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Dîner rapido au Pied de Fouet 6e

Lundi 30 avril 2007

Au Pied de Fouet 6e
3, rue Saint Benoît, 75 006 Paris.
Tél. : 01 42 96 59 10.

Après un passage la semaine dernière, où j’avais été conquis par leur noix d’entrecôte purée, me voilà à nouveau, vers 22h10, au Pied de Fouet 6e, avec Jean-Daniel et Marc. Nous nous installons cette fois au rez de chaussée (qui est non fumeur!), la serveuse est moins jeune et moins jolie qu’il y a une semaine. Après mon en-cas (mais nénmoins seul repas de la journée) au Saut du Loup, à 18h, et le foot, j’avais un peu faim, mais sans plus. Marco commence par les radis (4€), JD, par les filets de matjes (jeunes harengs) marinés (5€), pommes de terre, moi par la salade verte. Puis ce sera salade du buron, avec fromages et jambon pour Marco, salade Toscane (plus de légumes, parmesan, poulet mariné au basilic) pour JD (~10€ la salade) et à nouveau entrecôte+purée (~11€) pour moi. Et bien, j’ai été déçu par mon entrecôte : le morceau que j’ai eu cette fois était beaucoup moins tendre et savoureux que la semaine dernière. La purée m’a semblé plus sèche.

Dommage! Est-ce moi? Est-ce eux? Sans doute les deux. Peut-être aussi le fait qu’en début de semaine, ils n’ont pas encore été livrés et que du coup ils servent des morceaux moins bons… Du coup, je me sens obligé de revoir mon jugement sur les entrecôtes : celle du samedi soir au Devez était meilleure que celle du lundi soir au Pied de Fouet. C’est bien la preuve que ça ne tient pas à grand chose. Je me suis quand même rattrapé sur la salade de JD, c’était mon premier choix et puis j’ai changé d’avis pour ne pas prendre la même chose que lui… Cela m’apprendra. Je reviendrai quand même (mais pas avant plusieurs semaines)!

Cafés (2€) pour JD et Marco, rien pour moi.

Une fois le repas terminé, nous payons (20,40€ par personne). À la recherche d’un bar, nous tenterons Le BAR.

Dîner au Pied de Fouet 6e

Jeudi 26 avril 2007
Au Pied de Fouet 6e
3, rue Saint Benoît, 75 006 Paris.
Tél. : 01 42 96 59 10.

Après le Little Temple Bar, près de trois mois et demi après son ouverture, j’ai enfin l’occasion de tester le Pied de Fouet 6e. J’aimais bien le Pied de Fouet de la rue de Babylone. Je lui avais donné 4 étoiles sur City Vox et écrit ce qui suit, en janvier 2006 :

A l’ancienne

Entrée plat dessert + vin à moins de 25 euros dans le 7e, c’est encore possible ! Ce petit bistrot de quartier (cette cantine, puisqu’il y a même des serviettes avec leurs ronds, pour les super habitués) sert une cuisine française à l’ancienne, plutôt de qualité, à un prix qui nous ramène 10 ans en arrière. Certes, il y a une contrepartie : les portions sont parfois des rations de survie : juste ce qu’il faut. Mais pour un dîner léger et rapide (en attendant d’aller à la Pagode, qui est à 2 pas?) ni fast food, ni sandwich, ni traiteur asiatique, de temps en temps, c’est agréable. Service sympa, efficace, rien à redire !”

Il y avait de la place en haut, ça tombe bien. Après un peu d’attente pour avoir les cartes, tout s’est déroulé comme il faut. Le pain, qui date sans doute du matin, peut mieux faire, mais en même temps ça empêche d’en abuser… Salades de gésier (3€) pour Nath et Fab, radis beurre (4€) pour moi. C’est archi simple, basique, mais c’est bien fait. Vu le prix, les portions ne sont pas immenses, mais c’est honnête. La noix d’entrecôte (une vraie entrecôte, grasse, tendre, fondante) et la purée maison (10,7€) : du beurre! Le confit de canard (10,70€, servi lui aussi avec la purée) est costaud. Quant à la salade toscane (du jour, 9,50€), elle avait l’air de se défendre. Pour bien finir, un pudding diplomate (3€), ou un fondant au chocolat… Miam, plus faim après ça. Pour accompagner le tout, une bouteille de vin rouge, des Côtes du Ventoux : La Vieille Ferme (bouteille à 15€, trouvée à 5,5€ par 12 sur le Club Perrin). Tout ça pour moins de 20 € par personne. Qui dit mieux? Notre service était très gentille, dommage qu’elle n’ait pas eu plus de pourboire.

