Archive pour la catégorie ‘Poissons’

Dîner en terrasse du bistrot de l’Alycastre

Jeudi 3 mai 2007

Le Bistrot de l’Alycastre,
2 rue Clément 75006 Paris.
Tél. : 01 43 25 77 66.

Vu lundi soir avant d’aller au Bar, j’ai lu la critique du Figaroscope (2 coeurs) de cette semaine, et celle de Philippe (et ses gourmandises), 3 miams sur 5. Lors du choix de restaurant avec Aurélie, nous avons assez vite convergé, puisque l’Alycastre est respectivement à 6 et 10 minutes de chez elle et de chez moi. Avec le beau temps, j’ai pensé que la terrasse serait une bonne idée. Réservation vers 21h15.Après un petit apéro au Caveau Montpensier, je pose mon vélo chez moi et je marche jusqu’à Saint Germain des Prés où je dois retrouver Aurélie. Je suis un peu en retard, elle un peu plus, mais ce n’est pas désagréable de regarder les gens passer et attendre près du crépier. Jusqu’à ce que je tombe sur un soi disant “ex para”, devenu un peu rasta qui me raconte qu’il a fait un mauvais saut en parachute à Pamiers, en Ariège et blablabla… (passionnant n’est-ce pas?) Je me demande à nouveau comment je fais pour attirer tous ces gens et je marche jusqu’au Marché Saint Germain pour attendre au restaurant.La terrasse est en fait des tables (assez petites) disposées sur le trottoir, le long du restaurant. Jolie vue sur le Marché Saint Germain donc, mais la rue Clément n’est pas si calme que ça bien que petite, elle est assez fréquentée, notamment par des gros cons en moto qui roulent trop bruyamment.

Un peu de lecture pour patienter : la carte, très sud (méditerranée), avec des plats plutôt légers et poissons : entrées dans la gamme 7-15€, plats autour de 22-28€, desserts vers 7-8€. Aurélie arrive, nous commandons : Gazpacho, glace à l’huile d’olive pour moi, en entrée (rien pour Aurélie), puis Saint Pierre et légumes en tagliatelles pour Aurélie, Saint Jacques + rizotto pour moi. Une bouteille de Saint Véran 2005, 24 € (oubliée sur la note) et une carafe d’eau pour accompagner. Mon premier gazpaccho de la saison était très bien : frais, morceaux fins mais existants (pas une ignoble bouillie quoi), ce qui permet de savoir ce qu’on mange. Le sorbet olive est une bonne idée : tout seul, c’est bon, fondu avec le gazpaccho, on sent moins sa présence… Le Saint Véran était bien aussi, frais, léger, discret mais loin d’être insignifiant. Bon début donc, surtout que notre serveuse est souriante et gentille.

Les plats confirment : le Saint Pierre était extra, mes Saint Jacques + rizotto bien vus, réalisés. Comme l’a dit Philippe, ils ne sont plus au rodage.

Pour bien terminer, les desserts : très bonne soupe de chocolat pour Aurélie,  soupe de fraises dans du lait de coco pour moi. Bien que bon, et parce qu’il faut bien chipoter un peu, j’aurais préféré que mon dessert soit frais plutôt que tiède. Le petit biscuit à la noix de coco était de trop, sans intérêt.

Au moment de payer, je n’avais pas réalisé qu’ils s’étaient trompés : nous n’avons pas pris de mousses au chocolat, et juste un seul café (2,20€ le café), par contre la bouteille de Saint Véran n’y figure pas. Erreur volontaire ou pas, et même sans cette erreur, merci! C’était bon, agréable (même si à l’intérieur ça doit être mieux, surtout qu’à la fin il faisait froid dehors), service (féminin) serviable et souriant. Bien!

Adieu Coffee Room

Dimanche 29 avril 2007

Le Coffee Room (71 rue du Cherche Midi, 75006 Paris), sympathique café/salon de thé, petit resto, où l’on pouvait passer de bons dimanches après-midi prolongés, dans un joli décor à l’anglaise, a fermé ses portes et sera remplacé par un Sushi Shop.

