Archive pour la catégorie ‘Italien’

Dîner à la Pizetta

Vendredi 18 mai 2007

La Pizzetta, restaurant italien, pizza, pasta…
22 avenue Trudaine, 75009 Paris.
Tél. : 01 48 75 14 08. Site Web.

La Figaroscope, a découvert la Pizetta début 2006, cette semaine, ils parlent de la Salumeria, située à quelques pas, et ouverte par la même équipe. Pour ma part, c’est leur classement sur les meilleurs pizzas à Paris, où la Pizzetta a fini en tête, avec 9/10, qui m’a donné envie de tester cet endroit, qui ne figurait pas aux Hots d’or des Food Geeks.

L‘Express a mis la Pizzetta dans ses 20 coups de coeurs 2006. Bel article (quoique un peu verbeux) du Monde fin 2006 : il y a hélas de moins en moins de fours à bois à Paris. La Pizzetta étant assez récente, ils se débrouillent très bien avec un four électrique (Gayot). Et c’est, à mon avis, moins cancérigène. Le Fooding en fait une critique assez descriptive, je les ai connus plus incisifs. Le “blog culturel” en parle aussi : il est gentil, il nous (vous) souhaite plein de choses. Avis plutôt positifs sur Mmmm, commentaires plus mélangés sur CityVox.

Il fallait que je me fasse ma propre opinion et que je continue ma quête des bonnes adresses pour les pizzas.

Réservation à 21h30, pour 4 personnes, un vendredi soir : accent très italien à l’autre bout du fil.

Après un verre pris en guise d’apéro au No Stress Café, Anne, Fabien, Nathanael et moi arrivons à la Pizzetta vers 21h40. Pas mal de monde, serveuses débordées. Je patiente un peu, gentiment, poliment, près du comptoir, le temps qu’on s’occupe de moi. L’intérieur fait très net, récent, en bon état, un peu trendy.

Fight for your right (to get your table)

La serveuse (black) à qui j’ai essayé de parler m’a royalement ignoré la première fois, mais elle m’avait entendu, et lors de son passage suivant, m’a dit qu’elle allait s’intéresser à mon cas. Encore quelques minutes d’attente, un autre groupe de quatre arrive, un nabot, au look très rital, arrive aussi, avec sa femme/copine, fait la bise au serveur latin… Je sens qu’il va falloir se battre si je ne veux pas me faire passer devant. Fini d’observer, à l’attaque :

-”bonsoir, j’ai réservé pour 4, 21h30,
-à l’inntérieur ou à l’estérieur?
-là où il y a de la place…”

Et puis là , il a eu l’air de dire OK, mais rien de plus… Une table pour quatre étant disponible à l’extérieur, ou plus exactement sur le bout de rue qu’ils ont annexé, j’investis la place et fait signe aux trois autres de venir pour s’installer. Victoire! Nous ne serons hélas pas au bout de nos peines. Les quatre autres, pistonnés mais installés dehors (vraiment dehors pour le coup, puisqu’ils n’avaient rien au dessus de leurs têtes), ont eu leur table prête avant la nôtre : serveuse black pour eux, alors que nous avons eu droit à une serveuse châtain, alternant joliment italien et français…

La carte est intéressante et assez design (choix des polices, papier), contrairement à beaucoup de pizzerias où la carte est moche. Ils soignent le fond et la forme, ça change, c’est presque classe! Après un peu d’attente (serveuse gentille mais débordée), nous commandons. Calamars sautés courgettes et palourdes (12,50€) pour Nath, pour commencer, brochette de légumes, mozzarella, basilic (11,50€) pour moi. Anne et Fabien sautent les entrées et passent directement aux pizzas : Parma pour Anne (14€, avec des figues caramélisées), Coppa (13,50€, avec artichaud et roquette) pour Fabien. Bresaola (12,50€, roquette, parmesan) pour Nath, Rosso farine complète (12,50€, avec du tallegio et de la salade-rouge- de Trévise) pour moi. Une bouteille de Sangiovese (22€) et une carafe d’eau. Rien à dire, ce n’est pas une pizzeria standard, ça invente, ça innove! Petite attente, et puis le vin et l’eau arrive. Je goûte le vin : pas mal du tout.

