Archive pour la catégorie ‘Français’

Dîner en terrasse du bistrot de l’Alycastre

Jeudi 3 mai 2007

Le Bistrot de l’Alycastre,
2 rue Clément 75006 Paris.
Tél. : 01 43 25 77 66.

Vu lundi soir avant d’aller au Bar, j’ai lu la critique du Figaroscope (2 coeurs) de cette semaine, et celle de Philippe (et ses gourmandises), 3 miams sur 5. Lors du choix de restaurant avec Aurélie, nous avons assez vite convergé, puisque l’Alycastre est respectivement à 6 et 10 minutes de chez elle et de chez moi. Avec le beau temps, j’ai pensé que la terrasse serait une bonne idée. Réservation vers 21h15.Après un petit apéro au Caveau Montpensier, je pose mon vélo chez moi et je marche jusqu’à Saint Germain des Prés où je dois retrouver Aurélie. Je suis un peu en retard, elle un peu plus, mais ce n’est pas désagréable de regarder les gens passer et attendre près du crépier. Jusqu’à ce que je tombe sur un soi disant « ex para », devenu un peu rasta qui me raconte qu’il a fait un mauvais saut en parachute à Pamiers, en Ariège et blablabla… (passionnant n’est-ce pas?) Je me demande à nouveau comment je fais pour attirer tous ces gens et je marche jusqu’au Marché Saint Germain pour attendre au restaurant.La terrasse est en fait des tables (assez petites) disposées sur le trottoir, le long du restaurant. Jolie vue sur le Marché Saint Germain donc, mais la rue Clément n’est pas si calme que ça bien que petite, elle est assez fréquentée, notamment par des gros cons en moto qui roulent trop bruyamment.

Un peu de lecture pour patienter : la carte, très sud (méditerranée), avec des plats plutôt légers et poissons : entrées dans la gamme 7-15€, plats autour de 22-28€, desserts vers 7-8€. Aurélie arrive, nous commandons : Gazpacho, glace à l’huile d’olive pour moi, en entrée (rien pour Aurélie), puis Saint Pierre et légumes en tagliatelles pour Aurélie, Saint Jacques + rizotto pour moi. Une bouteille de Saint Véran 2005, 24 € (oubliée sur la note) et une carafe d’eau pour accompagner. Mon premier gazpaccho de la saison était très bien : frais, morceaux fins mais existants (pas une ignoble bouillie quoi), ce qui permet de savoir ce qu’on mange. Le sorbet olive est une bonne idée : tout seul, c’est bon, fondu avec le gazpaccho, on sent moins sa présence… Le Saint Véran était bien aussi, frais, léger, discret mais loin d’être insignifiant. Bon début donc, surtout que notre serveuse est souriante et gentille.

Les plats confirment : le Saint Pierre était extra, mes Saint Jacques + rizotto bien vus, réalisés. Comme l’a dit Philippe, ils ne sont plus au rodage.

Pour bien terminer, les desserts : très bonne soupe de chocolat pour Aurélie,  soupe de fraises dans du lait de coco pour moi. Bien que bon, et parce qu’il faut bien chipoter un peu, j’aurais préféré que mon dessert soit frais plutôt que tiède. Le petit biscuit à la noix de coco était de trop, sans intérêt.

Au moment de payer, je n’avais pas réalisé qu’ils s’étaient trompés : nous n’avons pas pris de mousses au chocolat, et juste un seul café (2,20€ le café), par contre la bouteille de Saint Véran n’y figure pas. Erreur volontaire ou pas, et même sans cette erreur, merci! C’était bon, agréable (même si à l’intérieur ça doit être mieux, surtout qu’à la fin il faisait froid dehors), service (féminin) serviable et souriant. Bien!

Dîner rapido au Pied de Fouet 6e

Lundi 30 avril 2007

Au Pied de Fouet 6e
3, rue Saint Benoît, 75 006 Paris.
Tél. : 01 42 96 59 10.

Après un passage la semaine dernière, où j’avais été conquis par leur noix d’entrecôte purée, me voilà à nouveau, vers 22h10, au Pied de Fouet 6e, avec Jean-Daniel et Marc. Nous nous installons cette fois au rez de chaussée (qui est non fumeur!), la serveuse est moins jeune et moins jolie qu’il y a une semaine. Après mon en-cas (mais nénmoins seul repas de la journée) au Saut du Loup, à 18h, et le foot, j’avais un peu faim, mais sans plus. Marco commence par les radis (4€), JD, par les filets de matjes (jeunes harengs) marinés (5€), pommes de terre, moi par la salade verte. Puis ce sera salade du buron, avec fromages et jambon pour Marco, salade Toscane (plus de légumes, parmesan, poulet mariné au basilic) pour JD (~10€ la salade) et à nouveau entrecôte+purée (~11€) pour moi. Et bien, j’ai été déçu par mon entrecôte : le morceau que j’ai eu cette fois était beaucoup moins tendre et savoureux que la semaine dernière. La purée m’a semblé plus sèche.

