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Jour 10 : Brooklyn, Sotto Voce, Park Slope

Dimanche 22 avril 2007
Le résultat du premier tour est connu, à 14h, ce sera ble et bien Ségo contre Sarko. C’est amusant d’avoir le résultat comme ça, sur internet.

Brunch au Sotto Voce

Le temps que tout le monde soit prêt, que la voiture soit sortie, que Nico et Burcu arrivent, que l’on traverse l’East River, il était environ 15h, nous avons donc raté le brunch de Stone Park Cafe, (324 5th Avenue (between 2nd St & 3rd St) Brooklyn, NY 11215, tél. : +1 718 369-0082, sur Yelp) et puis celui de Beast (638 Bergen St, Brooklyn, NY 11238, Tél. : +1 718-399-6855, sur Yelp). Pas grave, il fait beau, il fait chaud, nous cherchons une place autour de Park Slope (7e Avenue), en trouvons une, marchons, puis finissons au Sotto Voce, dans un angle, là aussi toutes fenêtres grandes ouvertes, avec un peu de soleil à l’intérieur. Formule brunch avec champagne (local), mimosa ou bloody mary à volonté, un plat à choisir dans cette liste (oeufs, pâtes, sandwiches), et du pain (à défaut de Pound Cake maison, ie. quatre-quarts, en rupture de stock à 15h50), pour environ 12$. Ce n’est pas cher, l’endroit est mignon, il faisait beau. Mes oeufs benedict n’avaient rien d’extra, la Blody Mary, préparée en pichets est super relevée et pas vraiment alcoolisée… Vu l’heure, nous n’avions plus vraiment le choix, de toute façon. Ce n’était pas si mal, après tout.

Il y a une formule dans le même style au restaurant Essex (120 Essex St New York, NY 10002 tél. :+1 212-533-9616), dans Lower East Side.

Promenade digestive dans Park Slope

Après le brunch, promenade dans les petites rues de Brooklyn : très tranquilles, immeubles en briques, assez jolis, très bobo finalement. Puis nous passons une petite heure dans le Parc. Retour à Manhattan sans trop de problème grâce à un copilotage d’enfer. Une bonne idée pour s’vader un peu de Manhattan le temps d’une demi journée. C’est aussi acessible en métro, pas besoin de voiture ou taxi, mais il faut mieux s’organiser pour les horaires et resto ;).
Juan dépose Nico et Burcu vrs la 42e. Garage, maison, j’essaie de joindre Antonin pour essayer de se voir : trop tard, c’est raté pour cette fois.

Dernière grande marche, dîner chez Florent
Promenade Est Ouest, le long de la 57e rue. Je voulais passer devant l’Atelier de Joêl Robuchon, mais je ne risquais pas de le trouver : je l’ai cherché au Parker Méridien alors qu’il est au Four Seasons, je suis vraiment crétin des fois. Vue sur le New Jersey et sur la voie rapide, plein de conessionnaires auto dans ce coin, pas très beau à voir. Je fais une pause par un point internet+imprimante pour sortir ma confirmation de vol Air France et éviter de faire la queue le lendemain pour enregistrer. 11e, 10e, 9e avenues, Chelsea (mort un dimanche soir), puis Meatpacking District à nouveau : beaucoup plus calme que la veille. Les “locaux” semblent avoir une dent contre l’hôtel Gansevoort et son enseigne.Je dîne au bar du Florent (sympathique bistro/resto au nom français, à la cuisine franco américaine, un peu dans le même style qu’AOC). C’est tranquille, ça sent la fin de week end. Mon chesseburger était exactement comme je le voulais : saignant, juteux, très bonnes frites, et pas trop copieux (11,50$), comme ça j’ai pu tester le chessecake aussi (6$). Avec deux Heineken (6$ chacune), ça a fait dans les 37$, c’était simple, mais vachement bien. Ce petit repas en solo m’a permis d’éliminer le blues (ou plutôt le mean reds qui s’empare de mois chaque veille de fin de vacances, depuis tout petit déjà : à chaque rentrée scolaire, ça m’arrivait). Retour au Midtown East à pied. Dodo. Demain, ce sera vraiment fini!

Jour 8 : promenade, Better Burger, Little Italy, Chinatown, Mac Store, East Midtown

Vendredi 20 avril 2007
Better burger (ou pas)
Après un lever tranquille, marche vers l’Ouest : 50e rue et plus, Broadway, 8e, 9e… Je me promène en plein soleil, Times Square, Bryant Park, le printemps est enfin la, les tenues légeres sont sorties, ca déjeune et traîne dehors. À l’approche de Soho, je fais confiance a Lonely Planet et teste une de leurs recommandations : Better Burger (178 8th Avenue, au croisement sud est avec 19th St).