Après l’arrivée d’un Sushi West boulevard Saint Germain, une autre chaîne de Sushi débarque dans le 6e arrondissement. Que fait la Police? Comme si les faux japonais de la rue Monsieur Le Prince n’étaient pas déjà de trop. C’est vraiment trop cheap comme arrondissement!

J’en connais deux qui vont être contents en tout cas : Laurent et Céline, qui commandent chez ces saligauds 2-3 fois par semaine, devaient appeler la boutique du 16e arrondissement. Dorénavant, ils seront à moins de 5 minutes en scooter…

Déjeuner sur la terrasse du Flora Danica’s Butik

Vendredi 27 avril 2007

Flora Danica’s Butik,
142 avenue des Champs Elysées, 75 008 Paris.
Tél. : 01 44 13 86 26.

Rendez-vous (à l’arrache) vers 13 heures avec Laurent, devant le show room Toyota, sur les Champs Elysées, pour déjeuner, rapidement (en 3/4 d’heure), ensemble. Après un passage au tabac (et pas un passage à tabac), nous décidons de profiter du beau temps et de tenter la terrasse du Flora Danica/Maison du Danemark, entre les métros George V et Charles De Gaulle Etoile, du “bon” côté des Champs (ie. le côté Nord, où le trottoir est ensolleilé). Bizarrement, ce n’est pas si bruyant que ça… Et puis on ne sent pas les gaz d’échappement. Clientèle comme dans tout le quartier : touristes, business men ou women qui veulent manger en vitesse, des Libanais (dont deux à ma droite)…

Nous trouvons de la place sans problème et optons rapidement pour la “pause gourmande”, qui consiste en une boisson fraiche ou un demi de bière (autour de 5€), une grande assiette (5-6 choix, spécialités nordiques, of course, hors menu elles oscillent entre 20 et 25€), et une viennoiserie ou pâtisserie (entre 3 et 5,80€). Une serveuse (assez grande, svelte, blonde, avec ou sans accent), vient rapidement prendre notre commande.

Grande assiette nordique pour Laurent (à gauche) : saumons fumé et mariné, petites crevettes, flétan fumé, un peu de verdure. Saumon mariné à l’aneth “Gilbert Bécaud”. Les boissons arrivent quelques minutes après, apportée par une autre serveuse, dans le même style que la première. Pespis pour Laurent, Perrier pour moi.

Les plats arrivent un peu après (normal, il n’y a rien de chaud). C’était bon, mon saumon était vraiment très bien, mais un peu de légumes ne m’auraient pas fait de mal, et puis les assiettes, mais la grande assiette ne sont pas si grandes que ça. Le rapport qualité/prix est bien, par contre, niveau quantité/prix, ce n’est pas trop ça.

Enfin, on va dire que c’était bon et léger… Les desserts arrivent peu après. Brownie pour Laurent (à gauche) : bon, et pas trop compact, pas étouffe chrétien quoi. Tarte au chocolat pour moi : petite mais bien faite.

Addition : 60€ à deux + un peu de pourboire. Un peu cher si on ne regarde que la nourriture, mais la terrasse (les blondes?), le spot et le soleil ne sont pas gratuits…

Plus d’infos :

Rien de passionnant sur CityVox, description assez objective du Flora Danica, et portrait du chef, Georges Landriot, sur les restos.com, avis très positifs sur Mmmm (quid du brunch?), notons aussi la possibilité d’emporter ou de manger au Copenhague, plus chic.

Day 6 : bye bye Boston, hello NYC

Jeudi 19 avril 2007

Article sans accents pour l’instant, le clavier est un qwerty, je ne me souviens plus comment faire… Mise à jour!