Dommage! Est-ce moi? Est-ce eux? Sans doute les deux. Peut-être aussi le fait qu’en début de semaine, ils n’ont pas encore été livrés et que du coup ils servent des morceaux moins bons… Du coup, je me sens obligé de revoir mon jugement sur les entrecôtes : celle du samedi soir au Devez était meilleure que celle du lundi soir au Pied de Fouet. C’est bien la preuve que ça ne tient pas à grand chose. Je me suis quand même rattrapé sur la salade de JD, c’était mon premier choix et puis j’ai changé d’avis pour ne pas prendre la même chose que lui… Cela m’apprendra. Je reviendrai quand même (mais pas avant plusieurs semaines)!

Cafés (2€) pour JD et Marco, rien pour moi.

Une fois le repas terminé, nous payons (20,40€ par personne). À la recherche d’un bar, nous tenterons Le BAR.

Dîner carnassier au Devez

Samedi 28 avril 2007
DeVez
5, place de l’Alma, 75008 Paris.
Tél. : 01 53 67 97 53. Fax. : 01 47 23 09 48.
Site Web.Déjà testé en 2006, un dimanche, j’en avais gardé un bon souvenir. J’avais écrit ça, sur CityVox :

« Du boeuf pas bof du tout

Ouvert presque en permanence, le Devez est une très bonne adresse si vous avez une envie subite et monomaniaque de bonne viande de boeuf. Au bout de l’avenue George V, on serait a priori méfiant sur ce resto. En fait, c’est plutôt une bonne surprise : non seulement les prix sont très corrects pour le quartier, mais en plus ils font de bonnes choses. Partager des entrées tapas pour commencer, puis, si vous avez vraiment faim, attaquez-vous à la côte de boeuf : un régal ! Service : cool le dimanche midi. Budget : 40-45 euros par personne à 2 si vous avez faim et un peu soif ! Clientèle : mélange de touristes et d’habitués (oui, oui, des habitués !). Déco : type café/brasserie plutôt classique. Tables sur la rue. J’aime beaucoup les tables avec des plaques de pierre ! Une bonne adresse pour les carnassiers. »

Passé devant il y a quelques jours (ou plutôt quelques nuits, puisqu’il était 5-6h du matin, après une soirée au Truskel), j’avais été déçu de les trouver fermés alors que je les pensais ouverts tard. Dans le coin ce soir-là, malgré une première attirance vers le Relais de l’Entrecôte, je convaincs Olivier, retrouvé place de Beyrouth, de tester le DeVez. C’est assez grand pour trouver facilement de la place, surtout quand il fait beau et que la terrasse déborde sur la rue.

Il y avait pas mal de monde et les serveurs étaient débordés : petite attente au début, attente non négligeable pour commander à boire, après avoir commandé à manger : Mac Aubrac (17,50€) à point pour Olivier, Entrecôte 300g saignante + frites (27,50€) pour moi. Petite corbeille de Pain, avec du bon Poilâne, tranché épais.
Au bout d’un moment (assez long, surtout quand il fait soif), je parviens à demander une bouteille de vin rouge, un côtes du Rhône, Domaine La Réméjeanne, les Arbousiers, 2005 (23€, dispo à 9,80€ aux Caves du Forum), avec une carafe d’eau fraiche. La Seine étant juste à côté, non seulement elle est ultra fraiche, mais en plus je suis, en tant que partisan et demandeur d’eau municipale, et pas minérale, plus que jamais, super trendy snob up-to-date (quelqu’un en doutait encore?).

L’attente entre le moment de commander les plats et celui de demander à boire ayant été longuet, une fois le vin et l’eau apportés, les plats n’ont pas trainé. Mes frites étaient vraiment bonnes, l’entrecôte aussi, épaisse, consistante, plutôt bonne, mais avec quelques morceaux pas très tendres. Par rapport à l’entrecôte du Pied de Fouet, moins chère et moins généreuse, ce n’est pas évident, mais j’ai presque envie de voter pour la moins chère des deux, peut être parce qu’elle était plus fondante. La côte de boeuf de l’été dernier m’avait laissé un meilleur souvenir…Mac Aubrac Devez, By Olivier

Nos plats terminés, nous commandons, sans trop de problème, les desserts : crème brulée pour Olivier, Sablé chocolat Guanaja pour moi.