Ce sera la grande déception de la journée : pendant ma marche digestive, en voyant ce que mangeaient les autres, je regrettais d’avoir suivi les conseils de ces végétariens bien pensants et politiquement corrects de Lonely Planet :

  • ca m’a tout l’air d’être du pur marketing : un burger sain? par definition, ce n’est pas possible, ou ce n’est pas terrible,
  • premiere erreur : je n’ai pas précisée que je voulais le mien saignant : resultat, c’était trop sec, peu appétissant, même à coup de ketchups améliorés ,
  • les frites étaient loin d’etre croustillantes, moins grasses, OK, c’est une bonne idéee, mais pas pour avoir un truc dégueu,
  • le cadre n’a rien de plus que celui d’un fast food de base (pas trop crade, OK),
  • plus de 10$ pour un burger, frites, bouteille d’eau, le tout pas terrible, ce n’est pas cher, mais c’est décevant et gâché.
  • verdict : allez voir ailleurs!

La mort dans l’âme, j’appelle en France depuis un téléphone public, dont le micro puait la malbouffe : c’etait horrible.

Promenade dans Soho, Little Italy et Chinatown

Je me promène ensuite dans les rues ensoleillées et pitorresques (parce que les immeubles sont plutôt anciens et bas) du quartier : Christopher St, Bedford St, Washington Sq, Sullivan St, Thomson St, Bleecker St, Prince St, Canal St, Grand St, Lafayette St, Mulberry St, Bayard St, jusqu’a un glacier local : Original China Town Ice Cream Factory (65 Bayard St), la guigne Lonely Planet me poursuit : mes deux boules (banane et haricot rouges, 4,65$), mal posées sur mon cornet, s’écrasent au sol sans que j’ai pu goûter quoi que ce soit. J’ai du faire pitié à une vendeuse, puisqu’elle m’a resservi illico, mais des boules plus petites (pas plus mal pour ma ligne finalement) : la banane n’avait rien d’exceptionnel, ça a toujours un gout un peu artificiel et chimique, haricots rouges, c’était plus amusant, mais j’ai connu mieux a Paris.
Apres cet épisode, je passe a l’Apple Store (101 Prince St, croisement avec Green St) pour acheter un MacBook noir pour David (de David et Sophie, celui de Londres). Petite marche jusqu’àUnion Square, puis métro jusqu’a la 51e.

Passage par l’appartement pour déposer des affaires, retrouver Juan, souffler un peu.

Concert sous le Metlife, drinks

Vers 18h, nous sortons prendre un verre. Apres un petit tour sur la 2e Avenue, nous partons vers Grand Central, ou, a l’occasion de la journee de la Terre, des concerts gratuits en plein air sont proposes. Nous avons droit, ou devons subir, l’éclectisme, latino, world, heavy d’Ozomatli. Concert gratuit, mais pas les boissons : 7$ la bouteille de Beck’s, on sent que la population du quartier, qu’elle y vive ou y travaille, a les moyens. On croise quelques confrères/collègues de Juan, dont Cynthia et Ken. La seconde tournee de bière terminee,nous allons voir ailleurs, à la recherche d’un lieu plus calme, avec des endroits ou s’asseoir. Le Patroon (160 E 46th St, New York, NY 10017, tel. : (212) 883-7373), avec sa terrasse aurait été une très bonne idee un peu plus tard dans la saison, mais pour l’instant, elle était encore trop fraîche et venteuse : en manteaux, ça aurait pu le faire, mais en pulls ce n’est pas encore bon. Cynthia propose alors le Mint (150 E 50th St, New York, NY 10022, tél. :(212) 644-8888), ou nous prenons des cocktails (12-16$), assis, au chaud. C’est aussi et avant tout un restaurant indien, c’est un peu mort, mais ce n’est pas grave, il est asez tôt. Par contre, pour un endroit qui s’appelle Mint, la menthe de mon Mint Julep (~12$) n’était vraiment pas extra.

Après ça, retour maison, pour un delivery de Philly Cheesesteacks de chez Carls (~20$ avec le pourboire) : pas mal, meilleur que le burger de midi, les jalapeños y sont peut être pour quelque chose… Juan, sous l’effet conjugué de la fatigue, de l’alcool et de la digestion va faire une sieste. La soirée risque d’être tranquille. Au retour de Jelena, Juan est complètement out, pas de sortie ce soir. Blabla, dodo.

