Archive pour la catégorie ‘Lu, vu, entendu’

Week end au Portugal jour 2 : Fatima et Batalha

Samedi 24 mars 2007

Après une soirée globalement pas mal à Lisbonne, nous nous réveillons samedi matin, de bonne heure (pour un samedi en tout cas), 7h30. Se doucher, se changer, prendre le petit déjeuner buffet à l’hôtel, se brosser les dents. Je récupère la voiture louée chez Avis, juste en bas de l’hôtel, vers 9h15-20.

Grâce à un plan, à Viamichelin, et à Louis qui copilote, nous sortons assez rapidement de Lisbonne et atteignons l’autoroute (en excellent état, pas trop fréquentée, beaux paysages). Moins d’une heure trente après, je gare la voiture et nous pénétrons dans le sanctuaire de Notre Dame de Fatima (quelques infos : site belge, réseau Fatima).Il est presque midi, une messe va commencer. Hop, c’est parti, nous sommes de la partie. La basilique est moche, que ce soit de l’extérieur ou de l’intérieur, mais de dedans c’est un peu moins choquant! La messe en portugais ressemble beaucoup à la messen français, sauf que je n’y comprends rien, ou alors quand c’est court (genre : la « paix du Christ », et « avec votre esprit », « amen »). L’audience est presque entièrement portugaise, et, ce n’est pas surprenant : pas toute jeune, pas très sexy. C’est là que j’ai eu confirmation : les « vieux et vieilles portugais » sont, en général, pas très grands et un peu forts.Un peu longue la messe, mais ce n’étais pas mal : il y avait un prêtre qui chantait bien et un évêque, c’était du sérieux. Petit tour rapide dans l’église, puis nous sortons et nous retrouvons face à une grande esplanade. À droite, la petite chapelle où ont eu lieu les apparitions de la Vierge aux 3 petits bergers. La petite chapelle est maintenant protégée par un grand préau en dur. Pas mal de monde, pour une autre messe. C’est un vrai business! Plein de cierges brulent, tout plein de curés, de pèlerins/touristes de partout. À la recherche d’un distributeur automatique de billets, nous tombons sur une horrible rue piétonne, pleine de magasins de souvenirs plus moches les uns que les autres et de restos pour gogos.Louis et Cyrille passent près d’une heure dans les différentes boutiques, à la recherche de fioles en forme de staute de la vierge et autres souvenirs à rapporter à leurs proches. Moi je prends le soleil en écoutant de la musique. Les marchands du temple prospèrent!
Puis c’est l’épisode cierges, là encore, à échelle industrielle, avec un énorme four, et un préposé à la gestion des bougies. Fin de messe sous le préau. Louis et Cyrille vont faire bénir (en 3 secondes chrono) les conteneurs en forme de vierge et l’eau (prise d’une petite fontaine d’eau potable). Louis prie (debout, assis, à genoux) pendant quelques temps encore.
Malgré le petit déjeuner copieux, il fait faim (enfin, pas moi, mais bon), nous cherchons donc un endroit. Hors de question pour moi de retourner dans cette rue, nous reprenons la voiture. Après un arrêt à un café qui ne sert pas à manger, nous nous garons près d’un restaurant « typique ». Service familial et accueillant, déco inexistante ou insignifiante. Un grand groupe fâtait un anniversaire à l’étage. Petite salade et petites saloperies pour commencer (fromage, pain, olives), puis les plats arrivent, chacun à leur tour : veau pour Cyrille, porc pour moi, boeuf pour Louis. Servis généreusement avec des frites et du riz. Mont plat était simple, bon! Le boeuf n’avait pas l’air extra!Café, addition, on paie (15€ pour Cyrille, 10€ pour les deux autres) et c’est reparti . Objectif : Batalha.

L’Abbaye de Batalha (bataille en Portugais) a été édifiée pour célébrer une victoire contre les voisins espagnols. Comme l’écrit Baron&Baron, politique et religion se mêlent. On y trouve également la tombe des deux soldats inconnus. Une description plus longue est donnée ici. Une autre photo sur le site du Routard.Ce site, inscrit au Patrimoine Mondial de l’Unesco, est à voir absolument pour se faire une idée de l’art manuelin. L’intérieur de l’église, le premier cloitre et les chapelles inachevés valent le détour (accès à l’église libre, 4,5€ pour les cloîtres et le reste) .

