Archive pour la catégorie ‘Français’

Meilleurs Steaks Frites, classement du Figaroscope

Dimanche 20 mai 2007

Le Figaroscope du 16 mai donne un intéressant classement sur les meilleurs steak frites de Paris [pdf]. Il complète très bien ma petite liste sur les restaurants de viandes.
Quatre critères : accueil, viande (tendreté, cuisson, générosité), frites, rapport qualité/prix, notés à chaque fois entre 0 et 5 (1 et 4,5 en fait), dont la somme fait un score total, sur 20. En tête, Le Voltaire (27, quai Voltaire, 75 007), avec un filet à 44 € et une note de 16/20. Arrivent deuxième ex aeqo, avec exactement les mêmes notes 15/20, le Severo (8 rue des Plantes, 75014 et le Bis?) et l’Unico (15 rue Paul Bert, 75011). Le Bistro Paul Bert, chez Georges, Les Gourmets des Ternes, avec 14,5, sont en quatrième place. Et ça continue jusqu’à la 25e place, le plus mauvais (de loin) étant le Buffalo Grill.

La Bourse ou la Vie, avec les deux Patrice, est bien placé : en 7e position. Devèz est 18e, ce qui l’Hippopotamus (20e) est mieux classé que le Louchebem (23e). L’Opportun est en 22e position.

La principale critique sur ce classement, c’est que ce sont des morceaux de boeuf différents. En principe, le filet est meilleur que le faux filet ou contre filet, comparer un onglet et une entrecôte, c’est un peu comme si on vous disait que votre nombril et votre cage thoracique, c’était la même chose (géographie du boeuf ici)… Pourquoi ne pas avoir fait ça de façon plus subtile, par catégorie de morceaux. Dans certains restaurants, on trouve plusieurs morceaux, lesquels ont-ils choisis? Pourquoi? Mystère…

Dîner au Baribal

Jeudi 17 mai 2007

Le Baribal, bar/resto.
186 rue de Vaugirard, 75015 Paris.
Tél. : 01 47 34 15 32.

Décrit comme authentique sur Voozici, c’est une article paru dans le Monde, sur la grandeur des petites tables, qui a fait entrer le Baribal dans ma “wish list”. Les commentaires positifs sur CityVox et Mmmm m’ont poussé à faire confiance à cette nouvelle source d’infos (pour changer un peu des Lebey, Fooding et Figaroscope…).Réservation à 21h pour 6, pour une soirée anciens du D3 (voir ce site si vous voulez, mais nous nous étions au dernier étage, et nous étions la terreur de la rez), avec Julien V et Marie (seule pièce rapportée), Nicolas, Guillaume, Julien S et moi.Arrivé vers 21h07 en vélo, après un bref passage rue du Faubourg Montmartre, chez Guillaume et Géraldine, où j’ai aussi vu Marc(o) et Sophie, ils attendent tous au bar, une bière (~3-4€) à la main, sauf Guillaume, qui arrive un peu après moi. Notre table se libère vers 21h20 et nous nous y installons.

Tout au long du repas, le service sera débordé, long, pour avoir quelque chose, c’est simple : soit être patient et ne rien, donc ne rien espérer, soit faire des signes explicites et attirer l’attention du serveur, pendant quelques instants. En tout cas, chaque fois que nous l’avons sollicité, il a été à la hauteur. Pas mal d’attente pour les entrées, les plats et les desserts : la preuve que c’est fait minute et pas préparé à l’avance?

Potage de légumes (4,5€) puis bar (~14-15€) pour Marie, harengs à l’huile (4,5€) puis filet de thon (~13-15€) pour Nicolas, oeuf mayonnaise (4,5€) et confit de canard (~13€) pour Julien S, assiette de crudités (4,5€) et magret de canard pour Julien V (~14€), oeuf mayo et andouillette (~12-13€) pour Guillaume, céleri rémoulade (4,5€) et côte de boeuf (désossée, 19€) pour moi. Avec une bouteille que j’ai choisie mais dont je ne me rapelle plus l’origine (26€, ce n’est pas un Saint Amour, à 24€) pour commencer puis une Côte de Bourg (~19€).