Crème brulée Devez, By Olivier

Mon sablé ne ressemblait pas trop à un sablé, et de dehors il n’avait pas l’air au chocolat, mais en regardant à l’intérieur, il y avait bien du chocolat noir : ce n’était pas mal…
Les desserts terminés, il est temps de bouger, mais là encore, ça a trainé : pour attirer l’attention d’un serveur, pour lui demander l’addition, pour qu’on nous apporte l’addition, pour demander d’avoir l’appareil à cartes bancaires. Après, c’est aller un peu plus vite, mais quand même, ce fut long. 48€ pour moi, 38€ pour Olivier, je suis un peu déçu, c’est sans doute la chaleur, les serveurs débordés, mais c’est moins bien que dans mon souvenir, et c’est dommage!

Petit passage aux WC, hommage à Manzoni :

et puis bye bye, let’s ride jusqu’à la rue de Buci et la rue de Seine, pour le BDM (Bar du Marché).

Dîner au Pied de Fouet 6e

Jeudi 26 avril 2007

Au Pied de Fouet 6e3, rue Saint Benoît, 75 006 Paris.
Tél. : 01 42 96 59 10.

Après le Little Temple Bar, près de trois mois et demi après son ouverture, j’ai enfin l’occasion de tester le Pied de Fouet 6e. J’aimais bien le Pied de Fouet de la rue de Babylone. Je lui avais donné 4 étoiles sur City Vox et écrit ce qui suit, en janvier 2006 :

« A l’ancienne

Entrée plat dessert + vin à moins de 25 euros dans le 7e, c’est encore possible ! Ce petit bistrot de quartier (cette cantine, puisqu’il y a même des serviettes avec leurs ronds, pour les super habitués) sert une cuisine française à l’ancienne, plutôt de qualité, à un prix qui nous ramène 10 ans en arrière. Certes, il y a une contrepartie : les portions sont parfois des rations de survie : juste ce qu’il faut. Mais pour un dîner léger et rapide (en attendant d’aller à la Pagode, qui est à 2 pas?) ni fast food, ni sandwich, ni traiteur asiatique, de temps en temps, c’est agréable. Service sympa, efficace, rien à redire ! »

Il y avait de la place en haut, ça tombe bien. Après un peu d’attente pour avoir les cartes, tout s’est déroulé comme il faut. Le pain, qui date sans doute du matin, peut mieux faire, mais en même temps ça empêche d’en abuser… Salades de gésier (3€) pour Nath et Fab, radis beurre (4€) pour moi. C’est archi simple, basique, mais c’est bien fait. Vu le prix, les portions ne sont pas immenses, mais c’est honnête. La noix d’entrecôte (une vraie entrecôte, grasse, tendre, fondante) et la purée maison (10,7€) : du beurre! Le confit de canard (10,70€, servi lui aussi avec la purée) est costaud. Quant à la salade toscane (du jour, 9,50€), elle avait l’air de se défendre. Pour bien finir, un pudding diplomate (3€), ou un fondant au chocolat… Miam, plus faim après ça. Pour accompagner le tout, une bouteille de vin rouge, des Côtes du Ventoux : La Vieille Ferme (bouteille à 15€, trouvée à 5,5€ par 12 sur le Club Perrin). Tout ça pour moins de 20 € par personne. Qui dit mieux? Notre service était très gentille, dommage qu’elle n’ait pas eu plus de pourboire.

Je suis d’accord avec le Figaroscope et Absolu Féminin, des adresses comme ça à Paris, et encore plus à Saint Germain, on n’en trouve plus. Le Petit Saint Benoit, en face, joue un peu la même carte (peu ou pas de déco, cuisine maison à l’ancienne, simple et bonne, bon, voire très bon marché), mais je trouve que ce n’est pas aussi bien et n’irai plus au Petit Saint Benoit que si le Pied de Fouet ferme ou est plein à craquer.

Petite différence avec le Pied de Fouet de la rue de Babylone, la clientèle est sans doute plus touristique dans le 6e, avec moins d’habitués et une population peut être un peu plus jeune.

Dîner à l’Ourcine

Mercredi 25 avril 2007

L’Ourcine, bistro-gastro. « Cuisine de cuisiniers, vins de vignerons ».
92, Rue Broca, 75013 Paris
Tél. : 01 47 07 13 65.
Entièrement non fumeur.

Déjà vu

Découvert grâce au Figaroscope , en mars 2004 voir aussi ce dossier, voici ce que j’avais écrit sur CityVox, lors de mon premier passage, en mars 2004. Le menu était alors à 28 euros (+2€ en trois ans, après être passé à 29€).