À l’aller, nous avions pris l’A1, au retour, nous avons pris l’A8, plus à l’ouest. En arrivant à Lisbonne, pas mal de circulation et de ralentissements. Un tunnel coupé semble compromettre nos chances de rendre la voiture avant 19h, heure de fermeture de l’agence Avis. Cela fut tendu (et moi aussi), mais, malgré Louis et Cyrille qui m’exhortaient à me calmer (et qui auraient bien voulu qu’on garde la voiture jusqu’au lendemain matin) et me répétaient que c’était trop tard, j’ai joué le tout pour le tout et j’ai cueilli Nelson, d’Avis, juste à sa sortie : mission accomplie, reprends ta voiture, bon débarras.

Après ça, petit repos dans la chambre, puis en route vers d’autres aventures palpitantes et passionnantes : le samedi soir.

Week end au Portugal : vendredi soir

Samedi 24 mars 2007
Après un déjeuner rapide (Pasta et Basta emporté), je prends une de mes 3 lignes de métro favorites, jusqu’aux Halles, où, jour de chance, je tombe très vite sur un RER B CDG direct et exclusif : lucky me! Ayant déjà imprimé ma carte d’embarquement, tout se passe très bien. Arrivé à l’aéroport de Lisbonne vers 17h50, l’AéroBus (3€), après une petite attente et une quinzaine de minutes de trajet me dépose (à l’arrêt Liberdade) à deux pas de mon hôtel, le Tivoli Lisboa, 5*, à peu près au milieu de l’Avenida de Liberdade. Aero Bus Lisboa

Petit problème de clé magnétique, vite résolu. Cyrille, arrivé plus tôt dans l’après-midi, revient dans la chambre. Nous décidons alors de marcher vers le Tage, puis nous longeons la berge en travaux. Pas terrible, nous repassons vers l’intérieur. Au bout d’un moment, nous décidons de trouver un bar pour se poser un peu. C’est là que les ennuis commencent : il est trop tôt, les restaurants sont vides et d’ailleurs le problème c’est qu’on ne voit pas de bar. Nous décidons de prendre un bus, mais, manque de bol, il retourne vers là d’où nous venons, nous descendons rapidement. Cyrille interroge quelques passants pour avoir des idées de vers où aller pour prendre un verre. Bairro Alto, nous dit l’un. Un peu après, une autre nous dit que le Bairro Alto sera désert (il n’est pas encore 21h) avant 23h-24h, mais que par contre les Docks seront déjà fréquentés. Comment y aller? Ah Ok, nous marchons puis montons dans un bus, qui nous amène jusqu’à Alcantara. Puis nous marchons un peu, sur une voie rapide, près du chemin de fer, à côté de la gare Alcantara Mar. Nous ne sommes plus très loin, mais nous nous sommes engagés dans la mauvaise direction. Il suffisait juste de traverser la voie ferrée. Cyrille voit les choses autrement : « prenons un taxi ». Montés dans le taxi, scénario prévisible : quand Cyrille demande au chauffeur de nous amener aux bars des docks, celui ci, qui avait un supplément de 4 € au compteur nous dit que les Docks, c’est mort pour l’instant et nous emmène au Bairro Alto (nous en venions et n’y sommes justement pas restés parce que, soi disant, ça bougeait plus et plus tôt sur les docks). En même temps, quand on ne sait pas… Nous descendons donc Praça de Camoes (le Bairro Alto Hotel, dont Sarina Lewis parle sur son blog, est là), puis entrons dans le dédale de petites rues anciennes, l’ai mal famées (détails de notre trajet chaotique). Ah, ouf, il y a des choses qui ressemblent plus à l’idée que nous nous faisons d’un bar! Nous nous installons au Mojito Company (Travessa da Quiemada, N°4) : pas grand monde. Après 20 secondes attablés dans la salle du fond, nous changeons pour prendre position au bar, plus clair et avec un peu de monde. Une Suédoise ~25 ans, fraichement arrivée de Barcelone et Madrid, me conseille le Mojito. Cuba Libre au Diet Coke pour Cyrille qui a faim et demande des bretzels/biscuits apéro (pas terribles). Le mojito était très bien par contre, et bien chargé. Petite discussion avec la Suédoise. Elle part, chacun reprend à boire, et Cyrille des saloperies à grignoter.