L’attente n’a été vraiment désagréable qu’au moment des plats, quand les poissons sont arrivés 5-7 minutes après les viandes. Sinon, ça tombait bien, c’était une soirée retrouvailles, nous avions plein de choses à nous dire… En gros, Nicolas a eu une phrase qui résume bien la situation et dont l’esprit est : “c’est à peu près comme à la cantine, Ok, j’ai une bonne cantine, ce n’est pas beaucoup mieux ici…” Efectivement, dans l’article du Monde, ils parlaient de manger comme à la maison, pour moi ça veut dire très bien manger, parce que ma mère est excellente cuisinière, mais pour la moyenne, ça doit vouloir dire des plats traditionnels, classiques, sans surprise, pas mal faits, mais pas extraordinaires… Céléri rémoulade (1ère photo), en quantité, plutôt bon, oeuf mayo (2e photo, floue), généreux, mais ça reste un oeuf avec de la mayonnaise, des ingrédients bruts légèrement préparés. Les betteraves de la salade de crudités étaient très bonnes.

Côte de boeuf : bonne, plus que copieuse pour le soir, mais les frites et les haricots, pas mauvais, sont industriels et pas extra. Heureusement qu’il y avait une bonne béarnaise pour noyer tout ça!Confit, avec des pommes de terres à la sarladaise, andouillette, avec les mêmes tristes frites et haricots… Pas de mauvaise surprise, tout le monde a fini son assiette. Simple et facile, mais bon.

Petit passage par les toilettes : récentes et en bon état, presqu’un anachronisme avec la déco classique de ce bistrot. Mais des anachronismes dans ce sens, on en voudrait plus!

Pour finir, tarte tatin (~5,5€), crème fraiche épaisse pour Julien V, une pour moi aussi, tarte au citron meriguée (4-5€) pour Guillaume.

Bilan : un peu moins de 30€ par personne, nous sommes sortis un peu après minuit. Ils ne prenne nt pas les chèques, en principe, mais ils ont fait un effort. C’était plein, essentiellement des gens du quartier, si je crois les critiques. Effectivement, ce restaurant n’est pas mal du tout, un peu long, mais pas trop désagréable… Cependant, pas la peine de venir de très loin : il y a aussi bien ou mieux un peu partout.

Maison Faucheux

Mercredi 16 mai 2007

Maison Faucheux traiteur-sandwiches, à emporter
3 rue du Commandant Rivière, 75008 Paris.
Tél. : 01 43 59 37 34.

Découvert grâce au Fooding (merci), j’y suis allé deux fois cette semaine. Amusant : ils n’ont même pas répondu à CityVox. Entre midi et deux heures, il y a un peu de queue, attendre à droite pour les sandwiches (3,50€) et salades (1,20€/100g) sur mesure, à choisir parmi pas mal de possibilités : jambons, fromages, salades, légumes, pâtes, rosbif… Aller directement voir le personnage haut en couleurs pour un plat (5,50€). C’est amusant, avec l’ambiance qui règne, ça fait une belle coupure avec le 8e arrondissement, bien trop lisse et sage.

Lundi, j’ai testé le boudin noir aux pommes + une banane, pour 6,50€ : pas mal du tout, simple, mais bien fait. Mercredi, je me suis fait faire un beurre jambon fromage coleslaw + un brownie, pour 5-6€. Très bon sandwich, même si le pain n’a rien de spécial. Le brownie n’a pas grand intérêt, sauf, peut-être, à suivre les conseils du chef à la caisse, le couper en petits bouts et les tremper dans la crème au chocolat…

Ce n’est certes pas le Pérou, mais, à la Maison Faucheux, ils ne partent pas en vacances à Malte (ie. ils ne se foutent pas de votre gueule), c’est nettement meilleur et un peu moins cher que les deux essais à la Gerbe d’or (8 rue de Ponthieu, en face du Bert’s).

Il n’a pas fait très beau cette semaine, donc j’ai mangé devant mon PC. J’espère profiter bientôt de la belle terrasse au 6e étage.

Verres et dessert au Beau Vin

Mardi 15 mai 2007

Le Beau Vin, bistrot à vins,
7, rue des Prouvaires, 75001 Paris.
Tél. : 01 45 08 04 10.