Départ et sandwich
Ma valise faite, je quitte l’appartement de Pierre et Claire, direction South Station et le “bus terminal”. J’arrive assez tot pour avoir le temps de m’acheter quelque chose a manger, chez D’Angelo (700 Atlantic Ave, Boston, MA 02111, tel.: 617-345-0382). Je prends un medium BLT (bacon lettuce tomato) with cheese, mayonnaise (4,99$) et un litre d’Aquafina (2,39$), soit 7,75$ avec les taxes. Sandwich chaud, pas mal, mais le pain n’est pas extra, effectivement, celui de Sam LaGrassa’s de la veille etait nettement meilleur, mais aussi plus cher. La taille de celui-ci (medium) est OK.
Bye Boston

Fin du séjour à Boston : pas vu le temps passer, malgré le mauvais temps. Le plus gros changement pour moi? La fin des jetons dans le T (transports en commun) et l’arrivée de la Charlie Card (attention, le Charlie Ticket n’a pas grand intérêt). Ils se modernisent, c’est fou! Quand est-ce qu’ils virent et remplacent les vieux trains de la Green Line?

Frustration : c’est quoi ce pays où les bons restaurants n’ouvrent que le soir?

Quelques blogs en français puis anglais :

GreyHound

Je disais, la veille, que le bus n’etait pas beaucoup moins rapide que le train aux US, c’était sans compter sur la betise humaine : partis de South Station avec un quart d’heure de retard, nous avons du faire un arrêt pour déposer un voyageur, pour je ne sais quelle raison (j’avais mon Ipod pour ne pas entendre mes voisins bruyants, et gros, et assez laids : a ma droite, ma voisine asiatique, pas vieille, genre étudiante, avait de la moustache, comme le tueur de Virginia Tech?). Résultat, au lieu d’arriver juste avant l’heure de pointe, nous avons eu droit a des bouchons et sommes arrives avec une bonne heure de retard. L’arrivée n’était pas mal, puisque nous sommes passes par le New Jersey et avons pris un tunnel sous l’Hudson River, alors que les fois d’avant, en voiture, j’étais arrive par le Nord.

New York, New York

Au terminus (Port Authority), j’ai attendu 5-10 minutes un taxi (un congolais prénommé François), puis le trajet jusqu’à chez Juan et Jelena a pris !) 10-15 minutes (environ 13$ avec le pourboire) dans les bouchons et la circulation dense. Vers 18 heures, j’arrive enfin a destination. Juan est déjà là, il m’accueille et me fait visiter leur joli one-bedroom (ie un grand 2 pièces), bien range. J’ai presque de la peine a apporter mon désordre et mon bazar de squatteur. Retrouvailles, blabla… Petite sieste pour Juan, le temps que Jelena termine sa journée de travail (coïncidence? tous les deux travaillent dans le meme building, le MetLife, a quelques blocks de l’appartement).

Diner au Yama 49
Les présentations avec Jelena faites, nous ressortons assez vite pour aller diner au Yama, un restaurant japonais sushi (Yama 49, 308 East 49th St, New York, NY 10017) a trois minutes de marche. Décor bois moderne, clientèle assez jeune, 25-35 ans, style sortis du bureau, c’est assez récent et tres bruyant! Kirin Ichiban (4,5$) pour Juan et moi, verre de pinot grigio (7$) pour Jelena, puis nous partageons des tempuras crevettes légumes (15$, trop gras a mon gout) et un grand plateau de Sushi, Sahimi et maki pour 2 (57$, c’etait bon). Service pas mal mais pas top : je n’ai pas ete resservi en eau! Environ 38$/personne, on constate vite l’inflation par rapport a Boston.
Promenade
Après un détour devant l’immeuble ou Juan achètera son futur appartement, bref passage par l’appartement. Je ressors assez vite pour me promener, direction le Village et Essex et Delancey Street, où Wesley, le chef du Caveau Montpensier, m’a conseille quelques adresses de bar et restos. Il fait bien meilleur qu’à Boston, puisqu’en polo et avec un pull en gros coton, tout va bien dans la rue. Je descends donc une cinquantaine de rues et suit les changements de paysage urbain : la hauteur des immeubles diminue peu a peu, c’est moins net, moins bourgeois, plus populaire, plus jeune.

À droite, l’arc de triomphe de Washington Square.

