Le Club 18 : homos intolérants?

18, rue du Beaujolais, Paris 1er.
http://www.club18.fr/

Intrigué par cette porte somme tout assez discrète devant laquelle j'étais passé très souvent, j'avais envie de tester l'adresse. Mercredi 1er novembre, 2h du matin, après la fermeture du Caveau Montpensier, c'était l'occasion de tester!

Nous étions quatre : 3 garçons, une fille. Je sonne, un grand gaillard nous ouvre et nous souhaite la bienvenue, et puis quand il aperçoit la jeune fille (E), il nous dit que ça ne va pas être possible, parce qu'il y a déjà beaucoup trop de filles dedans! C'est le monde à l'envers, parfois le discours c'est "revenez accompagnés messieurs", et là, refoulés parce que nous sommes avec une femme! Le comble, nous en avons déduit que c'est un club gay, et en regardant sur le site web j'ai eu confirmation.

Quand je pense qu'Act Up nous casse les pieds quand des personnes un peu typées se font interdire l'entrée de certaines boîtes "commerciales" et grand public, et le tapage que ça fait, quand on nous parle de lutte contre la discrimination, de respect, de tolérance… je trouve que l'attitude du Club 187 est absolument scandaleuse et indigne.

Dans ce cas, pourquoi ne pas faire des boîtes interdites aux blondes, aux Indiens, aux avocats, aux protestants? Les homos qui demandent de la tolérance et qui militent pour qu'on leur permette de se marier et d'adopter des enfants se trompent de combat. Il faudrait déjà balayer devant sa porte et commencer par appliquer à eux même ce qu'ils souhaitent des autres. En soi, ce n'est pas très grave de ne pas être allés à cette soirée, nous nous sommes bien marrés au NIQ juste après. Mais je trouve ce manque de tolérance et d'ouverture hallucinants! Messieurs, je ne vous salue pas.

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9 commentaires sur “Le Club 18 : homos intolérants?”

  1. deune dit :

    A l’intérieur, c’était peut-être chaud chaud dans les slibards, orgiaque dans les backroom et le videur t’a bien rendu service en comprenant que vous ne mangiez pas de ce pain là

  2. cwakim dit :

    Sans doute, mais nous avions le droit d’entrer et de nous faire notre propre opinion.
    Surtout que nous n’avons pas forcément des têtes de gays et qu’au début le mec était accueillant… Enfin, bon, peut être que j’avais une tête de gay ce soir-là…

  3. zigourat dit :

    il y a un bar d’échangiste à coté de chez moi dan le 19ème. Avec mon copain on a essayé de rentrer mais impossible car nous sommes deux mecs. Une fois j’ai été refoulé du bouddha bar car mon j’avais un pantalon un peu destroy (pourtant c’était la période des jeans destroy). En tant qu’homo étranger je peux vous dire que les boîtes homos sont les moins discriminatoires en matière de couleur de peau. Dans les boîtes branchées hétéro ce qui me frappe c’est l’uniformité raciale.

  4. chrisos dit :

    Je suis contre toute discrimination. On ne peut pas d’un côté demander l’égalité de traitement et de droit et de l’autre côté discriminer. Il faut être cohérent.
    Pour le Bouddha Bar, je pense que vous n’avez pas raté grand chose…

  5. zigourat dit :

    Ce que je trouve bien dans les villes comme Londres ou New York, beaucoup plus cosmopolites que Paris, c’est la diversité dans les bars, restaurants et boites de nuit.

  6. chrisos dit :

    On peut raconter ce qu’on veut sur Paris, et même si c’est loin d’être la ville parfaite, mais il y a une incroyable diversité dans cette ville : le 8e et les Champs Elysées avec leurs touristes, le 13e et le quartier chinois, little tokyo rue Ste Anne, little Istanbul rue du faubourg Saint Denis, Barbès, le 15e et ses restos libanais, Montreuil, deuxième ville sénégalaise et malienne au monde… Je pourrai continuer sur des pages entières.
    Je crois que contrairement à NYC et Londres, Paris a une vraie histoire et une identité profonde qui durent et qui sont moins sensibles aux modes et aux tendances passagères!
    La ville la plus cosmopolite, de nos jours, c’est peut être Dubaï, mais je ne suis pas sur que ce soit la vile la plus diverse, la plus ouverte et la plus juste…
    À Paris, tous les jours, on croise des blancs, des arabes, des noirs, des asiatiques (chinois, vietnamiens, indiens, pakistanais), des kurdes, des descendants d’italiens, d’espagnols de portugais, de polonais : ils font tous partie du décor.

    Et puis je ne suis pas d’accord sur la « diversité » : à Londres et à NYC, il y a un Mc do et un Starbucks tous les 100m : je n’appelle pas ça de la diversité, mais une triste tendance à l’uniformité. Paris se défend tant bien que mal, et c’est vrai que nous avons aussi des chaines qu’on retrouve un peu partout (Mc Do, Quick, Starbucks, Brioche Dorée, Paul, Columbus Café, même Fuxia se développe…), mais c’est moins choquant qu’à Londres je trouve!

  7. Kramer auto Pingback[...] J’avais déjà parlé du Club 18, un club homo situé rue de Beaujolais, il y a quelques temps. [...]

  8. dé-gaytthoïsé dit :

    Tu retournes un peu vite des situations qui ne sont pas comparable. Si il existe des clubs gay c’est bien parce qu’il est difficile, voir impossible, d’être ouvertement gay dans une boite classique (qui n’a pas besoin de s’affirmer hétéro puisse que c’est la norme).
    De plus les boites gay qui ont tenté l’ouverture à un public non gay ont toujours fait marche-arrière à cause du comportement déplacé, violent, homophobe de certains hétéros, c’est dommage pour les hétéros qui sont cool et n’ont pas de soucis avec les pédés…
    Si les « getthos » existent c’est parce que des minorités sont rejetées; et ces minorités ne se retrouvent pas en vase clos par choix, elles vivent cet isolement en premier lieu pour se protéger et non pour s’exclure. L’exclusion n’est pas un choix, mais bien une injustice , dont le replis sur soi est malheureusement une conséquence (et non une cause!).

  9. michou dit :

    petite coquine