Les entrées arrivent après une grosse dizaine de minutes, avec du pain (plus très frais, mais OK), très vite suivies des pizzas de ceux qui ne prenaient pas d’entrée.

Entrées : Joliment présentées, dans de grandes assiettes blanches (ça ne se voit pas sur les photos, prises après qu’elles aient été sérieusement entamées). Ma brochette de légues, mozza, pistou, change des classiques tomates mozarella : brocoli, champignon, tomate, poivron ; un mélange réussi, et bon! Les calamars avaient une bonne tête.

Joli look pour les pizzas d’Anne et Fabien aussi.

Nos entrées sont débarassées un peu après que nous les ayons terminées (et vraiment terminée pour la mienne, j’ai liquidé toute la sauce avec du pain, fait des tests pour comparer les trois huiles d’olives : résultat les trois sont très bonnes et je ne m’y connais pas assez pour dire objectivement s’il y en a une meilleure que les autres). Attendons nos pizzas, ça promet d’être très bien…

Pizzas : Anne et Fabien ont terminé leur pizzas depuis quelques minutes quand les deux autres pizzas arrivent (était-ce volontaire, ou encore du mauvais timing? je leur laisse le bénéfice du doute, mais je soupçonne un débordement au four). L’attente valait le coup : ma pizza est effectivement extra de chez extra : pâte fine avec un bon goût, bon fromage, et la salade rouge, fraiche, légèrement sucrée, est une excellente idée! Meilleure que ma Calzone du Bistrot Napolitain, mais il faut dire que je ne compare pas la même chose… Niveau quantité, c’est assez copieux! Niveau qualité, c’est top : personne n’a rien laissé. Souvent, les gens ne mangent pas le bord, parce que la pâte est trop épaisse et sans grand intérêt : ici ce n’est pas le cas. On mangerait presque l’assiette.

Dessert : Pour finir, fraises au sabayon (7,50€) pour Fabien, tiramisu au Marsala (6,50€) pour moi. Jolie présentation, à nouveau! Les fraises étaient bien. Le tiramisu, pas mal, mais pas extraordinaire.

Bilan : à part l’attente et le mauvais timing (compensés par la serveuse), c’était globalement très bien et très bon.

Budgets : ~20 euros pour une pizza et du vin, ~27-28 euros pour une pizza, un dessert et du vin, ~32 € pour une entrée, une pizza et du vin, et ~37-38 euros pour entrée, pizza, dessert et du vin.

Pierre-Olivier et Arnaud, chez qui je suis passé sur le chemin du retour, m’ont dit beaucoup de bien de Da Carmine (CityVox, les Restos, Blog Culturel), où les pizzas seraient encore meilleures, mais le timing et le service pas terribles du tout…

Déjeuner au Bistro Napolitain

Lundi 7 mai 2007
Bistrot Napolitain
18, av. Franklin Delano Roosevelt, 75008 Paris.
Tél. : 01 45 62 08 37.

Trouvé sur le Fooding, ce sympathique italien (du sud, comme son nom l’indique), qui a de bonnes critiques sur RestoàParis, a aussi été testé par François Simon dans le Figaroscope (février 2007). Sur CityVox, on aime ou on aime pas.Louis étant encore à Paris ce lundi (férié en Grande-Bretagne), je lui propose de déjeuner ensemble, réservation initiale à 12h30, décalée à 13h30. Il faut absolument réserver, sinon, préparez-vous à attendre une bonne demi-heure.

