Archive pour la catégorie ‘Pigalle’

Dîner à la Pizetta

Vendredi 18 mai 2007

La Pizzetta, restaurant italien, pizza, pasta…
22 avenue Trudaine, 75009 Paris.
Tél. : 01 48 75 14 08. Site Web.

La Figaroscope, a découvert la Pizetta début 2006, cette semaine, ils parlent de la Salumeria, située à quelques pas, et ouverte par la même équipe. Pour ma part, c’est leur classement sur les meilleurs pizzas à Paris, où la Pizzetta a fini en tête, avec 9/10, qui m’a donné envie de tester cet endroit, qui ne figurait pas aux Hots d’or des Food Geeks.

L‘Express a mis la Pizzetta dans ses 20 coups de coeurs 2006. Bel article (quoique un peu verbeux) du Monde fin 2006 : il y a hélas de moins en moins de fours à bois à Paris. La Pizzetta étant assez récente, ils se débrouillent très bien avec un four électrique (Gayot). Et c’est, à mon avis, moins cancérigène. Le Fooding en fait une critique assez descriptive, je les ai connus plus incisifs. Le “blog culturel” en parle aussi : il est gentil, il nous (vous) souhaite plein de choses. Avis plutôt positifs sur Mmmm, commentaires plus mélangés sur CityVox.

Il fallait que je me fasse ma propre opinion et que je continue ma quête des bonnes adresses pour les pizzas.

Réservation à 21h30, pour 4 personnes, un vendredi soir : accent très italien à l’autre bout du fil.

Après un verre pris en guise d’apéro au No Stress Café, Anne, Fabien, Nathanael et moi arrivons à la Pizzetta vers 21h40. Pas mal de monde, serveuses débordées. Je patiente un peu, gentiment, poliment, près du comptoir, le temps qu’on s’occupe de moi. L’intérieur fait très net, récent, en bon état, un peu trendy.

Fight for your right (to get your table)

La serveuse (black) à qui j’ai essayé de parler m’a royalement ignoré la première fois, mais elle m’avait entendu, et lors de son passage suivant, m’a dit qu’elle allait s’intéresser à mon cas. Encore quelques minutes d’attente, un autre groupe de quatre arrive, un nabot, au look très rital, arrive aussi, avec sa femme/copine, fait la bise au serveur latin… Je sens qu’il va falloir se battre si je ne veux pas me faire passer devant. Fini d’observer, à l’attaque :

-”bonsoir, j’ai réservé pour 4, 21h30,
-à l’inntérieur ou à l’estérieur?
-là où il y a de la place…”

Et puis là , il a eu l’air de dire OK, mais rien de plus… Une table pour quatre étant disponible à l’extérieur, ou plus exactement sur le bout de rue qu’ils ont annexé, j’investis la place et fait signe aux trois autres de venir pour s’installer. Victoire! Nous ne serons hélas pas au bout de nos peines. Les quatre autres, pistonnés mais installés dehors (vraiment dehors pour le coup, puisqu’ils n’avaient rien au dessus de leurs têtes), ont eu leur table prête avant la nôtre : serveuse black pour eux, alors que nous avons eu droit à une serveuse châtain, alternant joliment italien et français…

La carte est intéressante et assez design (choix des polices, papier), contrairement à beaucoup de pizzerias où la carte est moche. Ils soignent le fond et la forme, ça change, c’est presque classe! Après un peu d’attente (serveuse gentille mais débordée), nous commandons. Calamars sautés courgettes et palourdes (12,50€) pour Nath, pour commencer, brochette de légumes, mozzarella, basilic (11,50€) pour moi. Anne et Fabien sautent les entrées et passent directement aux pizzas : Parma pour Anne (14€, avec des figues caramélisées), Coppa (13,50€, avec artichaud et roquette) pour Fabien. Bresaola (12,50€, roquette, parmesan) pour Nath, Rosso farine complète (12,50€, avec du tallegio et de la salade-rouge- de Trévise) pour moi. Une bouteille de Sangiovese (22€) et une carafe d’eau. Rien à dire, ce n’est pas une pizzeria standard, ça invente, ça innove! Petite attente, et puis le vin et l’eau arrive. Je goûte le vin : pas mal du tout.

Les entrées arrivent après une grosse dizaine de minutes, avec du pain (plus très frais, mais OK), très vite suivies des pizzas de ceux qui ne prenaient pas d’entrée.

Entrées : Joliment présentées, dans de grandes assiettes blanches (ça ne se voit pas sur les photos, prises après qu’elles aient été sérieusement entamées). Ma brochette de légues, mozza, pistou, change des classiques tomates mozarella : brocoli, champignon, tomate, poivron ; un mélange réussi, et bon! Les calamars avaient une bonne tête.

Joli look pour les pizzas d’Anne et Fabien aussi.

