Archive pour la catégorie ‘Bar à vins’

Verres et dessert au Beau Vin

Mardi 15 mai 2007

Le Beau Vin, bistrot à vins,
7, rue des Prouvaires, 75001 Paris.
Tél. : 01 45 08 04 10.

Le Figaroscope lui avait mis un coeur, je l’avais testé fin mars 2006, un vendredi soir où il n’y avait plus de place au Louchebem. 3 étoiles (sur 5) dans CityVox :« Bon bistrot
Chez Elle (Cécile) a laissé la place au Beau Vin. Pour un vendredi soir, c’était pas mal : il y avait de la place pour 6 peu après 21h, sans réservation. Accueil plutôt pas mal donc. Serveuse jeune, avec un bon sens marchand (on conseille de prendre des entrées, parce que les plats prennent du temps). Devant notre détermination, elle a fini par céder et nous a même offert un peu de saucisson pour accompagner notre vin, pour patienter. Plats entre 15 et 32 euros, l’entrecôte est copieuse, les gambas aussi. Noix de St Jacques à la Provençale : bonnes (quoique je trouve que à la Provençale ça gache un peu) et portion OK si vous êtes au régime, ce qui tombait bien. Bon choix de vins (20 –> plus de 80 eur). Les desserts ne sont pas mal non plus (6-7 eur / le dessert). Séance de ciné ratée, mais pas trop de regrets, c’était bien, peut être un peu surfacturé (30 eur par personne à 6 avec 2 bouteilles de Graves, une grande San Pé, un plat chacun, 3 desserts et 2 cafés). Pour une solution de repli, ça allait largement. »

Après la petite promenade pour digérer le Falafel, et en route vers le Niq, Jo(nathan), serveur au Beau Vin et habitué du Niq, à 1 minute, nous hèle, nous offre des verres de vin, et puis, n’ayant pas fait mon deuil de dessert, je prends un gratin de fraises (7€). Laurent (flair bartender au Niq) et John Michael (Jean-Michel?) passent, sur leur trajet vers le Quick. Sylvain arrive à peu près au moment de partir.

Merci Jo, pour les verres. Le gratin était bon, même si je me suis brulé un doigt avec l’assiette super chaude.

Dîner à la Crèmerie

Vendredi 11 mai 2007

La Crèmerie, marchand de vins, bar à vins, restaurant.
9, rue des Quatre Vents, 75006 Paris.
Tél. : 01 43 54 99 30.

Réservation pour 5 à 20h30, OK, pas de problème, mais je suis dès le début prévenu qu’ils ferment à 22h. Sans doute le côté bourru du patron, comme l’a écrit le Fooding. C’était bien son seul côté bourru, parce que, même si je suis accommodant, je n’ai rien trouvé à redire à l’accueil et au service, qui étaient très bien!

Comme avec la testeuse du Fooding, il n’y avait plus de Burrata (fromage italien qui ressemble à de la mozzarella, mais qui est fabriqué avec du lait de vache). Ce sont sans doute les deux caricatures de touristes américains, à la table d’à côté, qui ont fini la dernière. Bertrand Celce, lui, n’est pas américain, et a rédigé un très bel article, en anglais, sur la Crèmerie (il est en plus photographe professionnel, donc allez voir ses photos). La Crèmerie, anciennement Caves Miard, a changé de propriétaire en 2006. Avant, ça ressemblait à la description du Figaroscope. Pas trop de changements quand même, puisque le Figaroscope, en octobre 2006, mentionne juste l’arrivée des nouveaux patrons. Jolie petite sélection de vins bio (biodynamie) et natures. Le patron, qui est un homme de goût, n’est pas très Bordeaux (moi non plus, ça tombe bien).

Vins, mais aussi cidre, champagnes, dont les prix commencent tout bas (~5€, pour aller plus haut) peuvent être emportés ou bus sur place, moyennant un droit de bouchon de 6€. Arrivé avec un peu d’avance, j’ai commencé par un verre de Crozes Hermitage (Printemps, genre de Crozes « nouveau ») 2006, de Dard et Ribo (5,5€ le verre), un début en douceur. Sophie, arrivée un peu après, se prend un verre, puis David M, puis Marc, un ami de Jeff, déjà vu au Next, et enfin Jean-Daniel (avec son casque) et Jeff. 6 sur une table pour 4, c’est un peu serré, mais c’est passé. Marc choisit une bouteille de blanc, ce sera un Sancerre. À manger, nous avons partagé : du Comté, du chèvre demi-sec, du chèvre frais au miel, deux assiettes de charcuterie ibérique (30€ l’assiette), tranchée avec l’appareil rouge que vous voyez en photo (une pièce d’origine, 1936, restaurée), de la tourte tomate, fromage épinards, tian de légumes marinés… Les prix des assiettes vont d’un peu moins de 10€ pour les fromages à un peu plus de 20€ Burratta, pas là, tourtes vers les 12-14€).