La déco n’a en effet rien d’exceptionnel, de dehors, ça fait même un peu peur : tant mieux, ça fait une sélection par la connaissance et l’information. À mon avis, on ne vient pas au Bistrot Napolitain par hasard, il faut vraiment le vouloir. Le temps que notre table soit prête, que Louis gare sa voiture, qu’on jette un coup d’oeil à la carte (c’est un vrai italien pizza : four au feu de bois, pas de pizza “reine” ou “regina”) : antipasti froids, chauds, pizzas (ou pizze), viandes, pasta… Il y a le choix.
Un Coca Light (~5€, en cannette) pour Louis, une Peroni (7€) pour moi. Hum, un peu too much, mais bon, ça doit être le quartier qui veut ça!

Caprese (14€) partagée à deux pour commencer : avec un peu de salade verte, c’est une bonne idée, c’est bon, c’est frais. Je n’ai pas forcément vu beaucoup de différences avec d’autres mozzarellas buffala, mais ça commence bien. Le pain est sans grand intérêt tout seul : en le trempant dans l’huile qui reste dans l’assiette il devient plus sympathique.

La salade terminée, ça ne traine pas, quelques minutes après, l’Izabella (tomate, épaule, mozzarella, champigons, ~15€) de Louis arrive, en même temps que ma Calzone (ricotta, salami, tomate~15-16€). Photos ratées, mais pizza Calzone très réussie. Louis avait l’air d’apprécier sa pizza aussi, il n’a rien laissé lui non plus.

Pour finir, ça faisait un moment que j’avais envie d’une glace, je prends donc un banana split (10€, photo pas top), qui était OK mais sans grand intérêt. Louis a pris un tiramisu (~9€).

Bilan : 76€ à 2, on est un peu au dessus des 35€ par personne annoncés par le Fooding, mais ça se tient. On ne m’emmènera plus jamais au Pizza Pino : non seulement les prix sont à peu près dans la même fourchette, mais en plus, au Bistrot Napolitain, ce n’est pas une chaîne, c’est bon, le service est efficace et comme il faut. Mon dessert était sans grand intérêt, ça défoule, mais sans plus… donc prendre autre chose ou s’abstenir, quitte à aller voir ailleurs, dans le quartier, il y a finalement du choix et pas que du pourri.

Nouvelle vie, Pizza Pino et soirée débat présidentielles

Mercredi 2 mai 2007

Après un peu plus d’un mois de vacances chômage, ma nouvelle vie (professionnelle, mais aussi tout court, ça va encore changer) a commencé ce matin, de bonne heure (sans doute à cause d’un excès de matières grasses-charcuterie et fromages- auxquelles je n’ai pas assez résisté mardi soir chez Denis et Christine, bref, j’ai passé une sale nuit). Contrairement à mes 6 mois+ chez mon ancien employeur, je n’ai pas eu trop de mal à me lever et me préparer, malgré une fatigue physique flagrante.

Moins de vingt minutes porte à porte! Quand je pense que pendant près de 5 ans j’en avais pour minimum 30 minutes en voiture ou plus d’une heure à pied pour chaque trajet, je me dis que j’ai été con (mais je n’aurais peut-être pas apprécié ce petit plaisir). Pas trop de détails sur mon nouveau job, ça commence tout juste, mais ça se passe bien. Même quand il y a un petit problème technique ou informatique, il ne faut pas appeler le 115 ou autre hotline avec des incompétents. C’est plus direct, plus efficace, c’est mieux quoi.

Pour déjeuner, avec quatre collègues, nous avons été au Pizza Pino des Champs Elysées ( 31-35, Avenue des Champs Elysées, 75008 Paris) . C’était aussi passable que lors de mon déjeuner avec Louis, l’été dernier, voire un peu moins bien : j’ai fait la connerie de prendre une pizza au saumon (un peu moins de 15€) alors que je sais pertinemment qu’ils servent du saumon de merde dans ce genre d’endroit. Service pas extra : il nous apporté moins de pain que de couverts, et les serveurs prennent un malin plaisir à ne pas nous regarder quand on veut plus d’eau. Enfin, bon, c’est comme une cantine, mais en plus cher et pas forcément mieux.