« Bon et sympa

Ouvert en mars 2004, par un cuisinier qui sait ce qu’il fait (il a été formé chez le futur ex chef de la Régalade). On se sent bien, ce n’est pas très grand, plutôt convivial, déco style bistro (mais encore tout neuf…). Le passage des cuisines à la salle est un vieux meuble évidé… Dans les assiettes c’est bon, assez original (dans la tradition bistro of course) et soigné. A première vue les portions pourraient être un peu plus généreuses, mais finalement non, c’est pile la bonne quantité. L’addition est quand à elle très acceptable. Une adresse à retenir.« 

Synthèse d’avis divers

Lors de sa dernière visite, l’équipe du Fooding avait eu un problème de service. Ce soir, il n’y avait pas trop de monde, donc pas de problème de service. Toujours pas de carte (sauf pour les boissons), il faut regarder les ardoises au mur. Le problème du service revient souvent dans les avis de Mmmm. Les photos de Penglobe et de Pudding Chômeur sont alléchantes, la carte change souvent, les entrées, plats et desserts tournent, en fonction des saisons. Sur Paris Eating, ils soulignent le bon rapport qualité prix. Immaeatchu est super fan! Global Corners Gastronomic aime bien aussi. Podcast d’Alain Duband sur les bistros gastro et la réseau Camdeborde, et interview avec le chef, Sylvain Danière.

Pour Luis in Paris, par contre, c’est fini : la dernière fois qu’il y est allé, l’attente et le service furent scandaleux, et la qualité moins bonne que d’habitude. La cuisine ne fait pas toujours l’unanimité, même si la grande majorité apprécie. Sur Chroniques gourmandes, on n’en dit pas beaucoup de bien.

Du nouveau

L’Ourcine, c’est territoire connu. La dernière fois, c’était avec Anne, JB et des anciens de Masséna PSI, il y a un peu plus d’un an. Depuis mon dernier passage, ça a changé : les tables sont plus espacées, les toilettes ont changé de place, la cuisine semble plus grande et mieux isolée, le personnel en salle semble différent aussi. Encore mieux quoi!

Notre dîner

Verre de vin blanc (5€) pour JB, absinthe (5€, qui ne se prépare pas comme à Barcelone)  pour moi, le temps qu’Anne arrive. Bouteille d’Orezza (6€, eau pétillante corse) et bouteille de Saumur (25€) pour boire. Menu entrée plat dessert à 30€ donc.

Mise en bouche : petite mousse d’asperges, servie dans un verre à shots. Le pain, style campagne (Poujauran?), est bon.

J’ai commencé par la terrine de kakoo de porcelet et foie gras (classique de la Régalade) : rien à dire, ça commence bien. Puis ce sera Coquilles saint Jacques avec des petits légumes (dont des févettes). Très bon! Un régal de finir le jus avec un morceau de pain.

Anne avait pris le lieu noir, accompagné d’un risotto, pour JB, ce fut le foie de veau : très épais et très bon selon ses dires.

Pour finir, mon dessert (pomelos, émulsion de Campari) était un peu décevant, j’aurai du prendre autre chose.
Le service était bien, mais à la fin on a un peu senti qu’il ne fallait pas trâiner, ils voulaient fermer.

Budget : un peu moins de 50€ par personne. Il n’y avait pas trop de monde. C’était bien et agréable! Rapport prix des boissons/prix de la nourriture est d’environ 2/3.

Après ça, je les raccompagne, puis direction le Truskel, où je suis resté beaucoup trop tard. Ayant une petite faim vers 5h du matin, j’ai snobbé le pied de Cochon, mais le Pavillon Baltard, Devez étaient fermés. Pâtes à la maison pour caler mon estomac, puis dodo.

Déjeuner au Soleil, rue de Grenelle

Mercredi 25 avril 2007

Le Soleil. Cuisine de la Riviera.
153 rue de Grenelle. 75 007 Paris.
Tél. : 01 45 51 54 12. Site Web.

Après un petit déjeuner avec l’Ambassadeur US (Craig Roberts Stapleton, un pote à GW Bush) à la Maison France-Amériques, je profite du beau temps, de mes derniers jours de vacances et de mon vélo pour apporter le MacBook de David à Sophie, puis je me promène dans le 7e ouest (ouest des Invalides quoi, quand survient l’heure de déjeuner. Le petit déjeuner n’avait rien d’extraordinaire, il fallait donc reprendre des forces pour l’après midi. Circulant rue de Grenelle, je passe devant le Soleil, et décide de tenter ma chance. J’en ai lu pas mal de bien, sur le Figaroscope d’aujorud’hui, un 6/10, sur Epicure, quelques bonnes choses. Sur CityVox, Bnphoto a bien aimé aussi. Il y avait eu pas mal d’agitation au moment de l’ouverture, et puis c’était vite retombé. David et Sophie (toujours les mêmes) l’avaient testé avec des amis un vendredi soir et David m’en avait dit beaucoup de bien aussi.