Plus une autre bouteille de blanc et une de rouge : en gros, cela faisait un verre chacun et hop, à la suivante. Je ne me souviens plus, hélas, de ce que nous avons bu (et pourtant je n’avais pas encore trop bu). Il me semble qu’on a pris une bouteille de Crozes nouveau, Dard et Ribo, puis un blanc, plus du nord.

Bilan : malgré l’exiguité (et les toilettes bas de plafond), c’était agréable, bon, pas complètement donné (34€ par personne,  ce n’était pas un vrai repas) mais honnête et de bonne qualité.

Marco, de retour d’Athènes, nous rejoint au moment où nous partons. Sophie rentre, tous les autres se dirigent au Bar, rue de Condé.

Déjeuner royal à l’Opportun

Samedi 5 mai 2007

L’Opportun. Bistro-restaurant Lyonnais.
« Beaujolothérapie ».
62 Boulevard Edgar Quinet, 75014 Paris.
Tél. : 01 43 20 26 89.

À la recherche d’un restaurant de viandes pour déjeuner avec Céline samedi, nous sommes allés à l’Opportun. Conseillée par Cercle Finance, décrite dans Bestrestaurant, sur CityVox, cette adresse, pourtant connue, m’avait échappé, jusqu’à ce que je tombe sur la critique du Lebey (je vais peut être le prendre au pied de la lettre et lui écrire pour le remercier!). J’aurai du lire le Fooding : ils préviennent que c’est gargantuesque. Pas facile de trouver une bonne adresse le samedi à midi. J’ai pensé au Boeuf couronné, mais le XIXe, un samedi, à midi, c’est un peu loin quand même!

Réservation pour deux à 13 heures. Pas complètement remis du Café Noir, je parviens à être prêt un peu après 12h45, je retrouve Céline rue du Bac, le bus 94 semble nous attendre, hop. Descendus à l’avant dernier arrêt, place du 18 juin 1940, nous traversons le centre commercial et les Galeries Lafayette, arrivons sur Edgar Quinet, et hop, entrons à l’Opportun. De dehors, comme de dedans, ça ne paie pas de mine : la déco est très bistro, voire inexistante et un peu vieille et moche. Céline a eu quelques doutes, moi aussi du coup… Cela ne dure pas trop longtemps. Notre sympathique serveur à l’accent chantant et chaleureux du Sud-Ouest nous apporte les cartes. Très bouchon lyonnais donc, pas léger du tout. Pot de beaujolais (10€), carafe d’eau.Je prends une assiette de charcuteries beaujolaises (14€, saucisson, rosette, pâté et terrine), ça commence bien. Le pain (poilâne ou baguette à l’ancienne) est très bon aussi. Ouf, le Lebey ne s’est pas payé ma tête.
L’entrée terminée, nous avons déjà moins faim. Il n’est pourtant pas question de faiblir, les choses sérieuses ne font que commencer. L’assiette débarassée, nos armes arrivent : couteau de compétition et fourchettes, ainsi que trois petits pots de moutarde (classique, à l’ancienne et piment d’espelette, au moût de raisin) + du sel.

La côte de boeuf (1,2kg, pour 2, 76€) arrive, directement servie dans nos assiettes : elle est monstrueuse (cf. les photos)! C’est extra, mais elle n’est pas pour deux, elle est plutôt pour 3 ou 4! Et pour ne rien gâcher, elle est très très bonne.

La bataille fut rude, mais j’ai vaincu (cf. mon assiette après). Bizarrement, contrairement à plein de fois où je me suis forcé à terminer, c’est venu assez naturellement, et même si j’étais conscient que c’était beaucoup trop, c’est avec un vrai plaisir que j’ai terminé ma viande. Céline en a laissé un peu, ce qui lui a valu une gentille remarque du serveur : « vous faites un marathon et vous vous arrêtez à 200 mètres de la ligne d’arrivée ».

Pour finir, nous avons partagé un baba au rhum (avec du rhum 7 ans Havana Club, 8,40€), encore un petit monstre :

Classique, bon, réussi et très généreux, ce dessert, à l’image de notre repas, nous a fait terminer en beauté.

Un peu moins de 120€ (pourboire compris), pour un tel repas, c’est bueno! Tout était bien, sauf la déco, mais on s’en fout de la déco, ça sert juste à compenser ou masquer les faiblesses du reste.

Dîner à la Gazzetta

Dimanche 4 mars 2007

LA GAZZETTA
29 rue de Cotte 75012 Paris
Ouvert de 10H à 1H, du mardi au dimanche après-midi (ça s’arrête au samedi soir maintenant).
Tél. : 01 43 47 47 05. Site Web. Carte des plats. Carte des vins (en mars 2007).