Soirée TV, débat Sarkozy Royal chez Sophie, vers le RER Henri Martin. Réception improvisée, mais à la libanaise, embarras du choix, et à gogo s’il vous plait : tomates mozzarella, taboulé, salade libanaise, hommos, labné, fatayer, ras kebbé, mais aussi salade asiatique (germes de soja), bouchées vapeur, nems… Mini macarons et tarte à la pêche pour finir. Le vin blanc que j’avais apporté (Gravanel, Viognier 2004), hélas, avait mauvais goût, typiquement le genre de vin léger à boire très jeune et qui se dégrade après. Pas forcément convaincu par les performances des deux candidats, mais à part eux et ma bouteille déception, c’était bon et marrant.

Déjeuner au Soleil, rue de Grenelle

Mercredi 25 avril 2007

Le Soleil. Cuisine de la Riviera.
153 rue de Grenelle. 75 007 Paris.
Tél. : 01 45 51 54 12. Site Web.

Après un petit déjeuner avec l’Ambassadeur US (Craig Roberts Stapleton, un pote à GW Bush) à la Maison France-Amériques, je profite du beau temps, de mes derniers jours de vacances et de mon vélo pour apporter le MacBook de David à Sophie, puis je me promène dans le 7e ouest (ouest des Invalides quoi, quand survient l’heure de déjeuner. Le petit déjeuner n’avait rien d’extraordinaire, il fallait donc reprendre des forces pour l’après midi. Circulant rue de Grenelle, je passe devant le Soleil, et décide de tenter ma chance. J’en ai lu pas mal de bien, sur le Figaroscope d’aujorud’hui, un 6/10, sur Epicure, quelques bonnes choses. Sur CityVox, Bnphoto a bien aimé aussi. Il y avait eu pas mal d’agitation au moment de l’ouverture, et puis c’était vite retombé. David et Sophie (toujours les mêmes) l’avaient testé avec des amis un vendredi soir et David m’en avait dit beaucoup de bien aussi.

Il est encore tôt, environ midi trente, quand je pousse la porte. Seule une table est occupée (deux jeunes femmes japonaises). Il y a donc forcément de la place pour moi. Je m’installe à une table ronde pour deux, un peu à l’écart. La serveuse (Marie), m’apporte rapidement la carte (à midi, formule à 28€, entrée plat + café gourmand ou 32€, entrée plat dessert + café, avec des suppléments en fonction de nos choix). Sinon, à la carte (le soir donc), les entrées sont entre 11 et 16e, les plats autour de 23-33€ et les desserts vers les 10€. Je choisis entrée plat dessert avec la pizzetta, oignons, tapenade pour commencer, puis les rougets, sur des asperges. Pour finir, Canoli comme à Corleone.

Le prix du litre de Chateldon, 6€, est OK. Je demande aussi un verre de vin rouge, un Crozes Hermitage 2003 (Gilles Robin, cuvée Albéric Bouvet, 8€ le verre, j’ai bien aimé et en ai repris un second, à la fin de l’entrée). Très vite, j’ai droit à tout plein de beurre demi salé, du bon pain (campagne et style baguette à l’ancienne) et des tempuras (ou fritures) de courgettes. Très bien pour se mettre en appétit. Les courgettes sont addictives!

Le décor évoque, comme la carte, le Sud et la Riviera : le sol ressemble à celui d’une terrasse au bord de la Méditerranée, quelques petits soleils sur les murs, des couleurs claires, fauteuils en fer et coussin type mobilier de jardin (de très belle facture), nappes épaisses blanc/crème. C’est chatoyant, mais hélas, le Soleil, le vrai, n’est pas à l’intérieur, puisque le restaurant est situé du mauvais côté du trottoir, et complètement fermé, contrairement à deux voisins, à tendance sudiste aussi : le 7e Sud et Di Felicie, dont les parties vitrées étaient ouvertes. Mes photos sont pourries, certes. Le cadre est, malgré ce paradoxe, agréable et plutôt chaleureux.