Je suis d’accord avec le Figaroscope et Absolu Féminin, des adresses comme ça à Paris, et encore plus à Saint Germain, on n’en trouve plus. Le Petit Saint Benoit, en face, joue un peu la même carte (peu ou pas de déco, cuisine maison à l’ancienne, simple et bonne, bon, voire très bon marché), mais je trouve que ce n’est pas aussi bien et n’irai plus au Petit Saint Benoit que si le Pied de Fouet ferme ou est plein à craquer.

Petite différence avec le Pied de Fouet de la rue de Babylone, la clientèle est sans doute plus touristique dans le 6e, avec moins d’habitués et une population peut être un peu plus jeune.

Dîner à l’Ourcine

Mercredi 25 avril 2007

L’Ourcine, bistro-gastro. “Cuisine de cuisiniers, vins de vignerons”.
92, Rue Broca, 75013 Paris
Tél. : 01 47 07 13 65.
Entièrement non fumeur.

Déjà vu

Découvert grâce au Figaroscope , en mars 2004 voir aussi ce dossier, voici ce que j’avais écrit sur CityVox, lors de mon premier passage, en mars 2004. Le menu était alors à 28 euros (+2€ en trois ans, après être passé à 29€).

Bon et sympa

Ouvert en mars 2004, par un cuisinier qui sait ce qu’il fait (il a été formé chez le futur ex chef de la Régalade). On se sent bien, ce n’est pas très grand, plutôt convivial, déco style bistro (mais encore tout neuf…). Le passage des cuisines à la salle est un vieux meuble évidé… Dans les assiettes c’est bon, assez original (dans la tradition bistro of course) et soigné. A première vue les portions pourraient être un peu plus généreuses, mais finalement non, c’est pile la bonne quantité. L’addition est quand à elle très acceptable. Une adresse à retenir.

Synthèse d’avis divers

Lors de sa dernière visite, l’équipe du Fooding avait eu un problème de service. Ce soir, il n’y avait pas trop de monde, donc pas de problème de service. Toujours pas de carte (sauf pour les boissons), il faut regarder les ardoises au mur. Le problème du service revient souvent dans les avis de Mmmm. Les photos de Penglobe et de Pudding Chômeur sont alléchantes, la carte change souvent, les entrées, plats et desserts tournent, en fonction des saisons. Sur Paris Eating, ils soulignent le bon rapport qualité prix. Immaeatchu est super fan! Global Corners Gastronomic aime bien aussi. Podcast d’Alain Duband sur les bistros gastro et la réseau Camdeborde, et interview avec le chef, Sylvain Danière.

Pour Luis in Paris, par contre, c’est fini : la dernière fois qu’il y est allé, l’attente et le service furent scandaleux, et la qualité moins bonne que d’habitude. La cuisine ne fait pas toujours l’unanimité, même si la grande majorité apprécie. Sur Chroniques gourmandes, on n’en dit pas beaucoup de bien.

Du nouveau

L’Ourcine, c’est territoire connu. La dernière fois, c’était avec Anne, JB et des anciens de Masséna PSI, il y a un peu plus d’un an. Depuis mon dernier passage, ça a changé : les tables sont plus espacées, les toilettes ont changé de place, la cuisine semble plus grande et mieux isolée, le personnel en salle semble différent aussi. Encore mieux quoi!

Notre dîner

Verre de vin blanc (5€) pour JB, absinthe (5€, qui ne se prépare pas comme à Barcelone)  pour moi, le temps qu’Anne arrive. Bouteille d’Orezza (6€, eau pétillante corse) et bouteille de Saumur (25€) pour boire. Menu entrée plat dessert à 30€ donc.

Mise en bouche : petite mousse d’asperges, servie dans un verre à shots. Le pain, style campagne (Poujauran?), est bon.