Puis nous attendons d’avoir des nouvelles de Louis. Son avion est en retard. Nous devons l’attendre pour dîner! Il se fait faim. Nous partons alors à la recherche d’un restaurant. Après un tour, et sans conviction, nous finissons au Sudueste (rue Barroco), à la cusine « typique ». Comme les guides le disent : ils apportent des petites merdouilles à manger : pieuvre que Cyrille fait renvoyer, jambon, beurre, pain, fromages, pâtés de thon, de sardines. Bof, nous avons faim, ce n’est pas cher, nous testons. Louis a entre temps réussi à avoir un taxi, il dépose ses affaires à l’hôtel et tente de nous retrouver. Cyrille prend une pièce de biftek grillé. Ils n’avaient plus de Bacalhau à Braz (morue braisée), donc je prends de la morue (à l’huile, avec des petites pommes de terre) et un Caldo Verde (soupe au chou). Pas mal, mais pas léger, ça baigne. Louis arrive, prend le même plat que moi. Pas très fin, voire un peu lourd, mais ma soupe n’était pas mal et le poisson avait bon goût.

Sortis du Sudueste, nous nous mettons à la recherche du Bedroom, un bar proposé à Louis par l’amie portugaise d’une amie brésilienne. Nous errons donc dans les petites rues piétonnes, en pente du Bairro Alto, Cyrille et Louis posant des questions, parfois incohérentes ou surprenantes (« Do you know where is the bedroom? », on se croirait dans un mauvais sketch de Borat) aux passants, qui, au mieux ne connaissent pas, au pire donnent des instructions qui ne servent à rien, puisque deux mètres plus loin ça recommence : passantes pas trop moches. En même temps, quand on cherche un endroit dont on ne connait pas l’adresse, qui n’a pas d’enseigne visible, et que les noms des rues sont peu ou pas indiqués, c’est un vrai challenge de trouver. Pas de surprise, nous ne trouvons pas et finissons dans un bar dont je n’ai plus le nom en tête. Musique, ça danse un peu, mais ce n’est pas folichon. Et puis la population féminine ne plait pas à mes deux camarades : bougeons encore… Taxi jusqu’aux docks de Santo Amaro (docas) Succession de bars. Nous optons pour une espèce de pub dansant (Rio ou un truc comme ça), sur deux niveaux (entrée 10€ par personne, qui donne droit à deux boissons). Musique pas folichonne (80s/commercial), population pas errible non plus : peu de Portugais, on dirait un ramassis de touristes. Le temps de boire nos deux verres, de faire un petit tour, puis retour en taxi jusqu’à l’hôtel, et dodo.

Week end au Portugal : la suite (Fatima et Batalha).

Comment parler des livres que l’on n’a pas lus ?

Mardi 20 mars 2007


Comment Parler des Livres que l’on n’a pas lus?
Essai de Pierre Bayard, prof. à Paris 8. 2007, éditions de Minuit.
Page officielle sur le site des éditions de Minuit.

Titre assez provocateur, pour un livre finalement intéressant, à lire, même si après l’avoir lu on comprend bien qu’il y a une infinité de façon de lire et que ce terme est trop vague et volatil. D’où son éloge de la non-lecture « intelligente » :o n peut parler de livres qu’on n’a pas lus, il ne faut pas en avoir honte, il y a plein de façons de « connaître un livre ». L’essentiel c’est de pouvoir situer un livre dans son contexte, par rapport à d’autres oeuvres, et de se forger sa propre bibliothèque et expérience propre avec des livres. Beau passage sur la critique (littéraire entre autres), qui est selon lui (et Oscar Wilde) autant une création que les livre eux-mêmes. La critique n’étant finalement qu’une forme d’écriture de soi…

Je ne sais pas si je suis très clair, mais j’ai bien aimé, sans doute grâce aux bonnes doses d’humour et de provocation!

Pour une idée plus précise du contenu du livre (plus un catalogue des livres qui servent à illustrer les idées de Pierre Bayard), voir aussi :

Messe en anglais

Dimanche 25 février 2007

Messe catholique, en anglais, à Saint James’s Church.
Spanish Place. 22 George Street, London W1U3QY.
Site Web.