Jour 7 : MoMA, Modern, Washington Square, Spamalot, Ray’s pizza

Jeudi 19 avril 2007

Réveil pas trop tôt ce jeudi matin, je prends mon temps et décolle finalement assez tard, direction, le Musée d’Art Moderne, autrement dit, le Moma.

Moma

Le Moma (Museum Of Modern Arts, 11 W 53rd St, entre les 5e et 6e Avenues, ouvert tous les jours sauf mardi, entrée : 20$ pour un adulte), qui a un peu plus de trois quart de siècle d’existence, a connu un lifting important (architecte : Yoshio Taniguchi , dont c’est l’oeuvre la plus connue), avant de ré-ouvrir en 2004, tout de blanc vêtu (ça fait presque mal aux yeux au début). Sur six niveaux, il y a forcément de l’excellent et du moins intéressant :

  • au niveau 6 : exposition temporaire des oeuvres de Jeff Wall, photographe canadien. Ce sont donc des photos géantes, avec des scènes reelles ou mises en scène, joliment présentées dans des boîtes rétro éclairées (un peu d’argentique classique aussi), scènes de Colombie Britannique, pas mal. Un aperçu ici.
  • au niveau 5 : sans doute le fleuron de la collection du Moma, qui correspond a la fin XIXe, debut XXe siècle, soit des chefs d’oeuvres de Van Gogh, Picasso, Matisse, Monet… Très impressionnant!
  • au niveau 4 : suite de l’expo permanente, milieu du XXe siècle, avec du Rotkho (moins qu’au Tate Modern quand même), Warhol, Klein, Yves Tanguy… très bien aussi,
  • le niveau 3 est moins spectaculaire par rapport aux 4 et 5 : expo temporaire Comic Abstraction. Un bon point parce qu’il y avait du Murakami, du Juan Munoz et j’ai découvert Inka Essenhigh. Il y a aussi une partie permanente sur le design,
  • au niveau 2, ce sont les contemporains, les oeuvres les plus intéressantes sont, pour moi, celles de Cy Twombly.
  • au niveau 1, en fait le rez de chaussee, l’accueil, un joli jardin avec quelques sculptures, une boutique, et un restaurant, le Modern.

Modern Bar

The Modern (The Museum of Modern Art, 9 West 53rd Street, between Fifth and Sixth Avenues, New York, NY 10019) se décline en un version chic, le dining room et une version plus décontractée, le bar. Ayant une petite faim après ma visite du musée, j’ai teste la deuxième formule, puisqu’il n’est pas nécessaire de réserver. Selon leur description, ils servent de la cuisine alsacienne, rustique (hein???). Comme le Musée, c’est très blanc, moderne, épurée. La partie “salle” donne sur le jardin du musée. Côté bar, nous sommes a l’intérieur : le bar en question s’étire sur 15-18 m : beau choix d’alcools forts, notamment d’Armagnac Laubade, par contre le vin présente comme ca, je trouve que cela fait moyen.On sent que le serveur barman est débordé : mon voisin de gauche attend son addition pendant plusieurs minutes. Pour moi, au début, tout va bien : après avoir regarde la carte (petites portions de rigueur, un bon point!), j’hésite et finis par rendre l’oeuf lentement poche (~17$), morceaux de homard du Maine, d’artichaut, dans un jus d’oursin, le tout dans un petit bocal, Le Parfait, et l’agneau du Colorado (~19$), rose, réduction de grenade et gratin fromage manchego. Avec un verre de vin blanc, Viognier (Cold Heaven) 2005 (16$). Le pain, surtout le campagne, est très bon, hélas. Hélas, parce que pour une fois, ca traine : j’aurai eu le temps de manger tout le pain, et, contrairement a l’eau, il n’y a pas de refill (ce n’est pas plus mal, mais ca montre les limites du modèle américain). L’entrée est arrivée relativement vite : c’était petit, très bon et léger. Le plat (en dose demi portion) a plus tarde, il y a eu un vrai rate, c’est la que j’ai fini le pain. Il faut dire que c’est assez mal foutu : la cuisine est complètement déconnectée (physiquement) du bar, même la vaisselle des verres est effectuée en cuisine.

Cela dit, la qualité de mes deux tranches d’agneau valaient vraiment l’attente, c’était fondant, exquis. Mes divers voisins m’ont donne l’occasion de voir a quoi ressemblent les autres plats : d’abord des français, qui ont teste le tartare de poisson et les crevettes, puis des italo américains, un peu rustres, qui ont pris la soupe, la salade et l’agneau. Dans tous les cas, c’est joli, petit, mignon, et sans doute très bon.