J’ai commencé par la terrine de kakoo de porcelet et foie gras (classique de la Régalade) : rien à dire, ça commence bien. Puis ce sera Coquilles saint Jacques avec des petits légumes (dont des févettes). Très bon! Un régal de finir le jus avec un morceau de pain.

Anne avait pris le lieu noir, accompagné d’un risotto, pour JB, ce fut le foie de veau : très épais et très bon selon ses dires.

Pour finir, mon dessert (pomelos, émulsion de Campari) était un peu décevant, j’aurai du prendre autre chose.
Le service était bien, mais à la fin on a un peu senti qu’il ne fallait pas trâiner, ils voulaient fermer.

Budget : un peu moins de 50€ par personne. Il n’y avait pas trop de monde. C’était bien et agréable! Rapport prix des boissons/prix de la nourriture est d’environ 2/3.

Après ça, je les raccompagne, puis direction le Truskel, où je suis resté beaucoup trop tard. Ayant une petite faim vers 5h du matin, j’ai snobbé le pied de Cochon, mais le Pavillon Baltard, Devez étaient fermés. Pâtes à la maison pour caler mon estomac, puis dodo.

Jour 9 : Brasserie 360, élection présidentielle, Central Park, AOC, Lotus, Azza

Samedi 21 avril 2007
Déjeuner à la Brasserie 360
Lever pas trop tôt, le temps de petit déjeuner, de se préparer et de sortir, il est près de 13 heures. Nous montons vers la 60e rue Est, avec pour objectif Serendipidy 3 (225 East 60th Street, entre 2nd et 3rd Ave), qui fait de très bonnes glaces et des salades. Hélas, il y a 1h30 d’attente. C’est trop. Une autre fois, allez faire un tour chez Bloomingdale’s ou du shopping dans le coin. Il y a aussi une Patsy’s Pizzeria (Patsy’s Pizzeria 206 E 60th St). Nous optons pour la Brasserie 360 ( 200 E. 60th St., New York, NY 10022), au croisement 60e rue et 3e Avenue. La déco est effectivement celle d’une brasserie/bistro à la française. La carte elle, est américaine : viandes, sandwiches, salades… Stella (7$) pour démarrer.J’ai testé le Crab Cake Burger (16$), bien avec de la sauce, par contre le coleslaw (pris à la place des frites) était décevant! Le Kobe Burger (15$) de Juan et le Grilled vegetables sandwich (13$) de Jelena avaient l’air bien, ainsi que les frites que je n’avais pas prises!Globalement, c’est plutôt bien, ils avaient ouvert les baies vitrées, nous étions donc plus ou moins en extérieur, c’était agréable! Niveau assiettes, c’est effectivement simple, mais bien fait.
Votez!

À la fin du déjeuner, je laisse Jelena et Juan partir à la recherche de lunettes de soleil et je vais au nord, pour retrouver Nicolas qui devait voter (5th avenue, au niveau de la 78e rue) au consulat/centre culturel français.

Nous retrouvons ensuite Burcu et nous promenons/profitons du soleil dans Central Park. Coup de soleil évité de peu. Puis chacun part dans sn coin : cartons à défaire pour Burcu et Nico, retour maison pour moi.

Dîner à l’AOC (l’Aile ou la Cuisse)
Rendez-vous à 22h à l’AOC où Nico a réservé pour 5.

L’AOC est un restaurant franco-américain au croisement de Bleecker St et de Grove St (314 Bleecker St, New York 10014, tél.:212-675-9463). Le personnel y est en majorité francophone, ainsi que la clientèle.

Arrivés avec moins de 7 minutes de retard, nous attendons que notre table soit prête (pas de place dehors, hélas), nous installons, avons le temps de commander des cocktails (nénufars, ~12$), cela a fait venir Burcu et Nico. Présentations, puis vient le moment de commander : il n’y a plus de homard, plus de saumon, plus de thon. Ce n’est pas la soirée de Jelena qui est allergique à l’ail et qui suit un régime sans viande, sans laitages, sans oeufs… La pauvre doit se rabattre sur ne salade de crudités, puisqu’en cuisine ils refusent d’être accommodants. Coq au Vin pour Juan, Moules pour Burcu, je ne sais plus quoi pour Nicolas, entrecôtes saignante, beurre persillé, frites pour moi.