Vodka Tonics au Welcome to the Johnsons’

Apres un petit tour dans le quartier, assez anime, surtout Rivington St, j’entre au Welcome to the Johnsons’. Le physio noir me demande mon ID : je fais si jeune que ça? La barbe naissante peut être? Je m’installe au bar, commande a boire et observe les gens. Le bar est a taille humaine : le comptoir est assz grand et prend la majorité de la partie droite en entrant, tabourets autour. En face, a gauche, de vieux canapés, des coussins plastifies. Au fond, un billard. Clientèle plutôt jeune, je serai tente de dire du quartier, pas mal d’habitués. Les consos ne sont pas chères (4$ + 1$ le vodka tonic de base). La musique est un peu n’importe quoi, sur l’Ipod, ce soir la, pas mal de metal assez violent (style Slayer), du metal plus calme (Metallica, Ozzy) et un peu de rock. Au fond, a droite (avant les toilettes), une vieille TV diffuse Top Gun (en cassette VHS). Quelques filles pas mal, venues en groupe. Ambiance assez décalée et insolite donc.

Après quelques verres, retour a pied en passant par les cinquième, sixième avenues et même Broadway. Il y avait un peu de pluie et il faisait plus frais, mais c’était supportable, je réveille le portier, ouvre la porte de l’appartement et puis dodo…

Jour 4 : Boston, MFA, Top of the Hub, Sea Front, Mc Cormick & Schmick’s

Lundi 16 avril 2007

Quelques jours déjà que je suis aux US, en principe à Boston, mais, à part les verres bus la veille du côté de Newbury Street, je n’y avais pas vraiment été. Lundi 16 avril, au programme, Patriot’s Day et Marathon de Boston.

Je pars en même temps que Claire (qui aura plus de chance que la veille, puisqu’elle a pu prendre son avion), vers midi trente, direction le centre et le Museum of Fine Arts, où je devais retrouver Mrs Cohen, chez qui j’avais habité, à Newton Centre, en juillet et août 2001, pendant mon stage chez Aspect MS). Je traverse Saint Germain.

, beaucoup moins bien qu’à Paris…
Ces saligauds du Musée sont hélas fermés, mais n’en ont rien dit sur leur site web. Tant pis, et tant mieux : il ne pleut pas et la température est acceptable. Direction Prudential center pour voirla vue. En chemin, je découvre que même un couple d’aigles (EagleCam) peut devenir une success story aux US : plein de fans, un blog.

Top of the Hub
Nous prenons ensuite un ascenseur pour prendre un verre et profiter de la vue depuis le bar/resto/lounge panoramique, en haut de la tour Prudential, le Top of the Hub. La carte est alléchante (cuisine moderne) et les plats que j’ai aperçus confirment ce bon a priori. J’opte pour un martini grenade, servi à partir d’un mini shaker, 13$, qui, à jeun, m’a coupé le souffle : j’ai plané pendant une bonne dizaine de minutes. Mrs Cohen, plus classique a demandé à la serveuse de couper son espresso (3,5$) à l’eau, puisqu’elle est habituée au jus de chaussettes US et qu’ils n’en servaient pas. La vue était assez dégagée et vaut vraiment le détour : à l’est Boston, Back Bay, Beacon Hill, le quartier d’affaires, le port, l’aéroport, la mer, un bout de la Charles River, le pont Zakim, au nord, le fleuve, Cambridge, au Sud, c’est un peu moins bien (du coup, il vaut mieux y aller à deux, puisque la partie bar donnant sur l’est est composée de tables pour 2), on aperçoit quand même une partie de l’ouest, avec Kenmore Square (Citgo, Fenway park…). Permet d’avoir une vue d’ensemble : c’est très bien. Le soir, ça doit être pas mal aussi!Photos suivantes :

  1. à l’Est, la tour John Hancock,
  2. au Nord Est, Charles River, Back Bay,
  3. Est Nord Est, Beacon Hill, North End,
  4. l’arrivée du Marathon, sur Boylston St,
  5. au sud, c’est moins bien, on voit la voie rapide,
  6. au sud ouest, c’est vert,
  7. de l’intérieur…

Marche dans Boston

L’itinéraire est sur MapMyRun. On s’aperçoit aussi un peu des limites de google maps, puisque ce sont des routes pour véhicules et qu’il n’y a pas de version 100% piéton. En gros, promenade pour voir la fin de l’arrivée du Marathon, puis traversée du Boston Garden et Boston Common, petit tour vers le centre piéton (Filene’s) puis traversée du Government Center, Faneuil Hall, Long Wharf. Il est 17h passées, il fait faim. Pierre doit nous retrouver un peut après 18h, cela nous laisse le temps de chercher un trouver un endroit.

