Dîner à la Ferrandaise

La Ferrandaise, restaurant Paris, rue Vaugirard 75006

La Ferrandaise - Restaurant
8 rue de Vaugirard. 75006 Paris. Tél. : 01 43 26 36 36.
Site web (pas à jour, le soir, le menu est à 32 euros).

Le prétexte : un dîner avec Pierre, David et Arnaud, un samedi soir. Pierre voulait retourner au Gorille Blanc (rue Chomel, métro Sèvres Babylone), malheureusement, ils ont le mauvais goût d’être fermés le week end. Après une petite recherche dans le Lebey, sur CityVox, sur le site de Léo Fourneau, sur le FigaroScope et dans mes notes, Pierre et moi tombons d’accord sur la Ferrandaise. J’appelle, je réserve (4 personnes à 20h), le tour est joué. Un sms à David et à Arnaud pour leur donner l’adresse et l’heure de rendez-vous, et nous avons bien mérité de prendre un thé au Montalembert.

Le lieu, le cadre : après une traque à la photo de souris, la recherche d’une photo presque correcte, la rédaction de l’article sur cet épisode insolite, et 15 bonnes minutes de marche, nous retrouvons David devant le 8 rue de Vaugirard, à 20h et quelques dizaines de secondes. Nous entrons, nous annonçons : nous sommes en salle non-fumeur (il ne restait que ça au téléphone), ie. dans une arrière salle au fond, dans un cadre plus confiné, et une déco moins agréable que dans la salle principale. Je ne suis pas très fan de la peinture sur les murs : cherchent-il à imiter es murs de pierre, des peaux de vaches? Nous sommes les premiers clients dans cette salle, ce qui nous laisse l’embarras du choix pour notre table. Nous nous asseyons, au boût de quelques minutes, pour faire venir Arnaud, je demande la carte des vins. Mobilier en bois, style bistrot.

Préliminaires. Notre serveur nous apporte une corbeille de pain de campagne, de Poujauran si je ne me trompe pas, en tout cas il était très (trop) bon, avec une petite planche en bois sur laquelle deux ramequins sont posés : petits choux fleurs marinés (poivre) et crème/mousse aux herbes : très bonne idée pour patienter. Arnaud arrive un peu plus tard (le temps de sérieusement attaquer les amuses bouches). Nous commandons (menu à 32 euros : entrée plat dessert) : oeuf, jambon… pour Pierre et Arnaud, ravioles de Crabe pour David et moi, puis épaule d’agneau (haricots/flageolets) pour les trois autres, moi j’opte pour une poire de boeuf + frites. Enfin, unanimité pour le dessert : Millefeuille à la vanille de Madagascar minute. Pour le vin, c’est plus fastidieux, nous tombons finalement d’accord sur un Anjou villages, à 22 euros la bouteille (vin à base de raisin bio, mais avec sulphites). Ah oui, et une bouteille de Chateldon.

Le service. Bien, énergique, efficace, sait de quoi il parle (bons conseils sur le vin, sur la viande). Un soupçon d’humour même. Renouvellement automatique et rapide de la corbeille de pain. Du bon travail, surtout qu’en milieu de service, ça ne chômait pas.

Dans l’assiette. Nous avons eu droit à une petite soupe de châtaignes, servie dans un verre à shots, avec une petite cuiller. Très bon, mais j’ai eu un petit morceau de plastique dans mon verre. Ce sera heureusement la seule fausse note. Mes ravioles de crabe, sans être extraordinaires, étaient bonnes, on sentait vraiment le crabe, ce n’était pas de la bouillie. Les oeuf, jambon… en face avaient l’air très bien. David a semblé un peu déçu par son entrée. Puis arrivent les épaules d’agenau et la poire de boeuf. Ils sont tombés d’accord pour trouver les tranches d’épaule très bonnes, même si c’est vrai qu’elles ne ressemblent en rien au à l’épaule gargantuesque du “Le 14 juillet, il y a toujours des lampions”, rue Didot, dans le 14e (épaule servie intégralement). Ma poire de boeuf (morceau de viande provenant du haut des membres postérieurs de la bête (voir boeuf maison pour plus d’infos) saignante était délicieuse, avec sa béarnaise et ses frites maisons. Les frites étaient extra (sans doutes cuites dans de la graisse animale, comme à la Bourse ou La Vie, ou à Bruxelles, par exemple). Nous recommandons une bouteille de vin et une bouteille d’eau en cours. David avait récupéré tout le dépôt de la première bouteille au fond de son verre. Le serveur a une fois de plus été à la hauteur et lui a changé son verre illico presto.
Pour finir, les quatre millefeuilles minutes, qui avaient déjà fait l’unanimité au moment du choix, ont eu un succès monstre ;). 100% des testeurs ont fini leur assiette et ont trouvé ce dessert à la fois léger (aéré), de bonne facture, et réussi.
Café pour tout le monde, sauf moi.

La clientèle. Dans notre salle non fumeur, il y avait 3 touristes japonais, et puis des couples, seuls ou par paires, gammes d’âges : 30-60 ans. Je pense que nous étions parmi les plus jeunes.

Budget. Un tout petit moins de 50 euros par personne (menu à 32, 2 bouteilles de vin à 22, 2 bouteilles d’eau à 5, 3 cafés à 2,50). Certes, le budget moins de 35 euros annoncé par Léo Fourneau est largement dépassé, mais c’est honnête.

Verdict. La Ferrandaise passe haut la main le test. Nous avons tous les quatre passé un moment très agréable, bien mangé, bien bu. Le vin n’était certes pas transcendant (ils avaient des bouteilles alléchantes, à plus de 40 euros), mais est très bien passé. C’était bon, le service était impeccable. Seul point négatif : la petite salle “non fumeur”, mais d’ici 2008, tout le restaurant sera non fumeur, il n’y aura donc plus cette injustice (enfin, si vous réservez tard, vous vous retrouverez quand même dans cette petite salle). Une bonne adresse donc, au début de la rue de Vaugirard, entre la rue Monsieur le Prince et le théâtre de l’Odéon.

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