La tarte au chocolat Modern (10$) n’était pas mal, mais rien de mémorable. Pour environ 80$ tout compris, c’est une expérience mitigée : c’est bon, mais les quantités sont riquiqui et le service est complètement a revoir. Il y a un gros potentiel : le cadre est superbe, les assiettes tres bien faites, mais le service est a la traine et ça gâche beaucoup le plaisir. La seule circonstance atténuante que je peux trouver (et encore!), c’est que c’était après 14h. Dommage.

(hommage à Manzoni).

Retour dans le Midtown East pour un peu de repos. Je retrouve Juan, qui a eu une journée difficile.

Café vers Washington Square

Après un peu de repos, nous prenons un taxi, direction Washington Square, pour retrouver Nicolas, mon cher voisin et camarade de table en 5/2, actuellement en thèse a Cornell. Nous buvons des bières (~5$ la pinte) au V Café and bar, au 225 Sullivan St (Cross Street: Between West 3rd and Bleeker), New York, NY 10012. À deux pas de New York University, c’est naturellement tràs étudiant et tràs décontracté. Après deux pintes chacun, nous prenons un peu le soleil sur Washington Square. Puis Nicolas nous quitte. Nous remontons vers le nord ouest, direction 44e rue entre Broadway et 8e avenue. Pause pipi dans un Old Navy.

Spamalot

Arrivés au Shubert Theatre, Juan retire les places réservées la veille sur Internet, pour le “hit” de 2005, Spamalot, mix de Sacré Graal des Monty Pythons, avec une bonne dose de dérision Broadway. Fan de ces bouffons anglais depuis des années, j’étais aux anges. Même si parfois c’était un peu trop évident et “too much”, je ne regrette pas les 80$ que ça a coûté. Merci à Juan et Jelena pour la resa et pour s’être joints a moi. Je n’en dirai pas beaucoup plus, mais c’est assez fidèle au film, avec quelques délires supplémentaires. Une fois que cela a été fini, petite marche à pied, sur la 44e, le temps de tomber sur un taxi. Quelques minutes, le temps de me changer un peu, et je repars pour ma marche nocturne.

Promenade dans l’Upper West Side

Cette fois, je pars vers l’ouest, et le nord, en remontant Broadway, jusqu’à Columbus Circle, puis environ jusqu’à la 85e rue. A part au niveau du Lincoln Center, c’est très trèes calme. Normal, c’est très résidentiel. La faim m’opprime sur le trajet du retour, je tiens bon pendant un moment, résiste aux hot dogs de Gray Papaya, ainsi qu’a d’autres tentations, mais je craque lamentablement devant Ray’s Pizzas (825 7th Ave).

Ray’s Pizza

Comme son nom l’indique, ils servent des pizza, en slices, triangulaires, ou rectangulaires (a la sicilienne). Ils prétendent aussi être famous et original, mais ça, c’est moins vrai. Une chose est sure : entre les prix annonces (moins de 3$ la slice, mais avec des astérisques) et la réalité : près de 10$ pour une part de végétarienne, une part de blanche (sans tomate) au fromage, avec une bouteille d’eau, il y a un peu de déformation/inflation des prix. Enfin bon, j’avais faim, c’était pas mal, même si la pâte est trop épaisse. Le personnel est méditerranéen de l’est ou du sud, surtout des Balkans. Loin de me rassasier, ca m’a ouvert l’appétit! Je n’ai heureusement rien trouve d’intéressant sur le chemin du retour, a part une potentielle bonne action. Dodo.

Jour 3 : tempête de pluie, Porter Square à Cambridge, Newbury Street

Dimanche 15 avril 2007
Temps de merde

Comme prévu, la journée de dimanche fut froide et humide : il a plu pendant toute la journée! Claire s’est levée vers 9h pour aller rendre la voiture à l’agence de location. Pierre et moi avons pris un peu de temps avant de nous lever et nous doucher. Claire rentre et se prépare à son tour. Pas question d’aller trop loin!