Ce ne sera pas dans Quincy Market : fast food, ni au Salty Dog (206 Faneuil Hall Market Pl, Boston, MA 02109, tél. : (617) 742-2094), pas non plus au Durgin Park (340 Faneuil Hall Market Pl,Boston, MA 02109, tél. :(617) 227-2038) où le service est, parait-il, éxecrable (ça existe aux US?), pas non plus au Kingfish Hall de Todd English. Ye Olde Union Oyster House (le plus ancien resto des US, soit disant, 41 Union Street,) Non, je comprendrais après pourquoi Mrs Cohen avait tant de mal à choisir un restaurant de poissons : en fait, elle n’en mange pas, du coup, son mode de sélection parait incohénrent! Je prends les choses en main. Ayant lu de bonnes choses dans des guides, je décide que ce sera :

Mc Cormick & Scmick’s
Mc Cormick & Schmick’s (North Market Building, Faneuil Hall Marketplace,Boston, Massachusetts 02109. Tél. : (617) 720-5522 ou 1-888-344-6861 toll free), où , vers 18h15, nous trouvons de la place sans problème. Pierre, prévenu par téléphone, nous y rejoindra un peu après. Je commence par une Harpoon Season (5,95$), Pierre prendra un verre de vin blanc, Geyser (8$). Pas facile de choisir : il y a vraiment beaucoup de choix, ça a l’air très bon. Cup de Clam Chowder pour commencer : là encore, c’est bon, mais je suis incapable d’établir un classement!Amberjack (sériole couronné 20,80$), servie avec du riz et des petits légumes pour moi : vraiment excellent, je n’ai eu aucun mal à finir toute mon assiette. Le Monkfish (lotte, 20,95$) de Pierre semblait très bien aussi, ainsi que les grosses crevettes grillées (21,75$) de Mrs Cohen. Personne n’a rien laissé.

Pour finir, le plateau de dessert était tentant : nous avons donc craqué : énorme carrot cake (finalement assez léger, 6,95$) et crème brulée (trop sucrée à mon goût, 5,95$) que nous avons partagés à trois. Environ 33-35$/personne. C’était très bien, mais j’avais vraiment envie de tester d’autres choses!

Marche digestive et retour

Nous raccompagnons Mrs Cohen à Park Street, puis marchons jusqu’à la station Kendall (cf. MapMyRun), en passant par Beacon Hill et le très huppé Louisburg Square (où habite John Kerry).

New England Spring Tour 2007, jour 2 : Newport, Little Compton et Saugus

Samedi 14 avril 2007
Wake up

Réveil et lever vers 8h30/9h, après un premier réveil vers 6h30. Chouette, il fait beau! Après un petit brainstorming, nous nous habillons et décidons de louer une voiture pour passer la journée dans le Rhode Island, à Newport et peut être Providence. Nous partons donc à la recherche d’une voiture. Après deux essais infructueux chez Avis et Thrifty, nous trouvons finalement une Kia dorée chez National.

Food overdose

Hum, j’ai l’estomac un peu barbouillé : finir mon assiette la veille n’était finalement pas une bonne idée. Les restaurants aux USA, c’est en général l’opposé absolu des tapas et mezzés : c’est servi dans des quantités énormes, il est rare de pouvoir finir son plat, le “bagging” (leur demander de mettre les restes dans un plat) est assez répandu, mais ce n’est pas top. Pourtant, tout le monde pourrait y gagner si les portions étaient plus petites. Je suis donc gêné, mais ça reste supportable.

