.