Brunch au Christopher’s
Nous marchons ensuite (5-10 minutes) sous la pluie (merci de m’avoir prêté un parapluie, je n’en utilisais plus depuis fin mars 2004) jusqu’au Christopher’s (1920 Mass Avenue, Cambridge, MA 02140), sympathique bar/resto proposant une carte brunch le dimanche. Arrivés assez tôt (vers 11h), nous trouvons facilement une table pour 6, nous installons et attendons, quelques minutes, l’arrivée de Cyril, Sébastien et Marion. Bons choix de sandwiches, burgers, grosses salades, oeufs, à des prix très abordables (moins de 10$ le plat en moyenne, environ 6$ pour un cocktail). Comme d’habitude, c’est plutôt bon et très copieux! J’ai pris un club sandwich Christopher’s (avec du bon bacon croustillant, assez léger) et une salade composée. Un peu moins de 20$/tête, tout compris.
Après-midi glandouille

Avec un temps à ne par mettre les pieds dehors, Pierre et moi avons passé l’après midi chez lui. Claire, qui devait partir à Los Angeles, apprend que son vol est annulé. Elle part le plus vite possible à l’aéroport, dans l’espoir de prendre le vol d’avant, qui est maintenu. Hélas, elle ne pourra pas obtenir mieux, après deux heures d’attente à l’aéroport, qu’un vol qui part lundi, avec un changement à Salt Lake City.

Dîner au Bluefin
Le brunch digéré, vers 19h, il fait à nouveau faim, mais il pleut toujours autant. Direction un shopping mall sur Mass Avenue, où une grosse demi-douzaine de restaurants japonais (sushis, nouilles) sont ouverts. Il y a pas mal de monde. Nous testions le Bluefin (1815 Mass Ave, Cambrisdge, MA 02140, tél. : 617 497-8022), qui avait de la place. Nous partageons des gyoza (vapeur, 5$) en entrée, puis Claire teste le thon et yam (13$), Pierre prend un assortiment de Chirashi (16$). Quant à moi, ce seront nouilles fines froides + tempura de crevettes (Temzaru, 11$). Sapporo (4$) pour Pierre, moi je fais une pause bière. Mon plat était bon, celui de Pierre avait l’air bien aussi. Par contre, celui de Claire était un peu décevant : le yam, sous forme de bouillie émulsion + le tofu frais étaient insipides… Décor de centre commercial : pas follichon, mais pour un dimanche soir, avec ce temps, ça passait très bien (un peu moins de 20$/tête).
Drinks au Christopher’s

J’avais contacté des amis et anciennes connaissances libanais (Malek et Maurice) et nous devions nous voir ce soir-là. En attendant d’avoirplus de nouvelles, nous affrontons encorela pluie pour aller prendre un verre au Christopher’s, côté bar cette fois. Cocktail (Lime Rickey, je crois, trop sucré, trop de Sprite) pour moi, bières pour Claire et Pierre (merci pour l’invit’). Rien à dire, ce bar est tranquille, il y a de la place, ce n’est pas mal du tout.

Sonsie

Vers 22h30, Maurice arrive en voiture, accompagné d’un de ses colocataires, Habib. Pierre et Claire décident de rentrer à la Maison. Nous roulons jusqu’à Boston et Newbury Street, et prenons un verre (whisky pour Maurice et Habib, Sam Adams pour moi, merci Maurice) au Sonsie (327 Newbury St, Boston, MA (617) 351-2500), restaurant bar lounge, européanisant, assez grand, avec pas mal de Libanais (nous y allions déjà en 2001 puis 2004 et 2005). Cela faisait un bon moment que je n’avais pas vu Maurice, avec qui j’avais été à l’école primaire, au collège Saint Joseph, à Antoura. C’était une bonne occasion de se revoir et de passer un peu de temps ensemble. Malek est arrivé un peu plus tard (verre de Zinfandel pour lui). Cela faisait moins longtemps que nous ne nous étions vus (2004 ou 2005). Là encore, c’est toujours bien et amusant de voir comment et ce que sont devenus des amis et copains d’enfance. Maurice et Habib travaillant de bonne heure le lendemain, ils rentrent se coucher.

Drinks au Cactus Club

Malek, quant à lui, commence sa journée plus tard (midi!), ce qui nous permet d’aller prendre un verre ailleurs, nous sortons et marchons trois minutes pour nous retrouver au Cactus Club (939 Boylston St Boston, MA 02115, tél. : (617) 236-0200), beaucoup plus américain (écrans géants avec du sport), plus abordable et moins “cosy” que le Sonsie. Margarita pour moi, Vodka Tonic pour le Cheikh (15$ tt compris pour les deux). Discussion et échanges sur que chacun est devenu, connaissances communes… Puis la fatigue se fait sentir. Il me raccompagne gentiment jusqu’à chez Pierre et Claire.

Il pleut toujours, j’essaie de ne pas faire trop de bruit. Dodo.