Boston to Newport
La route est assez facile (de la grosse highway) de Boston à Newport. Petite halte en chemin pour grignoter dans un Honey Dew (dans le même esprit que Dunkin Donuts), mon chocolate chip muffin n’était pas mal, Pierre a terminé son blueberry muffin, par contre le “french toast” bagel de Claire était très déroutant (et pas très bon), voire amusant. Nous avons, par mégarde, pris une bouteille d’eau que l’on pensait nature, mais qui était en fait légèrement “parfumée” aux fruits rouges : c’était archi sucré, archi chimique et archi dégueu!
Newport

Remis de ces mésaventures, nous arrivons peu après sur l’île d’Aquidneck (dont le nom officiel est Rhode Island), dans la baie du Narragansett. Nous longeons une base navale dans laquelle nous apercevons un porte avion, puis nous arrivons à Newport : Thames Street, la promenade au bord de la mer, puis nous partons à l’est, à la recherche du début du Cliff Walk, promenade au dessus des falaises permettant de voir les Mansions, propriétés (parfois extravagantes) ayant appartenu à de grandes fortunes du début du XXe siècle. Connue également dans l’histoire de la Coupe de l’America, Newport est surtout une ville balnéaire, et comme son nom l’indique, un port. C’est plutôt joli, très Nouvelle Angleterre : jolies maisons individuelles en bois, habitants plutôt aisés. Après un petit tour pour repérer le meilleur endroit pour laisser la voiture, nous revenons à l’ouest et nous garons sur Wellington Avenue. Nous marchons sur Thames Street (la rue commerciale et touristique, bordée de restaurants, boutiques de souvenirs…), et arrivons finalement sur Bannister’s Wharf.

Déjeuner au Black Pearl
Nous entrons au Black Pearl, (tél. : 401 846 5264), qui n’est pas le bateau de Jack Sparrow dans Pirates des Caraïbes, mais un restaurant de poissons et fruits de mer qui se décline en trois versions : un kiosque en plein air (fermé), une taverne, et un restaurant plus chic. Nous optons pour la solution intermédiaire : 20-25 minutes d’attente. En fait une douzaine de minutes et un petit tour au bout de la jetée après, notre table était prête. Sam Adams (4,40$) pour les hommes, jus d’orange pour Claire (3,50$), Cup de Clam Chowder (4,50$) pour Claire et pour moi : plus d’herbes et plus de solide que dans les versions de Boston et du Massachussets : c’est bon aussi. Puis ce sera Bluefish (sorte de bonite, 16$) pour Pierre, Monkfish (lotte,20$) pour Claire et Bay Scallops (petites noix de Saint Jacques, 21$) pour moi.C’était globalement bon, agréable (et copieux, bien sur). L’ambiance fait effectivement très taverne : bois noirs, les tables rondes sont en fait des tourets aménagés et ce n’est pas très grand (moins d’une cinquantaine de couverts dans la salle “taverne”).
Cliff Walk, les Mansions
Retour à la voiture en passant un peu par Spring Street (parallèle à Thames, plus à l’intérieur des terres) : là encore, de jolies maisons anciennes (bois ou briques), quelques églises. Nous reprenons la voiture pour faire un tour de la partie sud de l’île : Fort Adams, puis Ocean Avenue jusqu’à Bellevue Avenue : des deux côtés, des Mansions, aux styles et goûts parfois discutables : il y a vraiment de tout : des colonnes grecques, du marbre, du château style XVIIe siècle, et même un pavillon chinois… Nous nous sommes garés au bout de Narragansett Avenue pour faire la promenade le long des falaises (petites falaises), avec l’Océan à gauche et les Mansions à droite. Une bonne promenade, mais un peu longue : nous sommes revenus par Bellevue Ave, et à la fin, c’était un peu ennuyeux. Certaines propriétés sont toujours privées, d’autres sont ouvertes au public et peuvent se visiter. Justes au niveau temps, nous nous sommes contentés de les voir de dehors.
Little Compton
Nous reprenons la voiture et guidons Claire pour qu’elle nous conduise à Little Compton (promenade proposée par Lonely Planet New England), nous quittons donc l’île d’Aquidneck et partons vers le sud : jolis paysages, succession de maisons anciennes, de fermes, vue sur l’île d’Aquidneck. Au niveau de Tiverton “Four Corners”, halte par un glacier réputé : Gray’s Ice Cream. Grand choix de parfums, du plus classique au plus original et chimique. Claire et Pierre, raisonnables, optent pour une ou deux boules. Moi, inconscient, je suis les conseils du guide et demande un “cabinet” qui est en fait un milk shake (~ 4,5$) d’environ un demi litre. C’était très bon (mélange strawberry cheesecake et chocolat noir), mais cela aura des conséquences facheuses sur ma soirée et mon ventre… Tous les autres clients semblaient être des locaux, en pick-ups ou gros 4×4, chemises à carreaux. Petit tour en voiture à la recherche de Goosewing Beach. Le temps passe, les indications ne sont pas très précises : demi tour et retour à Cambridge.

