Dîner au Chateaubriand

note

Le Chateaubriand, 129 avenue Parmentier. 75011 Paris.
Tél : 01 43 57 45 95.

Suite aux très bonnes critiques du Figaroscope et du Fooding, je me devais d’aller tester le Chateaubriand, un bistrot gastro, cuisine d’auteur, avec plein de louanges pour le chef, le basque Inaki Aizpitarte (et pas Inaki Aziparte comme l’orthographie le Figaroscope!), et sa cuisine inventive, détonnante. Réservation pour 20 heures.

L’endroit. À deux minutes de la station de métro Goncourt, sur l’avenue Parmentier, Quand on voit le Chateaubriand de dehors, on se dit qu’on a bel et bien à faire à un bistrot classique, style milieu du XXe siècle. Arrivé à l’heure, puisque ma camarade de dîner est américaine, très ponctuelle et assez rigide sur ce point. Vingt heures et quelques minutes : il n’y a personne, si ce n’est les serveurs qui finissent de préparer le service du soir ou qui mangent un bout pour tenir la soirée. C’est assez grand (une cinquantaine de couverts, à la louche), à gauche,,quelques tables, puis le bar, le long du mur, puis à nouveau des tables, à droite, des tables, une espèce de cloison qui divise le restaurant en deux salles pas complètement séparées, des banquettes, au fond, la cuisine, avec les toilettes juste à côté. Cadre joliment rétro, miroirs, mobilier en bois brun, peu de fioritures. Quand ça se remplit, le niveau sonore devient élevé!

La cuisine. Ingrédients classiques, du foie gras, une bonne viande (agneau), un poisson comme il faut (cabillaud), un légume “old school”, parfois oublié (topinambour), un mélange de tradition française revisitée par des influences cosmopolites (asiatique, notamment japonais), cela donne une très belle réussite. Une alternance de sophistication et de simplicité. Mon foie gras miso était somptueux. Le rouget + foie de volaille, salade de papaye verte, est une excellente trouvaille. Pour finir, rose, boule de lait caillé et lait ribot : ça ressemble au gulab jamun des restaurants indiens, en bien meilleur! J’ai aussi testé un autre dessert : chocolat noir et poivrons rouges, là aussi, déjà vu ailleurs, mais c’était très bien fait.

Le service. Sympa, mais assez nonchalant au début alors qu’il n’y avait personne, et vite débordé à partir de 21 heures quand ça s’est rempli. En fait nous avons pas mal patienté au début, puis entre les plats. Je comprends un peu qu’ils ne démarrent pas leurs fourneaux juste pour nous, avant 21 heures, mais dans ce cas, il faut dire aux gens de ne pas arriver aussi tôt! Malgré tout, ce n’était pas si désagréable.

Bilan. Le cadre n’a rien d’extraordinaire, mais on ne vient pas pour ça. La cuisine est très réussie, le service et l’enchainement un peu moins. Pour ~50 euros par personne : menu à avec entrée, plat et dessert à 36 euros (30 avec seulement entrée plat ou plat dessert) + une bouteille de Soif du Mal (Foulards Rouges) à 24 euros + une Evian, c’était bien. Sauf l’attente, peut être due au fait que nous sommes arrivés “trop tôt”?

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Un commentaire pour “Dîner au Chateaubriand”

  1. Dîner à l'Urbane » ..::ChrisoScope::.. dit :

    Kramer auto Pingback[...] : après un petit égarement (nous sommes sortis du mauvais côté et nous sommes dirigés vers le Chateaubriand, avant de rebrousser chemin. Avec un petit quart d’heure de retard, nous entrons dans [...]

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