Boston : jour 1

Vendredi 13 avril 2007
Roissy CDG 2E

Départ de chez moi vers 10h05, en taxi, direction le Terminal 2E de Roissy Charles De Gaulle. Les travaux ne sont toujours pas terminés. Ayant confirmé mon billet sur le site d’Air France, je n’ai pas besoin d’enregistrer avec tout le monde. Un employé d’ICTS (d’origine indienne, avec 6 doigts sur la main droite : un mini doigt en plus au niveau du pouce) vérifie que je ne suis pas un terroriste, puis je retire ma carte d’embarquement auprès d’une hôtesse, dépose ma valise (pesée et étiquetée “lourde”, 27 kg) dans un chariot. Je passe les contrôles de Police avec une espèce de joie intérieure, contrebalancée par un énervement et du mépris pour ce qui vient de se passer : il y a deux files distinctes, une pour les détenteurs de passeports de l’UE et de Suisse, une pour les autres, une bonne trentaine de non Européens (ie. des Américains) qui attendent à gauche, pour un seul fonctionnaire de Police, alors que nous sommes 4 ou 5 Européens, pour deux Policiers ; une Américaine se révolte et demande à voir le chef de l’Indien qui fait le gendarme. Quelle arrogance cette femme! Elle se croit où? En même temps, c’est vrai que les Policiers pourraient être un peu plus nombreux!

Vol

Après un peu de marche, j’arrive au niveau de la salle d’attente où j’achète de l’alcool et patiente, le temps d’embarquer en bus. L’avion est un B 747-400, ce n’est pas top : pas d’écran individuel en classe touriste (de toutes façons j’ai déjà vu tous les films qu’ils proposent), mais c’est mieux que ce que propose Google Maps : nager 5572km. Rien d’extraordinaire en avion : fatigué et ayant peu dormi la veille (anniversaire de David à Vincennes), je me suis assoupi à quelques reprises. Parti de Paris avec du retard, l’avion a atterri comme prévu à Boston Logan à 15h locales. Je suis parmi les premiers à sortir, ce qui me permet de passer parmi les premiers le contrôle : beaucoup plus rapide et agréable que la fois d’avant, en 2005 à JFK, où ils m’avaient mis sur le côté, avec plein de Chinois, Africains et Indiens et m’avaient demandé pourquoi j’étais né au Liban. J’attends ma valise pendant quelques temps, je la récupère, passe le contrôle des douanes, et hop, ça y est, je suis aux USA.

Transports publics

Je prends le bus électrique du T Silver Line, jusqu’à South Central Station, puis la Red Line jusqu’à Porter Square, une dizaine de minutes de marche après, je suis chez Claire et Pierre. Je sonne, Claire ouvre, je monte ma valise, enlève mes chaussures et hop, un peu plus de douze heures après être parti de chez moi, je suis arrivé. Retrouvailles (cela faisait depuis l’été dernier que je n’avais plus vu Claire et Pierre).

Début de soirée

 

Apéritif le temps que Pierre arrive. Jérôme, un collègue de Claire, passe et attends avec nous. Une bouteille de vin, un shot de Chartreuse et des chips de maïs bleu/sésame, trempées dans du hommos après, nous descendons vers Harvard Square. Le Grendel’s Den (89 Winthrop St, Cambridge MA) étant plein, nous nous rabattons sur Shay’s Pub and Wine Bar : il y a une terrasse (ce qui est rare aux US parait-il, puisque boire de l’alcool sur la voie publique, donc en plein air est interdit), mais avec le froid qu’il fait, seul un petit groupe de 3-4 personnes est assez fou pour s’y être installé. Nous entrons et poursuivons notre apéritif : bières, vins, jus d’orange (merci Pierre!). Bar Pub assez jeune (normal, avec tous les étudiants qu’il y a dans le coin), pas trop bruyant, ni rempli en début de soirée, nous avons même trouvé des tabourets pour nous asseoir.

Dîner

Nos boissons terminées, nous retrouvons un groupe de Français, tous (ou presque) collègues de Claire, devant le Border Café (32 Church St, Cambridge, Ma), un grand bar/resto tex mex et cajun. Après les présentations et quelques minutes d’attente à l’extérieur, où il ne fait pas chaud, nous entrons nous réchauffer l’extérieur et nous rafraichir l’intérieur : Margaritas avec ou sans glace, avec ou sans citron) pas mal mais pas très bien dosées (entre 5,25 et7,75$ en fonction de la variante), Coronas et autres boissons pseudo mexicaines (Dos Equis…). Au bout d’un moment, nous avons enfin droit à une grande table ronde (nous étions une petite dizaine). Et là classique dans les restos US : la serveuse nous demande ce qu’on veut boire, arrive avec les boissons, commande ce qu’on veut manger, propose de nous apporter d’autres bières alors que les nôtres sont encore pleines au quart… Dos Equis et Fajitas mixtes poulet/boeuf pour moi : très copieux, plein d’oignons, ce n’était pas mal, mais assez lourd. J’ai fait l’erreur de terminer mon assiette alors que je ne tenais plus debout (fatigue + décalage horaire + alcool + digestion). Addition (merci Claire!), puis nous rentrons, alors que les autres continuent vers un bar. Dodo un peu après minuit, fin de la première journée.