D’autres clients sont arrivés après, autour de 13h : deux tables de deux, 2 hommes de 55-65 ans, 1 homme de plus de 70 ans, une femme plus jeune, des gens du quartier et une table de quatre, 50-60 ans, de style plus provincial ; pas très jeune tout ça! Les jeunes sont plutôt rue Cler, en terrasse, au Café du Marché, au Tribeca ou ailleurs. Je fais donc un peu tache.

Rien à dire sur le service, c’était bien, discret, plutôt rapide, et efficace. La pizzetta ne tarde pas à arriver. De forme allongée, avec pas mal d’oignons, une sauce tapenade sur le côté, elle n’est pas mal du tout, mais j’ai trouvé la pâte trop feuilletée et pas très pizza.

Les rougets arrivent après. Ils recouvrent des asperges pas trop cuites et donc assez fermes, pas facile à couper avec des couverts à poisson. Il s’agit en fait de 5 petits rougets, avec à côté une sauce aux anchois, très (trop?) forte en goût. C’est bon, mais je suis un peu paresseux, et je n’aime pas quand il faut faire attention avec les arêtes, je n’ai pas été très bon au niveau de mon choix! Tant pis, ce n’était pas mal, mais pas extra.  27€ à la carte.

Pour me rattraper, je finis par le Canoli comme à Corleone : frit, avec des pistaches qui débordent des bords. Pas facile d’attaquer la bestiole à la cuillère, c’est du solide, mais une fois cette difficulté surmontée, c’est très très bon.

Total : environ 60 €, pour un repas plutôt pas mal (les rougets, c’est de ma faute, la pizzetta, non, le canoli, les corugettes en tempuras le bon pain et le vin, bon mais cher ont sauvé la mise), mais un peu décevant. Peut être est-ce aussi la compagnie ou l’absence de compagnie,  mais je garderai un meilleur souvenir de la Fontaine Gaillon, où le prix moyen par personne est un peu plus élevé, mais le cadre beaucoup plus de saison, et où j’avais été bluffé par le poisson.

Jour 7 : MoMA, Modern, Washington Square, Spamalot, Ray’s pizza

Jeudi 19 avril 2007

Réveil pas trop tôt ce jeudi matin, je prends mon temps et décolle finalement assez tard, direction, le Musée d’Art Moderne, autrement dit, le Moma.

Moma

Le Moma (Museum Of Modern Arts, 11 W 53rd St, entre les 5e et 6e Avenues, ouvert tous les jours sauf mardi, entrée : 20$ pour un adulte), qui a un peu plus de trois quart de siècle d’existence, a connu un lifting important (architecte : Yoshio Taniguchi , dont c’est l’oeuvre la plus connue), avant de ré-ouvrir en 2004, tout de blanc vêtu (ça fait presque mal aux yeux au début). Sur six niveaux, il y a forcément de l’excellent et du moins intéressant :

  • au niveau 6 : exposition temporaire des oeuvres de Jeff Wall, photographe canadien. Ce sont donc des photos géantes, avec des scènes reelles ou mises en scène, joliment présentées dans des boîtes rétro éclairées (un peu d’argentique classique aussi), scènes de Colombie Britannique, pas mal. Un aperçu ici.
  • au niveau 5 : sans doute le fleuron de la collection du Moma, qui correspond a la fin XIXe, debut XXe siècle, soit des chefs d’oeuvres de Van Gogh, Picasso, Matisse, Monet… Très impressionnant!
  • au niveau 4 : suite de l’expo permanente, milieu du XXe siècle, avec du Rotkho (moins qu’au Tate Modern quand même), Warhol, Klein, Yves Tanguy… très bien aussi,
  • le niveau 3 est moins spectaculaire par rapport aux 4 et 5 : expo temporaire Comic Abstraction. Un bon point parce qu’il y avait du Murakami, du Juan Munoz et j’ai découvert Inka Essenhigh. Il y a aussi une partie permanente sur le design,
  • au niveau 2, ce sont les contemporains, les oeuvres les plus intéressantes sont, pour moi, celles de Cy Twombly.
  • au niveau 1, en fait le rez de chaussee, l’accueil, un joli jardin avec quelques sculptures, une boutique, et un restaurant, le Modern.