Il est encore tôt, environ midi trente, quand je pousse la porte. Seule une table est occupée (deux jeunes femmes japonaises). Il y a donc forcément de la place pour moi. Je m’installe à une table ronde pour deux, un peu à l’écart. La serveuse (Marie), m’apporte rapidement la carte (à midi, formule à 28€, entrée plat + café gourmand ou 32€, entrée plat dessert + café, avec des suppléments en fonction de nos choix). Sinon, à la carte (le soir donc), les entrées sont entre 11 et 16e, les plats autour de 23-33€ et les desserts vers les 10€. Je choisis entrée plat dessert avec la pizzetta, oignons, tapenade pour commencer, puis les rougets, sur des asperges. Pour finir, Canoli comme à Corleone.

Le prix du litre de Chateldon, 6€, est OK. Je demande aussi un verre de vin rouge, un Crozes Hermitage 2003 (Gilles Robin, cuvée Albéric Bouvet, 8€ le verre, j’ai bien aimé et en ai repris un second, à la fin de l’entrée). Très vite, j’ai droit à tout plein de beurre demi salé, du bon pain (campagne et style baguette à l’ancienne) et des tempuras (ou fritures) de courgettes. Très bien pour se mettre en appétit. Les courgettes sont addictives!

Le décor évoque, comme la carte, le Sud et la Riviera : le sol ressemble à celui d’une terrasse au bord de la Méditerranée, quelques petits soleils sur les murs, des couleurs claires, fauteuils en fer et coussin type mobilier de jardin (de très belle facture), nappes épaisses blanc/crème. C’est chatoyant, mais hélas, le Soleil, le vrai, n’est pas à l’intérieur, puisque le restaurant est situé du mauvais côté du trottoir, et complètement fermé, contrairement à deux voisins, à tendance sudiste aussi : le 7e Sud et Di Felicie, dont les parties vitrées étaient ouvertes. Mes photos sont pourries, certes. Le cadre est, malgré ce paradoxe, agréable et plutôt chaleureux.

D’autres clients sont arrivés après, autour de 13h : deux tables de deux, 2 hommes de 55-65 ans, 1 homme de plus de 70 ans, une femme plus jeune, des gens du quartier et une table de quatre, 50-60 ans, de style plus provincial ; pas très jeune tout ça! Les jeunes sont plutôt rue Cler, en terrasse, au Café du Marché, au Tribeca ou ailleurs. Je fais donc un peu tache.

Rien à dire sur le service, c’était bien, discret, plutôt rapide, et efficace. La pizzetta ne tarde pas à arriver. De forme allongée, avec pas mal d’oignons, une sauce tapenade sur le côté, elle n’est pas mal du tout, mais j’ai trouvé la pâte trop feuilletée et pas très pizza.

Les rougets arrivent après. Ils recouvrent des asperges pas trop cuites et donc assez fermes, pas facile à couper avec des couverts à poisson. Il s’agit en fait de 5 petits rougets, avec à côté une sauce aux anchois, très (trop?) forte en goût. C’est bon, mais je suis un peu paresseux, et je n’aime pas quand il faut faire attention avec les arêtes, je n’ai pas été très bon au niveau de mon choix! Tant pis, ce n’était pas mal, mais pas extra.  27€ à la carte.

Pour me rattraper, je finis par le Canoli comme à Corleone : frit, avec des pistaches qui débordent des bords. Pas facile d’attaquer la bestiole à la cuillère, c’est du solide, mais une fois cette difficulté surmontée, c’est très très bon.

Total : environ 60 €, pour un repas plutôt pas mal (les rougets, c’est de ma faute, la pizzetta, non, le canoli, les corugettes en tempuras le bon pain et le vin, bon mais cher ont sauvé la mise), mais un peu décevant. Peut être est-ce aussi la compagnie ou l’absence de compagnie,  mais je garderai un meilleur souvenir de la Fontaine Gaillon, où le prix moyen par personne est un peu plus élevé, mais le cadre beaucoup plus de saison, et où j’avais été bluffé par le poisson.