Le Figaroscope lui avait mis un coeur, je l’avais testé fin mars 2006, un vendredi soir où il n’y avait plus de place au Louchebem. 3 étoiles (sur 5) dans CityVox :Bon bistrot
Chez Elle (Cécile) a laissé la place au Beau Vin. Pour un vendredi soir, c’était pas mal : il y avait de la place pour 6 peu après 21h, sans réservation. Accueil plutôt pas mal donc. Serveuse jeune, avec un bon sens marchand (on conseille de prendre des entrées, parce que les plats prennent du temps). Devant notre détermination, elle a fini par céder et nous a même offert un peu de saucisson pour accompagner notre vin, pour patienter. Plats entre 15 et 32 euros, l’entrecôte est copieuse, les gambas aussi. Noix de St Jacques à la Provençale : bonnes (quoique je trouve que à la Provençale ça gache un peu) et portion OK si vous êtes au régime, ce qui tombait bien. Bon choix de vins (20 –> plus de 80 eur). Les desserts ne sont pas mal non plus (6-7 eur / le dessert). Séance de ciné ratée, mais pas trop de regrets, c’était bien, peut être un peu surfacturé (30 eur par personne à 6 avec 2 bouteilles de Graves, une grande San Pé, un plat chacun, 3 desserts et 2 cafés). Pour une solution de repli, ça allait largement.”

Après la petite promenade pour digérer le Falafel, et en route vers le Niq, Jo(nathan), serveur au Beau Vin et habitué du Niq, à 1 minute, nous hèle, nous offre des verres de vin, et puis, n’ayant pas fait mon deuil de dessert, je prends un gratin de fraises (7€). Laurent (flair bartender au Niq) et John Michael (Jean-Michel?) passent, sur leur trajet vers le Quick. Sylvain arrive à peu près au moment de partir.

Merci Jo, pour les verres. Le gratin était bon, même si je me suis brulé un doigt avec l’assiette super chaude.

Drinks et salade à la Place Verte

Lundi 14 mai 2007

Café Place Verte
105, rue Oberkampf, 75011 Paris.
Tél. : 01 43 7 34 10.

Ouvert il y a quelques temps par les propriétaires du Café Charbon et du Nouveau Casino, le Café Place Verte recueille de bonnes critiques sur CityVox : assez grand, trendy, personnel sympa, et souvent plein. Il remplace avantageusement le vieux café Cimes, le CUBI et l’éphémère Wash Bar qui a déménagé.

Lundi soir, après le foot, je retrouve Nicolas (l’américain, de passage à Paris), Arnaud et Pierre-Olivier,  au Café Place Verte, dont Edwyn, un ami de Nicolas, du Lycée du Parc Impérial, est manager. Retrouvailles donc, autour de bières (~3-4€ le demi), de Perrier (4€) de Heineken en bouteille (5€), de Mojito (7,5€), Caïpirinha (7,5€ aussi). Ayant tous une petite faim, sauf Nicolas qui a déjà mangé avec sa grand-mère qui le sur alimente, les deux colocs de chocs prennent un Cheeseburger chacun (13€), alors que je me sers une assiette à leur salad-bar, plutôt joli, à dominante méditerranéene : poivrons, tapenade, piperade, hommous, champignons à la grecque, pâtes, tomates cerises, oignons confits… À 2€ les 100g, ce n’est pas très cher, j’en ai eu pour 11,90€. Bon, simple, frais, plutôt sain et en plus ça cale.

Lundi soir, ce n’est évidemment pas plein, il y avait pas mal de place. Bon service (serveuse, avec un léger accent + Edwyn), et nos voisins n’ont pas été moins bien traités que nous. La déco est très fluo lounge couleurs flashy, murs décorés, cubes… À essayer une autre fois.

Déjeuner bof au Marbeuf

Lundi 14 mai 2007

Tabac Marbeuf
30 rue Marbeuf, 75 008 Paris.
Tél. : 01 43 59 09 07.

Ayant rendez-vous au croisement Avenue des Champs Elysées, rue La Boétie avec Arnaud et Nicolas, à 12h45, et n’ayant pas trop d’idée, nous décidons d’aller manger au Marbeuf, conseillé, la veille par Pierre-Olivier. Nous trouvons une table pour 3 (en fait 4), sans problème ou presque : c’est un putain de tabac! Une pression (~4-5€) pour Arnaud, une autre pour moi, le temps que Nicolas arrive commande Perrier et pression. Steaks tartares, salade (~13€) pour mes camarades de prépa, plat du jour, en l’occurence hachis Parmentier, salade (~12€), pour moi.

Rien d’extraordinaire le hachis, meilleur qu’à la cantine, certes, mais sans plus (trop chaud au début). Tarte aux poires (trop de frangipane) pour moi, cafés pour les deux jumeaux de repas. Le serveur a oublié de compter la tarte et les cafés.