Modern Bar

The Modern (The Museum of Modern Art, 9 West 53rd Street, between Fifth and Sixth Avenues, New York, NY 10019) se décline en un version chic, le dining room et une version plus décontractée, le bar. Ayant une petite faim après ma visite du musée, j’ai teste la deuxième formule, puisqu’il n’est pas nécessaire de réserver. Selon leur description, ils servent de la cuisine alsacienne, rustique (hein???). Comme le Musée, c’est très blanc, moderne, épurée. La partie “salle” donne sur le jardin du musée. Côté bar, nous sommes a l’intérieur : le bar en question s’étire sur 15-18 m : beau choix d’alcools forts, notamment d’Armagnac Laubade, par contre le vin présente comme ca, je trouve que cela fait moyen.On sent que le serveur barman est débordé : mon voisin de gauche attend son addition pendant plusieurs minutes. Pour moi, au début, tout va bien : après avoir regarde la carte (petites portions de rigueur, un bon point!), j’hésite et finis par rendre l’oeuf lentement poche (~17$), morceaux de homard du Maine, d’artichaut, dans un jus d’oursin, le tout dans un petit bocal, Le Parfait, et l’agneau du Colorado (~19$), rose, réduction de grenade et gratin fromage manchego. Avec un verre de vin blanc, Viognier (Cold Heaven) 2005 (16$). Le pain, surtout le campagne, est très bon, hélas. Hélas, parce que pour une fois, ca traine : j’aurai eu le temps de manger tout le pain, et, contrairement a l’eau, il n’y a pas de refill (ce n’est pas plus mal, mais ca montre les limites du modèle américain). L’entrée est arrivée relativement vite : c’était petit, très bon et léger. Le plat (en dose demi portion) a plus tarde, il y a eu un vrai rate, c’est la que j’ai fini le pain. Il faut dire que c’est assez mal foutu : la cuisine est complètement déconnectée (physiquement) du bar, même la vaisselle des verres est effectuée en cuisine.

Cela dit, la qualité de mes deux tranches d’agneau valaient vraiment l’attente, c’était fondant, exquis. Mes divers voisins m’ont donne l’occasion de voir a quoi ressemblent les autres plats : d’abord des français, qui ont teste le tartare de poisson et les crevettes, puis des italo américains, un peu rustres, qui ont pris la soupe, la salade et l’agneau. Dans tous les cas, c’est joli, petit, mignon, et sans doute très bon.

La tarte au chocolat Modern (10$) n’était pas mal, mais rien de mémorable. Pour environ 80$ tout compris, c’est une expérience mitigée : c’est bon, mais les quantités sont riquiqui et le service est complètement a revoir. Il y a un gros potentiel : le cadre est superbe, les assiettes tres bien faites, mais le service est a la traine et ça gâche beaucoup le plaisir. La seule circonstance atténuante que je peux trouver (et encore!), c’est que c’était après 14h. Dommage.

(hommage à Manzoni).

Retour dans le Midtown East pour un peu de repos. Je retrouve Juan, qui a eu une journée difficile.

Café vers Washington Square

Après un peu de repos, nous prenons un taxi, direction Washington Square, pour retrouver Nicolas, mon cher voisin et camarade de table en 5/2, actuellement en thèse a Cornell. Nous buvons des bières (~5$ la pinte) au V Café and bar, au 225 Sullivan St (Cross Street: Between West 3rd and Bleeker), New York, NY 10012. À deux pas de New York University, c’est naturellement tràs étudiant et tràs décontracté. Après deux pintes chacun, nous prenons un peu le soleil sur Washington Square. Puis Nicolas nous quitte. Nous remontons vers le nord ouest, direction 44e rue entre Broadway et 8e avenue. Pause pipi dans un Old Navy.