 

Caveau as Usual

Jeudi 12 avril 2007

Au Caveau Montpensier.
15 rue Montpensier, 75001 Paris.
tél. : 01 42 60 12 89, Fax : 01 42 60 12 86. Site Web.

Comme d’hab, petit tour au Caveau, où je devais retrouver Olivier. Le Chef m’a fait une petite liste de bonnes adresses à NYC (thanks!). J’espre en tester quelques unes.
Quelques pintes de Caledonian, un Dragon Fruit Martini, une part de Red Velvet Cake. C’était bien, c’était bon. Pas trop de monde au début et puis hop, vers 22h, tout le monde est arrivé presque en même temps. Rien d’extraordinaire, c’était tout simplement bien!

Apéro au Café Noir, Dîner au Pavillon Baltard, Bière et danse au Truskel

Dimanche 1 avril 2007

Le Pavillon Baltard. Restaurant-Brasserie.
9 rue Coquillère, 75 001 Paris.
Tél. : 01 42 36 22 00.

Après un apéro rapidement expédié au Café Noir (65 rue Montmartre, 75002 Paris), où j’avais donné rendez-vous à Maria (pas vue depuis un bon moment), Pierre-Olivier, Arnaud, Marco, Denis et Christine, nous cherchons, un peu après 20h30, un restaurant qui pourrait nous accueillir (7 personnes) dans le coin, sans réservation. Après deux échecs rue de la Vrillière, nous descendons vers les Halles, et sommes accueillis les bras ouverts au Pavillon Baltard, presque vide, bien qu’il figure dans le Lebey 2007 (et où on apprend que Stéphane Collaro est un des propriétaires).

Menu entrée plat dessert + boisson et café à 20 € avant 20h : une bonne affaire. Il est plus de 20h à Paris, mais sur le fuseau horaire de Londres, ça passe. C’est un beau geste commercial, bravo! Le pain n’est pas si bon que l’a écrit le Lebey : c’est de la retrodor like, un peu fraiche (en température) et pas assez fraiche (elle devait dater de la fournée de samedi matin). Plats à la carte entre 15 et 26 €, mais la plupart est en dessous des 20€.

Tout le monde opte pour la formule, sauf Marco. En entrée : mille feuilles tomates mozzarella, terrine de chevreuil pour la majorité et velouté de légumes (pour moi : arrivé 3-4 minutes après le reste des entrées : bonne, mais trop chaude au début). Suivront des onglets échalotes confites (bonnes frites maison) pour la majortié, un poisson (bar?) pour Marco, saucisson + lentilles pour moi (bon, mais peu digeste), pennes pour Denis. Avec deux bouteilles de bon Crozes Hermitage de chez Jean-Luc Colombo (35€ l’une) et une bouteille de Ferrarelle (~5€ d’après mes souvenirs).

Je termine sur une salade de fruits (annoncés comme frais : certes, mais pas forcément de saison : raisins!) et tous, sauf Denis et Christine prennent le millefeuille (il n’y avait plus d’ananas rôti). Poires (10€) pour Denis et Arnaud (une offerte, volontaire ou erreur?), Vodka get 27 (7,5€) pour moi. Cafés et décas, sauf pour moi.
Globalement : c’était plutôt bon, mais rien de très original.

Service : comment dire? Avec de la personnalité, tentatives d’être drôle parfois réussies, mais par contre peu de mémoire, ou une dent contre moi. Je commande le vin, il le fait goûter à Denis, de l’autre côté de la table. Aucun souvenir de qui a commandé quoi. Ce n’est pourtant pas compliqué, tout le monde avait pris à peu près la même chose sauf Marco, Denis et moi. Idem au moment des desserts, digestifs. Manque d’application ou je-m’en-foutisme je dirai. Pourtant, le restaurant était loin d’être rempli.
En moyenne, c’est vrai que c’était bon et bien (à part les 3 musiciens live : violon, guitare, violoncelle, pas évident pour discuter), surtout pour un restaurant à 7 sans réservation un samedi soir.