Je pense que ça devait être ma première messe en Angleterre et entièrement en anglais. Pas trop de dépaysement quand même, c’était une messe catholique. Les principales différences pa rapport aux messes auxquelles j’ai l’habitude (en France et au Liban) : une forte tendance à l’agenouillement (la planche est d’ailleurs matelassée, ce qui fait que ce n’est pas désagréable du tout). Pas de vin avec l’hostie. L’église Saint James est grande (facilement 250 personnes), mais la messe de midi était peu fréquentée ce dimanche là.

Une emphase sur l’appel aux dons, puisque les « finances » reviennent assez souvent dans la newsletter et le thème est repris par le prêtre lors de son speech (les religions ne reçoivent aucun finacement direct de la part de l’Etat britannique, selon ce texte du Sénat, d’où ce besoin de financement de la part des fidèles).

Soleil à Paris

Dimanche 18 février 2007

Alerte à la bombe au Louvre, dimanche 18 février 2007.

Quel soleil!

World Press Photo 2006 : le Liban (encore) à l’honneur (?)

Mardi 13 février 2007

Copyright Spencer Platt, USA, Getty Images.

C’est donc cette photo qui a gagné le 50e concours de World Press.

Plus de détails : World Press photo.

Bocuse Fast food

Mercredi 24 janvier 2007

Paul Bocuse (la légende, le "Pape", 80 ans), profite des Bocuse d'Or (23-24 janvier 2007), pour annoncer qu'il a décidé d'ouvrir un fast food, nous apprend le Figaro. Cet article, intitulé : "l'insatiable Paul Bocuse se décline", n'aurait-il pas été plus judicieux de lui enlever le "se"?

Le Grand Chef descend encore en gamme : après la chaîne de 4 brasseries dans la région lyonnaise (qu'il voudrait apparemment développer ailleurs, au Japon par exemple), le but est de proposer un repas pour un budget de 6-12 euros. On aurait du s'en douter, puisque, lors d'une interview (assez complaisante) de Ducasse et Bocuse dans Paris Match, Bocuse semblait encore plein de ressources. Ils étaient tous les deux très fiers (auto congratulation) de la place de la Gastronomie Française dans le monde. C'est en effet très bien de pouvoir manger "Français" partout dans le monde (ou plutôt dans les grandes villes riches), mais en même temps c'est dommage parce qu'on s'éloigne des terroirs alors que l'environnement, le terroir, le contexte, jouent un rôle non négligeable en cuisine et gastronomie… 

La voie choisie par Alain Senderens : laisser tomber les chichis, faire moins cher, mais ne pas trop se disperser, n'est-elle pas plus saine? En même temps, ils semble que pour Christian Constant, au Violon d'Ingres, ce ne soit pas encore ça (d'après François Simon).

Revenons à nous moutons. On connaissait déjà le Fast Good de Ferrán Adrià à Madrid (de 9 à 18€, 13€ en moyenne selon l'expérience de Wonder Sophie), be, le concept boulangépicier de Ducasse à Paris. En Suisse aussi, on s'y met : Philippe Guignard lance un fast food gastronomique.

Décidément, la logique de gain et de compétitivité économiques + le marketing balaieront tout sur leur passage : Sodexho (cantines/restaurants d'entreprise)  fait du "Prestige". D'un autre côté, les grands chefs font des versions plus accessibles et multiplient les restaurants, pas encore tous fast food, mais ça viendra (Ducasse, Robuchon, Gagnaire, Guy Martin, Westermann, Vongerichten, Boulud, Keller…). La notion d'artisanat se perd un peu, ça se rationalise, s'uniformise. Les originaux ou les déclinaisons ne sont pas forcément réussies (cf. expériences d'Aiste chez Bocuse ou au Sensing). Ne généralisons pas non plus, parfois, il y a de bonnes surprises.

Vu qu'il existe de la contrefaçon dans l'habillement et le luxe depuis des années (faux Lacoste, fausses Rolex, faux Louis Vuitton…), il ne faut pas être surpris par l'émergence de ces "faux" originaux. Mais attention, comme disait mon prof de maths préféré en prépa : "il ne faut pas prendre le Canada Dry pour ce qu'il n'est pas".

Une (mini) publication

Mardi 23 janvier 2007

Le Mensuel de l'Université publie un petit article sur ma thèse : étude de la prédiction des accidents véhicule-piéton. On dirait que ça me suivra toute ma vie!

Voici ma contribution à l'humanité toute entière :

 Modèle de piétons

Un modèle de comportement de piéton, basé sur quatre états discrets. Passionnant non?