Spamalot

Arrivés au Shubert Theatre, Juan retire les places réservées la veille sur Internet, pour le “hit” de 2005, Spamalot, mix de Sacré Graal des Monty Pythons, avec une bonne dose de dérision Broadway. Fan de ces bouffons anglais depuis des années, j’étais aux anges. Même si parfois c’était un peu trop évident et “too much”, je ne regrette pas les 80$ que ça a coûté. Merci à Juan et Jelena pour la resa et pour s’être joints a moi. Je n’en dirai pas beaucoup plus, mais c’est assez fidèle au film, avec quelques délires supplémentaires. Une fois que cela a été fini, petite marche à pied, sur la 44e, le temps de tomber sur un taxi. Quelques minutes, le temps de me changer un peu, et je repars pour ma marche nocturne.

Promenade dans l’Upper West Side

Cette fois, je pars vers l’ouest, et le nord, en remontant Broadway, jusqu’à Columbus Circle, puis environ jusqu’à la 85e rue. A part au niveau du Lincoln Center, c’est très trèes calme. Normal, c’est très résidentiel. La faim m’opprime sur le trajet du retour, je tiens bon pendant un moment, résiste aux hot dogs de Gray Papaya, ainsi qu’a d’autres tentations, mais je craque lamentablement devant Ray’s Pizzas (825 7th Ave).

Ray’s Pizza

Comme son nom l’indique, ils servent des pizza, en slices, triangulaires, ou rectangulaires (a la sicilienne). Ils prétendent aussi être famous et original, mais ça, c’est moins vrai. Une chose est sure : entre les prix annonces (moins de 3$ la slice, mais avec des astérisques) et la réalité : près de 10$ pour une part de végétarienne, une part de blanche (sans tomate) au fromage, avec une bouteille d’eau, il y a un peu de déformation/inflation des prix. Enfin bon, j’avais faim, c’était pas mal, même si la pâte est trop épaisse. Le personnel est méditerranéen de l’est ou du sud, surtout des Balkans. Loin de me rassasier, ca m’a ouvert l’appétit! Je n’ai heureusement rien trouve d’intéressant sur le chemin du retour, a part une potentielle bonne action. Dodo.

Back to Paris

Mardi 10 avril 2007

Me voici de passage à Paris, après une semaine de coupure au Liban. Pas grand chose à raconter : j’y allais surtout pour voir mes parents, me reposer, casser le rythme infernal de Paris.

J’ai bien réussi :

Bon OK, il y a eu deux restos :

  • Chez Sami, à Jounieh/Maameltein, sur le bord de mer (09/910520) : spécialités de poissons, à la libanaise : Siyadiyé, au gros sel, un must, nous y déjeunons au moins une fois chaque fois que je passe au Liban : très beau cadre (ancienne maison libanaise donnant directement sur la mer), bonne nourriture, bon service : jamais déçus…
  • Al Dente, le restaurant de l’Albergo, le seul Relais & Chateaux de Beyrouth. Comme son nom l’indique, c’est un restaurant italien haut de gamme (du Nord, style Caffè Minotti), où l’on mange, dans une belle maison libanaise restaurée, de très bons pasta, risotto, viandes et poissons.

Bilan plus que positif, j’ai bien profité de mes parents en plus!
Trajet du retour pas extra. J’ai mangé le plus mauvais club sandwich de ma vie à l’aéroport de Beyrouth. Ma guigne m’a poursuivi après : en avion, j’étais assis près d’une de ses mères soi disant modernes qui ne savent pas élever leurs enfants : le petit merdeux de trois ans était sur excité, sa mère ne faisait pas grand chose. À un moment je me suis plaint, elle me répond que c’est un enfant, qu’on ne peut rien faire, j’ai menacé de le frapper si elle ne faisait rien et s’il ne se calmait pas : OK, je ne suis pas sympathique, mais ça a marché, le morveux s’est tenu tranquille. Une future racaille, mais c’est la mère qui méritait des baffes, en fait. La malchance continue : le sas PEGASE ne marchait plus, les fonctionnaires de la PAF s’en foutaient (ah oui, ça risque de le mettre au chômage? non, même pas, dommage d’ailleurs…), donc queue (pas trop longue, il y avait heureusement un guichet UE + Suisse), et puis attente de 30 minutes pour récupérer ma valise : même à Beyrouth ils sont plus efficaces!