Une bonne excursion d’une journée, s’il fait beau!

Soirée à Saugus

Retour sans problème à Boston puis Cambridge (pas de problèmes de traffic), petit passage par l’appartement de Claire et Pierre, puis par le Shaws de Porter Square, pour prendre du hommos (rayon impressionant) et du pain libanais, et un liquor store pour prendre des bières. Nous prenons au passage Francine, une collègue de Claire et Pierre nous guide, grâce à Google Maps jusqu’à la maison de Tho (un collègue franco vietnamien de Claire) et de sa femme Emy (américano-vietnamienne), pour une soirée Nems (maison), Poker, Karaoke. Une grosse quinzaine de français, en majorité de l’Ecole internationale de Boston, enseignants, assistants, administratifs. Tournée de saké pour finir une bouteille pas entamée, nems, dips, c’était bon, mais mon système digestif, attaqué et malmené par la nourriture US et ma négligence n’en peut plus. Quelques passages difficiles par les WC. Plusieurs activités en parallèle : poker, karaoké, fumer des clopes dehors. Je me concentre sur le poker : après avoir été assez mauvais lors de la première partie, je me venge pendant la seconde, où j’ai éliminé presque tout le monde et battu en finale Tho, vainqueur de la partie précédente. Puis il se fait tard, je ne sais toujours pas comment j’ai pu tenir après le sale quart d’heure plus tôt dans la soirée, mais bon, ça s’est arrangé.

Retour à Cambridge, dodo.

Hommos à gogo :

Déjeuner sur la terrasse de la Fontaine Gaillon

Jeudi 12 avril 2007

Fontaine Gaillon, Addition
La Fontaine Gaillon
Place Gaillon 75 002 Paris.
Tél. : 01 47 42 63 22, Fax : 01 47 42 82 84.

Rendez-vous, à midi trente, devant la Maison Dorée, avec Camille, pour déjeuner ensemble. C’est la période des bonnes nouvelles :

  • cela faisait super longtemps que je n’avais pas eu la chance de voir Camille (OK, je mens un peu : elle était passée au pot de départ au Caveau il y deux semaines, mais avant, cela faisait vraiment un moment que nous ne nous étions plus vus),
  • pour le travail, encore une très belle proposition reçue ce matin, en fait, ça va être difficile de faire mieux!
  • il fait beau, il y a du soleil…

Il n’était pas question d’aller n’importe où. En passant par la place Gaillon, pour me rendre à mon rendez-vous, la terrasse de la Fontaine Gaillon, sous le soleil, m’appelait. J’ai donc proposé à Camille d’y aller. Par chance, il restait une table dehors, bien au soleil, impossible d’y résister : elle était pour nous et nous attendait.