Ouvert par l’équipe du Fumoir et du China Club, les débuts ont semblé laborieux, avec un service à chier (mauvaise expérience pour les Parisist en 2005). L’Express l’a mis dans ses 20 coups de coeur de l’année, mais c’était avant l’arrivée du chef actuel, Petter Nilsson. Le Fooding relate une belle amélioration : après des débuts laborieux, ça va beaucoup mieux, parait-il! François Simon l’a haché menu, fin 2005 également. Devant tant de polémique, il fallait se faire sa propre opinion et trancher!

Réservation samedi soir, 21h30, avec Anne et Jean-Baptiste. Effectivement, la description donnée dans ce Podcast avec Clothilde Dusoulier, de Chocolate & Zucchini, dans Table à découvert, est assez fidèle : il ont fait un effort pour la déco, et c’est assez réussi, genre bistrot rétro remis au goût du jour. En plein jour, ça donne ça :

Image Café France

Le soir, c’est beaucoup plus sombre. Arrivé vers 21h30, je récupère la table et attends l’arrivée d’Anne et Jean-Baptiste. Une margarita (rien d’exceptionnel, pas vraiment de goût, 9€) et de bonnes olives vertes et noires pour patienter. La carte est assez concise au niveau plats : le soir, menu à 32 euros avec une soupe de topinambour et piment de Jamaïque cresson, suivi d’un chaud-froid sardines et haricots borlotti, menthe-abricot-fenouil en entrées, puis, en plat principal, le choix entre une « lotte rôtie entière betteraves cuites au gros sel – feuilles de moutarde confiture au citron saumuré » et « canette chou pointu-estragon-vin rouge », et pour finir : fromage (Saint nectaire noisette-radis-miel purée d’amandes) ou dessert (ananas confit biscuit meringue – noix – chocolat sorbet manjari). À la carte (midi et soir), 4 entrées, 4 plats, 4 fromage/desserts.

Il y a pas mal de choix au niveau des vins et des boissons. Notons la présence d’une bouteille libanaise (bravo!) : c’est un Massaya 2003. Ils ont aussi un petit choix de vins Corses. Tous les détails sont ici. Nous avons commencé avec un blanc (Picpoul de Pinet) frais et très sympathique, puis avons enchainé sur un Fitou 2002 Gérard Bertrand (assez puissant, agréable, terrible en fin de repas!). Le pain (de campagne) est bon, trop bon pour mon régime, puisque j’en ai abusé.

Après un peu d’attente, nous commandons enfin : menu à 32 euros : avec canette en plat principal pour JB et moi,  ananas rôti pour moi, Saint Marcellin pour JB. Anne se concentre sur les Saint Jacques (poireaux grillés-pomelos-estragon) puis finira sur un « projet cassata ».

Après un début un peu lent, tout s’est très bien passé : bon enchaînement des plats (assez originaux et bien réussis) et service attentif. La soupe était en fait montée en émulsion/battue, très léger du coup et très bon! La seconde entrée n’était pas mal mais je ne suis pas très fan de sardines en général, je dirai que c’est une composition de goûts intéressante. La canette était délicieuse. Sur le moment JB et moi nous sommes fait la reflexion que la portion n’était pas très copieuse et qu’on en aurait bien mangé un peu plus. Avec un peu de recul, ce n’était que pure gourmandise, vu ce qu’il y a à manger dans le menu, nous ne sommes pas morts de faim! Enfin, l’ananas confit etc. n’est pas comme je l’imaginais (j’espérais voir vraiment le fruit, c’étaient des morceaux) mais j’ai trouvé ça très bien quand même : le « confit » enlève l’acidité de l’ananas (qui me donne souvent des aphtes, là aucun problème), noix et sorbet chocolat forment encore un bel assemblage. Le projet Cassata (assemblage mais pas de mélange : on compose comme on veut) est bien aussi.

Cafés, cigarettes, puis nous partons (ils m’ont très gentiment invité : un grand merci!), jusqu’au métro Ledru Rollin, eux pour rentrer, moi pour aller digérer sur la piste de danse du REX.

Bilan : finalement, c’est simple, pour passer une très bonne soirée, il suffit de trouver quelques amis, une bonne adresse et le reste vient tout seul! Clientèle assez variée, souvent trente ans plus,  voire 50 ans +, quelques couples, quelques groupes. À part une serveuse assez jeune (et jolie), ce sont plutôt des quarantenaires, à l’écoute, appliqués, prévenants : il nous a prévenu que notre Picpoul est bien pour l’apéro mais pas extra pour l’ensemble du repas, il avait raison, nous sommes passés au Fitou après les entrées. Budget à 3, avec deux bouteilles de vin ~45-50 €/personne.