Total : ~20€ par personne. Décor : c’est un bar tabac, déco ancienne, pas en mauvais état. Cela aurait pu être pas mal, si ça ne sentait pas la cigarette en continu. On finit par s’habituer à la fin, et ça masque le goût de ce qu’on mange, mais ce n’est pas forcément un mal.

Plus jamais ça, sauf si vous voulez faire une cure de fumée en plein jour, malgré les portes ouvertes!

Déjeuner au Bistrot Paul Bert

Dimanche 13 mai 2007

Bistrot Paul Bert.
18 rue Paul Bert, 75011 Paris.
Tél. : 01 43 72 24 01

Beaucoup de monde s’est exprimé sur Mmmm, certains sont d’ailleurs les mêmes que sur Oubouffer : ça part dans tous les sens. On peut juste constater, objectivement, une inflation des prix, le menu est, en quelques années, passé de 28 à 30 puis actuellement 32 €. La liste des plats elle, semblent assez stable, ça doit changer en fonction des saisons et du marché.  C’est leur côté Slow Food qui fait ça… (selon Parissi). J’ai testé les WC : ils sont en effet assez récents et je n’ai rien trouvé à y redire. Le Fooding le recommande pour un dîner avec ses beaux-parents, s’ils aiment bien manger à l’ancienne. Certes. Le cadre fait effectivement vieux, très bistro, très classique, mais ne serait pas si vieux que ça. En réalité : c’est une création…
5 étoiles sur Oubouffer (reproches sur le service peu aimable et le fait que c’est petit et serré), 4 étoiles en moyenne sur CityVox. Beaucoup de louanges et de belles photos sur le food blog de Cyril Genty. Très beau compte rendu de Thierry, dans ses Chroniques du Plaisir. Le Food Nazi, quant à lui, pense que le Bistro Paul Bert est son “secret”, touchante naïveté américaine, puisque le NYTimes en parle.

Réservation faite pour deux, la veille, au téléphone, à 13h. J’arrive un peu en retard et retrouve Pierre, qui m’avait appelé entre temps, dans la deuxième salle (côté non fumeurs). C’est effectivement pas très grand, et les tables sont rapprochées, mais ça va. Un grand groupe à ma gauche (pas trop bruyants, gros accents du sud ouest), deux jeunes femmes, asiatiques anglophones s’installeront à la table à ma droite, et à la table adjacente à la leur, mais pas la nôtre, ce seront deux Esapagnols. Derrière nous, des français d’un certain âge, assez franchouillards. Clientèle assez variée donc.

Service varié aussi : jeune et moins jeune, mais toujours à la hauteur. Pierre ne buvant pas de vin et moi en ayant bu pas mal la veille, nous commençons le repas à la Chateldon (5€ la bouteille d’un litre), pour terminer à l’eau de Paris. Formule entre plat dessert à 32 euros, choix sur l’ardoise (5-6 possibilités pour chaque service). Pierre commence avec la ventrèche de thon (photo de gauche, ce qu’il en reste), pour moi ce sera un feuilleté au ris de veau (à moins que ce ne soit de l’agneau? non je crois bien que c’était du veau), asperges et petits pois. Une bonne entrée en matière. Le ris était extra : quasi fondant, et il se mélangait bien avec les petits légumes.

Arrivent ensuite la lotte rôtie, brocette de pommes de terre de Bretagne, lard, de Pierre (photo de gauche) et mon entrecôte (saignante : ils se targuent de “mal” cuire les viandes, ils ont bien raison) (photo de droite, supplément 3€), avec de belles et bonnes frites “maison”.  Très bonne viande, mais j’aurai bien ajouté une petite sauce, autre que la triste et classique moutarde traditionnelle : un peu de beurre persillé ou une béarnaise, et ils auraient été dans le top du top des entrecôtes. À cause ce ce manque, ils sont très bien classés, mais ne peuvent prétendre à la première place! Je cherche toujours l’entrecôte ultime.

Et enfin, pour terminer, fraises au sucre, grosse crème épaisse pour Pierre (en action, photo de gauche) et puis oufflé au Grand Marnier pour moi. Costaud, généreux, il est heureusement très arérien (ça tombe bien, c’est ce qu’on lui demande) et est finalement léger (ou du moins il cache bien son jeu). Il s’est bien effondré quand je l’ai entamé. Légèrement trop chaud au début (je me suis un peu brulé + gorgée d’eau sur les premières bouchées), je l’ai laissé perdre un peu de chaleur et il était très bien après.