Jour 9 : Brasserie 360, élection présidentielle, Central Park, AOC, Lotus, Azza

Samedi 21 avril 2007
Déjeuner à la Brasserie 360
Lever pas trop tôt, le temps de petit déjeuner, de se préparer et de sortir, il est près de 13 heures. Nous montons vers la 60e rue Est, avec pour objectif Serendipidy 3 (225 East 60th Street, entre 2nd et 3rd Ave), qui fait de très bonnes glaces et des salades. Hélas, il y a 1h30 d’attente. C’est trop. Une autre fois, allez faire un tour chez Bloomingdale’s ou du shopping dans le coin. Il y a aussi une Patsy’s Pizzeria (Patsy’s Pizzeria 206 E 60th St). Nous optons pour la Brasserie 360 ( 200 E. 60th St., New York, NY 10022), au croisement 60e rue et 3e Avenue. La déco est effectivement celle d’une brasserie/bistro à la française. La carte elle, est américaine : viandes, sandwiches, salades… Stella (7$) pour démarrer.J’ai testé le Crab Cake Burger (16$), bien avec de la sauce, par contre le coleslaw (pris à la place des frites) était décevant! Le Kobe Burger (15$) de Juan et le Grilled vegetables sandwich (13$) de Jelena avaient l’air bien, ainsi que les frites que je n’avais pas prises!Globalement, c’est plutôt bien, ils avaient ouvert les baies vitrées, nous étions donc plus ou moins en extérieur, c’était agréable! Niveau assiettes, c’est effectivement simple, mais bien fait.
Votez!

À la fin du déjeuner, je laisse Jelena et Juan partir à la recherche de lunettes de soleil et je vais au nord, pour retrouver Nicolas qui devait voter (5th avenue, au niveau de la 78e rue) au consulat/centre culturel français.

Nous retrouvons ensuite Burcu et nous promenons/profitons du soleil dans Central Park. Coup de soleil évité de peu. Puis chacun part dans sn coin : cartons à défaire pour Burcu et Nico, retour maison pour moi.

Dîner à l’AOC (l’Aile ou la Cuisse)
Rendez-vous à 22h à l’AOC où Nico a réservé pour 5.

L’AOC est un restaurant franco-américain au croisement de Bleecker St et de Grove St (314 Bleecker St, New York 10014, tél.:212-675-9463). Le personnel y est en majorité francophone, ainsi que la clientèle.

Arrivés avec moins de 7 minutes de retard, nous attendons que notre table soit prête (pas de place dehors, hélas), nous installons, avons le temps de commander des cocktails (nénufars, ~12$), cela a fait venir Burcu et Nico. Présentations, puis vient le moment de commander : il n’y a plus de homard, plus de saumon, plus de thon. Ce n’est pas la soirée de Jelena qui est allergique à l’ail et qui suit un régime sans viande, sans laitages, sans oeufs… La pauvre doit se rabattre sur ne salade de crudités, puisqu’en cuisine ils refusent d’être accommodants. Coq au Vin pour Juan, Moules pour Burcu, je ne sais plus quoi pour Nicolas, entrecôtes saignante, beurre persillé, frites pour moi.

Le vin que Nicolas commande n’est pas dispo, on nous en apporte un autre à la place : leur carte ne propose que des vins français, quel manque d’ouverture! Les plats arrivent au bout d’un petit moment. La bouteille de vin est liquidée en une tournée, ils faut dire qu’ils servent des grosses doses à chaque fois! Surprise : mon entrecôte, bien que très bonne, n’est pas ce qu’on appelle une entrecôte en France : ce serait plutôt un bout d’aloyau, genre faux filet. enfin bon, quand on sait que dans les restaurants « Entrecôte » c’est du faux filet qui est servi, why not. Service très inégal, ça a trainé… Ok, ils sont débordés, soit, mais il faut mieux gérer la salle!

Autre bouteille de vin, desserts : crème brulée pour Nico et Burcu, gâteau de polenta chocolat pour moi (et un peu Juan) : assez dense, mais pas trop lourd, bien aimé là aussi.

Au moment de payer ~270$ taxes comprises, nous décidons de nous venger en ne laissant pas beaucoup de pourboire : 30$, soit un total de 60 $/personne, dont une grande partie est passée en boissons (cocktails, eau, vin). Le « manager » est venu nous rattraper devant la sortie pour nous dire que ce n’était pas beaucoup, nous lui avons expliqué pourquoi : service à la traîne, ingrédients manquants, chef pas ouvert… Il était désolé (pas autant que nous). Les avis sont partagés quant à cet endroit : peut être que c’était juste un soir sans.

Lotus et Azza

Nous quittons alors le coin en taxi, pour se retrouver, quelques rues plus haut, au Meatpacking district : sorte de quartier où se concentrent bars, restos et boîtes tendance, sorte de rue Monot ou Gouraud/Gemmayzé à Beyrouth ou les Docas de Lisbonne. Nous faisons la queue pendant quelques minutes avant d’entrer au Lotus, (409 W 14th St, New York City, NY 10014, USA – +1 212-255-8060, plus d’infos sur World Best Bars), en configuration bar/club. Déco branchée, par contre je n’ai pas été ébloui par la clientèle (20$ de droit d’entrée pour les hommes, gratuit pour les femmes), ni beautiful, ni people, juste normale. Sur trois niveau, il y a de la place, un énorme potentiel, malheureusement gâché par un DJ et une programmation de merde : chaque morceau passe une trentaine de seconde et hop, ça enchaine sur autre chose. S’il y avait de la recherche dans le mix, avec des récurrence, des allers retours, des ping pong, pourquoi pas, si c’était de la bonne muisque, ça passerait encore, mais en gros, c’était juste nul : tout les 5-6 morceaux, il y avait quelque chose de bien (dans le genre 80s, 90s ou commercial récent, mais le temps de se caler et de se (re) mettre à danser, hop, c’est fini, c’est encore un morceau de merde. Pas convaincu donc. Vodka Red Bull. Le verre est autour de 12-15$.