Déjeuner cacher au Momento Café

Jeudi 29 mars 2007

Momento Café. Restaurant Cacher (Beth Din, Lait).
46, rue de l’Ancienne Mairie.
92100 Boulogne. Tél. : 01 41 10 08 80. Site Web.

Déjeuner avec Marc(o), un ancien collègue de Thales, à Boulogne, dans un restaurant Cacher italien, le Momento Café. J’avais déjà abordé le thème “nourriture et religion” début 2007, à cause de l’histoire de la soupe au lard. C’est vrai que manger cacher n’est pas évident, mais il y aurait environ 200 restaurants cacher en région parisienne, ça en fait quand même quelques uns.

Le Momento Café est un cacher lait (par opposition à cacher viande), cuisine italienne. Pas de viande donc, mais du poisson, du fromage (sans présure). Pizzas entre 8 et 11,30€, pâtes entre 8 et 13€, ils font aussi des salades, des croque… Desserts entre 5 et 6 euros.
Je me laisse conseiller par Marco et opte pour leur spécialité, la pizza momento (tomate, féta, oignons confits, champignons, poivrons) : très bonne. Puis un crumble aux pommes et fruits rouges, glace vanille en dessert. Rien à dire : simple, bon et très léger : c’est réussi.

Le cadre est agréable : petite salle d’une grosse trentaine de couverts, mobilier en bois marron foncé (genre wengé clair, ce qui fait très net) avec la cuisine ouverte et le four au fond. Service efficace, genre gros nounours.

C’est Marco, avec qui j’ai passé un déjeuner très agréable, qui m’a invité. Merci, et à bientôt, pour la revanche!

Plus d’infos sur Manger Cacher.

Pris sur http://www.cacher-restaurant.com/

Déjeuner aux Ambassadeurs

Dimanche 18 mars 2007

Aux Ambassadeurs.
171 quai Albert 1er 83700 Saint Raphaël
Tél. : 04 94 95 10 65.

Après la messe, ma Grand-Mère et moi nous promenons quelques temps sur le jardin Bonaparte (construit sur le bord de mer, au dessus d’un gros parking pour les touristes en été. Beau temps, mais un peu de vent.

Nous déjeunons ensuite aux Ambassadeurs, sympathique restaurant/brasserie, peut être un peu moins piège à touristes que d’autres restaurants en apparence équivalents sur le port de Saint-Raphaël. Rien à voir avec les Ambassadeurs à Paris

Carte style brasserie + pizza, avec de généreuses (mais pas très originales) salades plutôt copieuses, pas mal de choix en viandes, pizzas et poissons. Cadre agréable : pas directement sous le soleil à l’intérieur, et protégés du vent, voilà ce que ça donne niveau vue :

À l’intérieur, c’est assez grand et clair, mobilier en bois brun, nappes en papier. Service aimable et efficace, avec un beau sens de l’humour : un serveur a apporté deux grandes bourrides à un couple qui venait de terminer ses pizzas…

J’ai testé, dans le menu à 15€ et quelques, la salade niçoise (un peu salée, à cause des anchoies), puis la pièce du boucher, pas mal du tout, avec des frites, en grande quantité, mais hélas pas maison. Pour finir, tarte aux figues : pas mal du tout, mais à quoi servaient la crème anglaise et les paillettes multicolores?

Bilan : agréable, simple, généreux, de quoi passer un déjeuner tranquille… Merci Mamie!