Dîner à la Bourse ou la Vie

Vendredi 2 mars 2007

La Bourse ou la Vie.
12 rue Vivienne, 75002 Paris.
Tél. : 01.42.60.08.83. Ouvert seulement en semaine.

Après un premier dîner en décembre, au cours duquel Guilhem et moi avions été emballés, et après une journée de jeûne, à l’exception d’un demi jibnéh réchauffé ce matin, je propose à Marco de se faire un bon resto de viandes. Rendez-vous à 20h45 à la Bourse ou la Vie, rue Vivienne.
Cette fois, Fabrice et Philippe sont en cuisine/service. Nous nous installons au bar, plus convivial et éloigné d’un groupe de client bruyants. Nous commençons par une très bonne bouteille d’Aloxe Corton (49€ qui deviennent 39€ suite à une gentille erreur de Patrice). Ayant bien aimé le thon à l’huile d’olive la dernière fois, je reprends la même chose. Marco choisit les maquereaux à la moutarde. Puis ce sera steak frites au poivre pour Marc, pied de porc désossés pour moi (et frites, of course!). Que dire : très bien, mais la sauce moutarde des rognons de la dernière fois m’a manqué! Je deviens mono-maniaque on dirait! Pour finir : tartes au pommes, comme il faut, pas lourdes pour un sou. Je goûte une gorgée de marc de Chateau-Neuf du Pape : ce n’est pas pour moi. Marco en prend un verre en digestif. Puis café pour finir. Total ~115 euros à deux, pour un très bon vin, de bons plats : pas forcément donné, mais ils les valent largement. Fabrice et Philippe étaient en forme, malgré une semaine « éprouvante ».

Vue de la salle depuis le bar :

Visite de la chambre froide et de la cuisine :

Après ce beau dîner, nous enchainons sur le Caveau Montpensier, où nous essayons d’attirer des clients de la Bourse ou la Vie arrivés trop tard. Ces imbéciles se sont arrêtés en chemin au Grand Colbert. Quelle idée débile!

Chez Georges dans le top 10 des meilleurs bars au monde!

Jeudi 30 novembre 2006

Un post de Parisist nous apprend qu’un article du Guardian classe chez Georges, le bar à vins (pas terribles les vins) de la rue des Canettes dans les 10 meilleurs bars au monde.

C’est assez surprenant, surtout quand ça parle de « jeunes cools »…

Tapas au Bellota Bellota

Vendredi 8 septembre 2006

tapas cuenta

Bellota Bellota. 18 rue Jean Nicot. 75007 Paris.
Tél : 01 53 59 96 96.

Ce que j’avais écrit sur CityVox :

« Bien, mais abus au niveau des prix
Entre la rue de l’Université et la rue Saint Dominique, pas loin de la rue Surcouf, le Bellota Bellota (Paris Rive Gauche) joue la carte luxe à fond. C’est bon, mais c’est cher, très cher, et le serveur qui s’est occupé de nous pousse un peu trop à la consommation. Si le but était de nous « avoir » au niveau prix, c’est réussi. Très sympathique, mais ne pas lui faire confiance. J’ai peut être une explication : nous avions réservé pour 8, nous n’étions que 5, mais nous avons finalement payé pour 8 ! À peine arrivé, il nous propose un verre de vin pour démarrer : « boisé ou fruité ? », on choisit un des deux, qui étaient très bons d’ailleurs, mais à l’arrivée, le premier était quand même à 11.80€ et le second à 8 euros le verre. La carte luxe, ils la jouent à fond ! Pareil pour la suite, quand il vous propose un assortiment de charcuterie, on se dit que c’est une petite formule, en fait non, ça consiste juste à apporter sur un même plat 1 ration de Lomo, de Chorizo et de Vic de Fayet (19 euros). Les tapas sont très bons, mais pas donnés, et les quantités que nous avions prises (sur ses conseils) étaient finalement plus copieuses que nécessaires. Les assiettes dégustation sont très bonnes et correctes niveau quantité, mais c’est un peu mesquin de facturer la délicieuse purée 5 euros en supplément. 220 euros à 5, et encore, il me semble qu’il a oublié (ou fait cadeau ?) de la bouteille de vin à ~40 euros. Niveau déco, c’est bien fait, du rustique classe, je dirai. Niveau ambiance, je ne sais pas, nous étions dans la cave voûtée, il n’y avait que nous, l’ambiance entre nous était très bonne ! Bref, c’est bon, très bon même, mais c’est cher quand on se dit que ce sont des tapas (je ne suis pas radin, en général) et le serveur a fait un one-shot, ce n’est pas sur que nous reviendrons, ou alors nous ne l’écouterons pas !« 

Autres avis :

Drinks au Café Mode

Mercredi 19 juillet 2006

Paris 8e