Pourtant, il y avait pas mal de monde (ont-ils tous mauvais goût? ai-je raté quelque chose?). Ayant perdu la trace de Nico et Burcu suite à un changement d’étages, nous passons un peu de temps à les chercher, en vain. Nous sortons, faisons un petit tour dans le quartier et puis taxi, direction Midtown East.

Le taxi nous dépose devant Azza sur 137 E 55th St, New York 10022, resto, bar, lounge, boîte, maghrebisant. L’entrée est gratuite, il y a moins de monde qu’au Lotus. La musique n’est pas extra, mais au moins ça ne change pas toutes les trente secondes. Vodka tonic (autour de 12$ le verre si je me souviens bien). Pas folichon tout ça. Nous partons vers 3h45.

Retour à pied. Dodo.

Jour 7 : MoMA, Modern, Washington Square, Spamalot, Ray’s pizza

Jeudi 19 avril 2007

Réveil pas trop tôt ce jeudi matin, je prends mon temps et décolle finalement assez tard, direction, le Musée d’Art Moderne, autrement dit, le Moma.

Moma

Le Moma (Museum Of Modern Arts, 11 W 53rd St, entre les 5e et 6e Avenues, ouvert tous les jours sauf mardi, entrée : 20$ pour un adulte), qui a un peu plus de trois quart de siècle d’existence, a connu un lifting important (architecte : Yoshio Taniguchi , dont c’est l’oeuvre la plus connue), avant de ré-ouvrir en 2004, tout de blanc vêtu (ça fait presque mal aux yeux au début). Sur six niveaux, il y a forcément de l’excellent et du moins intéressant :

  • au niveau 6 : exposition temporaire des oeuvres de Jeff Wall, photographe canadien. Ce sont donc des photos géantes, avec des scènes reelles ou mises en scène, joliment présentées dans des boîtes rétro éclairées (un peu d’argentique classique aussi), scènes de Colombie Britannique, pas mal. Un aperçu ici.
  • au niveau 5 : sans doute le fleuron de la collection du Moma, qui correspond a la fin XIXe, debut XXe siècle, soit des chefs d’oeuvres de Van Gogh, Picasso, Matisse, Monet… Très impressionnant!
  • au niveau 4 : suite de l’expo permanente, milieu du XXe siècle, avec du Rotkho (moins qu’au Tate Modern quand même), Warhol, Klein, Yves Tanguy… très bien aussi,
  • le niveau 3 est moins spectaculaire par rapport aux 4 et 5 : expo temporaire Comic Abstraction. Un bon point parce qu’il y avait du Murakami, du Juan Munoz et j’ai découvert Inka Essenhigh. Il y a aussi une partie permanente sur le design,
  • au niveau 2, ce sont les contemporains, les oeuvres les plus intéressantes sont, pour moi, celles de Cy Twombly.
  • au niveau 1, en fait le rez de chaussee, l’accueil, un joli jardin avec quelques sculptures, une boutique, et un restaurant, le Modern.

Modern Bar

The Modern (The Museum of Modern Art, 9 West 53rd Street, between Fifth and Sixth Avenues, New York, NY 10019) se décline en un version chic, le dining room et une version plus décontractée, le bar. Ayant une petite faim après ma visite du musée, j’ai teste la deuxième formule, puisqu’il n’est pas nécessaire de réserver. Selon leur description, ils servent de la cuisine alsacienne, rustique (hein???). Comme le Musée, c’est très blanc, moderne, épurée. La partie « salle » donne sur le jardin du musée. Côté bar, nous sommes a l’intérieur : le bar en question s’étire sur 15-18 m : beau choix d’alcools forts, notamment d’Armagnac Laubade, par contre le vin présente comme ca, je trouve que cela fait moyen.On sent que le serveur barman est débordé : mon voisin de gauche attend son addition pendant plusieurs minutes. Pour moi, au début, tout va bien : après avoir regarde la carte (petites portions de rigueur, un bon point!), j’hésite et finis par rendre l’oeuf lentement poche (~17$), morceaux de homard du Maine, d’artichaut, dans un jus d’oursin, le tout dans un petit bocal, Le Parfait, et l’agneau du Colorado (~19$), rose, réduction de grenade et gratin fromage manchego. Avec un verre de vin blanc, Viognier (Cold Heaven) 2005 (16$). Le pain, surtout le campagne, est très bon, hélas. Hélas, parce que pour une fois, ca traine : j’aurai eu le temps de manger tout le pain, et, contrairement a l’eau, il n’y a pas de refill (ce n’est pas plus mal, mais ca montre les limites du modèle américain). L’entrée est arrivée relativement vite : c’était petit, très bon et léger. Le plat (en dose demi portion) a plus tarde, il y a eu un vrai rate, c’est la que j’ai fini le pain. Il faut dire que c’est assez mal foutu : la cuisine est complètement déconnectée (physiquement) du bar, même la vaisselle des verres est effectuée en cuisine.