Budget moyen : ~33 euros par personne.

Après ça, vers minuit, Denis et Christine tentent d’attraper un taxi rue du Louvre, Arnaud et Pierre-Olivier retrouvent le scooter d’Arnaud au croisement Sentier/Montmartre, Marco et moi accompagnons Maria jusqu’au métro Sentier, puis direction le Truskel (12 rue Feydeau, 75002 Paris), où c’était beaucoup plus animé que la dernière fois que j’y suis allé. Normal, c’était une soirée Bikini Machine. Marco ne restera pas longtemps. Moi j’ai tenté de danser (vu la foule et le peu de place, ce n’est pas évident) sur un mix seventies-eighties (punk rock, new wave) jusqu’à environ 2h30.

Puis, comme la densité ne diminue pas, je décide de tenter ma chance ailleurs. Pas au Pulp, le week end c’est girls only. Pas à la soirée Katapult au Rex non plus, il y a plus de 30 personnes qui font la queue, et même côté “accès rapide” il y a une douzaine de personnes qui attendent. Tant pis, retour maison, dodo!

Encas O’Bar de l’Angl’Opéra

Samedi 31 mars 2007

AngloPera, avaneu de l'Opera, Gilles Choukroun, Paris

O’Bar, Angl’Opéra, resto-café, bar de l’Hôtel Edouard VII.
39, avenue de l’Opéra, 75 002 Paris.
Tél. : 01 42 61 86 25. Fax : 01 42 67 47 73. Site Web.

Après un peu de shopping chez Madelios, n’yant pas déjeuné grand chose, je teste O’Bar, le bar de l’hôtel Edouard VII, annexe de l’Angl’Opéra, le restaurant de Gilles Choukroun.

Pas grand monde : un serveur, une serveuse et une table avec trois personnes (des étrangers, parlant une langue d’Europe de l’Est). J’ai donc l’embarras du choix pour m’asseoir et opte pour une place sur un fauteuil avec vue sur l’écran (pas si géant que ça et une fin de partie de poker sur Canal +).

Angl'Opéra, Hôtel Edouard VII, vue de la salle vue de la salle

Le serveur, gentil, mais pas très pro, puisqu’il ne semble pas trop maitriser la carte qu’il m’apporte, dresse la table et me demande ce que je veux boire :
-”En blanc vous avez quoi?
-Du Sancerre…
-Ok, un verre de Sancerre s’il vous plait.” (6€)

Angl'Opéra, Hôtel Edouard VII, couverts, verre de sancerre Angl'Opéra, Hôtel Edouard VII, carte

Quelques minutes après, juste avant de commander, je me renseigne sur le “Bagel Rouge & Vert”. Mon verre de vin blanc arrive : pas mal. Il me demande deux minutes, pose la question à sa collègue, et me dit qu’il y a du Chorizo et de la salade… Pas très convaincant : je prends la Ciabattina saumon fumé et féta (9,50€) + un cornet de frites (3,5€). Une dizaine de minutes après frites et Ciabattina arrivent : les frites sont bonnes, avec un petit pot de moutarde et un petit pot de ketchup. Le pain de la Ciabattina n’a rien d’extra, le saumon est très bon, par contre leur féta est insipide. La petite salade qui va avec n’est pas mal. J’avais faim, donc OK, ça passe.

Angl'Opéra, Hôtel Edouard VII, Ciabbattina saumon féta, verre de sancerre, cornet de frites

Pour finir, le serveur me propose un cookie en dessert (4,50€). Je prends aussi un Perrier (4,50€ aussi : je pense qu’ils ne se font pas la même marge sur les deux!). Le Cookie est en fait un grand cookie (bon), avec du chocolat fondu encore chaud et une boule de sorbet fruit de la passion. Le mélange est plutôt réussi, en plus c’est amusant de composer et de doser.

Angl'Opéra, Hôtel Edouard VII, dessert : cookies, pot de chaocolat, glace fruit de la passion

Bilan : ~30 euros, dont ~10 euros de boissons. Clairement, il se font une belle marge sur les liquides. C’est surtout de payer le même prix le Perrier et le dessert que j’ai trouvé un peu absurde (merci kitchenette pour le feedback)! Sur les plats, la Ciabbatina était un peu décevante, mais le reste était bien et bon. Pas sur que j’y retournerai souvent, il y a de la concurrence dans le coin, avec les autres bars de Grands Hôtels, le Harry’s NY Bar

Angl'Opéra, Hôtel Edouard VII, dans les WC