Nos entrées sont débarassées un peu après que nous les ayons terminées (et vraiment terminée pour la mienne, j’ai liquidé toute la sauce avec du pain, fait des tests pour comparer les trois huiles d’olives : résultat les trois sont très bonnes et je ne m’y connais pas assez pour dire objectivement s’il y en a une meilleure que les autres). Attendons nos pizzas, ça promet d’être très bien…

Pizzas : Anne et Fabien ont terminé leur pizzas depuis quelques minutes quand les deux autres pizzas arrivent (était-ce volontaire, ou encore du mauvais timing? je leur laisse le bénéfice du doute, mais je soupçonne un débordement au four). L’attente valait le coup : ma pizza est effectivement extra de chez extra : pâte fine avec un bon goût, bon fromage, et la salade rouge, fraiche, légèrement sucrée, est une excellente idée! Meilleure que ma Calzone du Bistrot Napolitain, mais il faut dire que je ne compare pas la même chose… Niveau quantité, c’est assez copieux! Niveau qualité, c’est top : personne n’a rien laissé. Souvent, les gens ne mangent pas le bord, parce que la pâte est trop épaisse et sans grand intérêt : ici ce n’est pas le cas. On mangerait presque l’assiette.

Dessert : Pour finir, fraises au sabayon (7,50€) pour Fabien, tiramisu au Marsala (6,50€) pour moi. Jolie présentation, à nouveau! Les fraises étaient bien. Le tiramisu, pas mal, mais pas extraordinaire.

Bilan : à part l’attente et le mauvais timing (compensés par la serveuse), c’était globalement très bien et très bon.

Budgets : ~20 euros pour une pizza et du vin, ~27-28 euros pour une pizza, un dessert et du vin, ~32 € pour une entrée, une pizza et du vin, et ~37-38 euros pour entrée, pizza, dessert et du vin.

Pierre-Olivier et Arnaud, chez qui je suis passé sur le chemin du retour, m’ont dit beaucoup de bien de Da Carmine (CityVox, les Restos, Blog Culturel), où les pizzas seraient encore meilleures, mais le timing et le service pas terribles du tout…

Soirée Revenge (=catastrophe?) chez Moune

Vendredi 30 mars 2007

Chez Moune. Cabaret féminin.
54 rue Jean-Baptiste Pigalle, 75 009 Paris.

Soirée Revenge #2.

Depuis le temps que je lisais les bons plans de Vodka Coca, mais que je ne pouvais pas y aller, faute de temps, pour incompatibilité d’agenda ou parce que je n’arrivais à motiver personne pour y aller et me rabattais sur du terrain connu, je suis un peu déçu. Mercredi soir, Fujiya et Miyagi au Triptyque : annulé (c’est pas la faute de Vodka Coca, et le fait de le savoir quelques heures avant m’a permis de rebondir et de trouver un autre plan).

Ce soir, abandonant le ciné au Showcase pour prendre un verre au NIQ avec David et Sylvain, j’étais plein d’espoir. Nous sommes allés chez David à Vincennes pour qu’il se change et pour nous chauffer un peu plus : Vodka Redbull. Savez-vous comment s’appelle le chat de David? Cocaïne, amusant non?

Puis après un passage à la station service carrefour pour faire le plein et un peu de périph, nous nous garons rue de Douai et marchons vers chez Moune. Devant, il n’y a personne. Le videur demande si nous sommes sur la liste. “OUI” lui dis-je. nous descendons un escalier passons une porte et puis finalement il n’y avait pas d’autre contrôle. À gauche, le bar, au bout du bar, côté salle, deux DJettes (ou plutôt selectors, avec Amandine aux commandes), sans doutes les plus jolies filles de la soirée ont l’air de beaucoup s’amuser à passer de la musique que j’aime bien, mais sur laquelle j’aurai eu du mal à danser en temps normal : TTC, Yelle, Chemical Brothers, bon il y avait aussi House of Pain et quelques classiques, en fait c’était bon comme choix,, mais les enchainements étaient soit inexistants soit juste incohérents. Enfin, nous avons bien rigolé tous les 3, mais nous étions parmi les rares personnes à bouger!

Au niveau de la salle, donc, à gauche le bar, à droite piste de danse (faite de morceaux de métal brossé, c’est assez réussi) avec des tables et banquettes sur les côtés. La déco est effectivement très rococo, rouge… Il y a une tenture au fond de la salle “danse”, qui débouche sur des tables. Surprenant! J’offre un peu de champagne à une autre “victime” de Vodka Coca. Au bout d’un moment, le champagne est terminé, et Amandne a laissé sa place à un DJ beaucoup moins intéressant à regarder, qui en plus passe de la musique pas terrible. Nous y serons restés de 1h à 3h, c’était surprenant et amusant, parce que nous étions de bonne humeur, mais je pense que quelqu’un de plus sobre aurait dit : merdique, chiant, à éviter! Nous avons bien rigolé, c’est l’essentiel.

Cabaret lesbien, référencé sur CityVox, ouvert aux trans-sexuels, leur spécialité serait de proposer des spectacles, depuis 1936. Cela explique donc pourquoi tout le personnel est féminin, souvent d’un âge assez avancé. On pourrait croire que ce sont des hôtesses, mais en fait non! S’il avait été plus au centre de Paris, je l’aurais mis dans mon article “endroits louches“, mais à Pigalle, ça n’a rien d’exceptionnel, c’est même ennuyeusement banal!

Tarifs type : 10 € la bouteille d’Heineken, 120€ la bouteille de Champagne. C’est quand même cher pour ce que c’était!