Cela dit, la qualité de mes deux tranches d’agneau valaient vraiment l’attente, c’était fondant, exquis. Mes divers voisins m’ont donne l’occasion de voir a quoi ressemblent les autres plats : d’abord des français, qui ont teste le tartare de poisson et les crevettes, puis des italo américains, un peu rustres, qui ont pris la soupe, la salade et l’agneau. Dans tous les cas, c’est joli, petit, mignon, et sans doute très bon.

La tarte au chocolat Modern (10$) n’était pas mal, mais rien de mémorable. Pour environ 80$ tout compris, c’est une expérience mitigée : c’est bon, mais les quantités sont riquiqui et le service est complètement a revoir. Il y a un gros potentiel : le cadre est superbe, les assiettes tres bien faites, mais le service est a la traine et ça gâche beaucoup le plaisir. La seule circonstance atténuante que je peux trouver (et encore!), c’est que c’était après 14h. Dommage.

(hommage à Manzoni).

Retour dans le Midtown East pour un peu de repos. Je retrouve Juan, qui a eu une journée difficile.

Café vers Washington Square

Après un peu de repos, nous prenons un taxi, direction Washington Square, pour retrouver Nicolas, mon cher voisin et camarade de table en 5/2, actuellement en thèse a Cornell. Nous buvons des bières (~5$ la pinte) au V Café and bar, au 225 Sullivan St (Cross Street: Between West 3rd and Bleeker), New York, NY 10012. À deux pas de New York University, c’est naturellement tràs étudiant et tràs décontracté. Après deux pintes chacun, nous prenons un peu le soleil sur Washington Square. Puis Nicolas nous quitte. Nous remontons vers le nord ouest, direction 44e rue entre Broadway et 8e avenue. Pause pipi dans un Old Navy.

Spamalot

Arrivés au Shubert Theatre, Juan retire les places réservées la veille sur Internet, pour le « hit » de 2005, Spamalot, mix de Sacré Graal des Monty Pythons, avec une bonne dose de dérision Broadway. Fan de ces bouffons anglais depuis des années, j’étais aux anges. Même si parfois c’était un peu trop évident et « too much », je ne regrette pas les 80$ que ça a coûté. Merci à Juan et Jelena pour la resa et pour s’être joints a moi. Je n’en dirai pas beaucoup plus, mais c’est assez fidèle au film, avec quelques délires supplémentaires. Une fois que cela a été fini, petite marche à pied, sur la 44e, le temps de tomber sur un taxi. Quelques minutes, le temps de me changer un peu, et je repars pour ma marche nocturne.

Promenade dans l’Upper West Side

Cette fois, je pars vers l’ouest, et le nord, en remontant Broadway, jusqu’à Columbus Circle, puis environ jusqu’à la 85e rue. A part au niveau du Lincoln Center, c’est très trèes calme. Normal, c’est très résidentiel. La faim m’opprime sur le trajet du retour, je tiens bon pendant un moment, résiste aux hot dogs de Gray Papaya, ainsi qu’a d’autres tentations, mais je craque lamentablement devant Ray’s Pizzas (825 7th Ave).

Ray’s Pizza

Comme son nom l’indique, ils servent des pizza, en slices, triangulaires, ou rectangulaires (a la sicilienne). Ils prétendent aussi être famous et original, mais ça, c’est moins vrai. Une chose est sure : entre les prix annonces (moins de 3$ la slice, mais avec des astérisques) et la réalité : près de 10$ pour une part de végétarienne, une part de blanche (sans tomate) au fromage, avec une bouteille d’eau, il y a un peu de déformation/inflation des prix. Enfin bon, j’avais faim, c’était pas mal, même si la pâte est trop épaisse. Le personnel est méditerranéen de l’est ou du sud, surtout des Balkans. Loin de me rassasier, ca m’a ouvert l’appétit! Je n’ai heureusement rien trouve d’intéressant sur le chemin du retour, a part une potentielle bonne action. Dodo.