Je ne sais pas comment c’est à l’extérieur, sur la terrasse, un jour où il fait beau, c’est très bien : nappes blanches sur des tables de jardin en teck lourd, fauteuils confortables : on se croirait hors de Paris, il manquait juste la mer. La Fontaine en question, intégrée dans la façade de l’immeuble est assez discrète. La place est assez calme, pas trop de bruit de voitures. Clientèle très BCBG, c’est le quartier des banques, de la Bourse. C’est aussi le restaurant de Gérard Depardieu, qui déjeunait à 2 tables de la nôtre (il y avait aussi Jean-Pierre Castaldi…), donc quelques stars (ou demi-stars) aussi…

La spécialité ici, ce sont les poissons et fruits de mer. Camille opte pour les Ravioles de langoustine au persil, puis filet de cabillaud aux légumes, pour moi, ce sera le carpaccio de thon, suivi de la morue fraiche rôtie à l’huile d’olive, avec une purée de pommes de terre. Rien à dire, c’est frais, c’est bon, c’est joli, c’est réussi. Pas très environnement friendly de manger ces pauvres poissons, mais honnêtement, ils ont d’excellents produits. Pour ne rien gâcher, les portions sont aussi assez généreuses et bien adaptées! Du très bon niveau.

Pour finir, une assiette de fraises, coupées en deux, blanc d’oeufs battus méringués, sorbet au fromage blanc, présentation “comme une fleur” bien vu aussi.

Le filet de Cabillaud :

Fontaine Gaillon, Filet de Cabillaud aux Légumes

La morue :

Fontaine Gaillon, Morue Friache rôtie huile d'olive

Service comme il faut, ni trop, ni peu. J’étais certes de très bonne humeur et en excellente compagnie, mais la Fontaine Gaillon m’a conquis. Un sans faute, ou presque : les minis macarons pour finir n’étaient pas extra (je chipote, il faut bien…).

Pas forcément donné, certes : on explose facilement les 60 euros par personne pour un entrée plat dessert, avec juste un verre de vin, mais pour un voyage de 1h30-2h, cela vaut la peine. (Ils ont aussi un menu entrée plat dessert autour de 41€).

Après Drouant, une autre très bonne adresse place Gaillon!

Back to Paris

Mardi 10 avril 2007

Me voici de passage à Paris, après une semaine de coupure au Liban. Pas grand chose à raconter : j’y allais surtout pour voir mes parents, me reposer, casser le rythme infernal de Paris.

J’ai bien réussi :

Bon OK, il y a eu deux restos :

  • Chez Sami, à Jounieh/Maameltein, sur le bord de mer (09/910520) : spécialités de poissons, à la libanaise : Siyadiyé, au gros sel, un must, nous y déjeunons au moins une fois chaque fois que je passe au Liban : très beau cadre (ancienne maison libanaise donnant directement sur la mer), bonne nourriture, bon service : jamais déçus…
  • Al Dente, le restaurant de l’Albergo, le seul Relais & Chateaux de Beyrouth. Comme son nom l’indique, c’est un restaurant italien haut de gamme (du Nord, style Caffè Minotti), où l’on mange, dans une belle maison libanaise restaurée, de très bons pasta, risotto, viandes et poissons.

Bilan plus que positif, j’ai bien profité de mes parents en plus!
Trajet du retour pas extra. J’ai mangé le plus mauvais club sandwich de ma vie à l’aéroport de Beyrouth. Ma guigne m’a poursuivi après : en avion, j’étais assis près d’une de ses mères soi disant modernes qui ne savent pas élever leurs enfants : le petit merdeux de trois ans était sur excité, sa mère ne faisait pas grand chose. À un moment je me suis plaint, elle me répond que c’est un enfant, qu’on ne peut rien faire, j’ai menacé de le frapper si elle ne faisait rien et s’il ne se calmait pas : OK, je ne suis pas sympathique, mais ça a marché, le morveux s’est tenu tranquille. Une future racaille, mais c’est la mère qui méritait des baffes, en fait. La malchance continue : le sas PEGASE ne marchait plus, les fonctionnaires de la PAF s’en foutaient (ah oui, ça risque de le mettre au chômage? non, même pas, dommage d’ailleurs…), donc queue (pas trop longue, il y avait heureusement un guichet UE + Suisse), et puis attente de 30 minutes pour récupérer ma valise : même à Beyrouth ils sont plus efficaces!