Un café pour Pierre, l’addition (74,50€ , soit ~37€ par personne, sans vin), pour un repas agréable, avec une cuisine classique bien faite. Peut déséquilibre au niveau de la taille et des quantités (ou alors Pierre mange beaucoup plus vite que moi) : les plats qu’il a choisis étaient servis en quantités  bien plus petites que mes plats. Une bonne adresse. Je testerai bientôt d’autres restos de la rue Paul Bert (Unico, Themps au Temps…)

Déjeuner royal à l’Opportun

Samedi 5 mai 2007

L’Opportun. Bistro-restaurant Lyonnais.
“Beaujolothérapie”.
62 Boulevard Edgar Quinet, 75014 Paris.
Tél. : 01 43 20 26 89.

À la recherche d’un restaurant de viandes pour déjeuner avec Céline samedi, nous sommes allés à l’Opportun. Conseillée par Cercle Finance, décrite dans Bestrestaurant, sur CityVox, cette adresse, pourtant connue, m’avait échappé, jusqu’à ce que je tombe sur la critique du Lebey (je vais peut être le prendre au pied de la lettre et lui écrire pour le remercier!). J’aurai du lire le Fooding : ils préviennent que c’est gargantuesque. Pas facile de trouver une bonne adresse le samedi à midi. J’ai pensé au Boeuf couronné, mais le XIXe, un samedi, à midi, c’est un peu loin quand même!

Réservation pour deux à 13 heures. Pas complètement remis du Café Noir, je parviens à être prêt un peu après 12h45, je retrouve Céline rue du Bac, le bus 94 semble nous attendre, hop. Descendus à l’avant dernier arrêt, place du 18 juin 1940, nous traversons le centre commercial et les Galeries Lafayette, arrivons sur Edgar Quinet, et hop, entrons à l’Opportun. De dehors, comme de dedans, ça ne paie pas de mine : la déco est très bistro, voire inexistante et un peu vieille et moche. Céline a eu quelques doutes, moi aussi du coup… Cela ne dure pas trop longtemps. Notre sympathique serveur à l’accent chantant et chaleureux du Sud-Ouest nous apporte les cartes. Très bouchon lyonnais donc, pas léger du tout. Pot de beaujolais (10€), carafe d’eau.Je prends une assiette de charcuteries beaujolaises (14€, saucisson, rosette, pâté et terrine), ça commence bien. Le pain (poilâne ou baguette à l’ancienne) est très bon aussi. Ouf, le Lebey ne s’est pas payé ma tête.
L’entrée terminée, nous avons déjà moins faim. Il n’est pourtant pas question de faiblir, les choses sérieuses ne font que commencer. L’assiette débarassée, nos armes arrivent : couteau de compétition et fourchettes, ainsi que trois petits pots de moutarde (classique, à l’ancienne et piment d’espelette, au moût de raisin) + du sel.

La côte de boeuf (1,2kg, pour 2, 76€) arrive, directement servie dans nos assiettes : elle est monstrueuse (cf. les photos)! C’est extra, mais elle n’est pas pour deux, elle est plutôt pour 3 ou 4! Et pour ne rien gâcher, elle est très très bonne.

La bataille fut rude, mais j’ai vaincu (cf. mon assiette après). Bizarrement, contrairement à plein de fois où je me suis forcé à terminer, c’est venu assez naturellement, et même si j’étais conscient que c’était beaucoup trop, c’est avec un vrai plaisir que j’ai terminé ma viande. Céline en a laissé un peu, ce qui lui a valu une gentille remarque du serveur : “vous faites un marathon et vous vous arrêtez à 200 mètres de la ligne d’arrivée”.

Pour finir, nous avons partagé un baba au rhum (avec du rhum 7 ans Havana Club, 8,40€), encore un petit monstre :

Classique, bon, réussi et très généreux, ce dessert, à l’image de notre repas, nous a fait terminer en beauté.

Un peu moins de 120€ (pourboire compris), pour un tel repas, c’est bueno! Tout était bien, sauf la déco, mais on s’en fout de la déco, ça sert juste à compenser ou masquer les faiblesses du reste.