Le vin que Nicolas commande n’est pas dispo, on nous en apporte un autre à la place : leur carte ne propose que des vins français, quel manque d’ouverture! Les plats arrivent au bout d’un petit moment. La bouteille de vin est liquidée en une tournée, ils faut dire qu’ils servent des grosses doses à chaque fois! Surprise : mon entrecôte, bien que très bonne, n’est pas ce qu’on appelle une entrecôte en France : ce serait plutôt un bout d’aloyau, genre faux filet. enfin bon, quand on sait que dans les restaurants “Entrecôte” c’est du faux filet qui est servi, why not. Service très inégal, ça a trainé… Ok, ils sont débordés, soit, mais il faut mieux gérer la salle!

Autre bouteille de vin, desserts : crème brulée pour Nico et Burcu, gâteau de polenta chocolat pour moi (et un peu Juan) : assez dense, mais pas trop lourd, bien aimé là aussi.

Au moment de payer ~270$ taxes comprises, nous décidons de nous venger en ne laissant pas beaucoup de pourboire : 30$, soit un total de 60 $/personne, dont une grande partie est passée en boissons (cocktails, eau, vin). Le “manager” est venu nous rattraper devant la sortie pour nous dire que ce n’était pas beaucoup, nous lui avons expliqué pourquoi : service à la traîne, ingrédients manquants, chef pas ouvert… Il était désolé (pas autant que nous). Les avis sont partagés quant à cet endroit : peut être que c’était juste un soir sans.

Lotus et Azza

Nous quittons alors le coin en taxi, pour se retrouver, quelques rues plus haut, au Meatpacking district : sorte de quartier où se concentrent bars, restos et boîtes tendance, sorte de rue Monot ou Gouraud/Gemmayzé à Beyrouth ou les Docas de Lisbonne. Nous faisons la queue pendant quelques minutes avant d’entrer au Lotus, (409 W 14th St, New York City, NY 10014, USA - +1 212-255-8060, plus d’infos sur World Best Bars), en configuration bar/club. Déco branchée, par contre je n’ai pas été ébloui par la clientèle (20$ de droit d’entrée pour les hommes, gratuit pour les femmes), ni beautiful, ni people, juste normale. Sur trois niveau, il y a de la place, un énorme potentiel, malheureusement gâché par un DJ et une programmation de merde : chaque morceau passe une trentaine de seconde et hop, ça enchaine sur autre chose. S’il y avait de la recherche dans le mix, avec des récurrence, des allers retours, des ping pong, pourquoi pas, si c’était de la bonne muisque, ça passerait encore, mais en gros, c’était juste nul : tout les 5-6 morceaux, il y avait quelque chose de bien (dans le genre 80s, 90s ou commercial récent, mais le temps de se caler et de se (re) mettre à danser, hop, c’est fini, c’est encore un morceau de merde. Pas convaincu donc. Vodka Red Bull. Le verre est autour de 12-15$.

Pourtant, il y avait pas mal de monde (ont-ils tous mauvais goût? ai-je raté quelque chose?). Ayant perdu la trace de Nico et Burcu suite à un changement d’étages, nous passons un peu de temps à les chercher, en vain. Nous sortons, faisons un petit tour dans le quartier et puis taxi, direction Midtown East.

Le taxi nous dépose devant Azza sur 137 E 55th St, New York 10022, resto, bar, lounge, boîte, maghrebisant. L’entrée est gratuite, il y a moins de monde qu’au Lotus. La musique n’est pas extra, mais au moins ça ne change pas toutes les trente secondes. Vodka tonic (autour de 12$ le verre si je me souviens bien). Pas folichon tout ça. Nous partons vers 3h45.

Retour à pied. Dodo.

Dîner au Kiwi Corner

Mardi 20 mars 2007

Kiwi Corner rue Servandoni Paris

Kiwi Corner. Restaurant, spécialités Néo-Zélandaises, Australiennes et du Sud-Pacifique.
25, rue Servandoni. 75006 Paris.
Tél. : 01 46 33 12 06. Site Web.

Rendez-vous avec Nicole vers 20h rue de Vaugirard. Nous voulions initialement dîner au Spring, le restaurant de Daniel Rose, mais il faut réserver une dizaine de jours à l’avance. Je suggère alors, le matin, les Papilles, rue Gay Lussac, Au gourmand 22 rue Vaugirard 01 43 26 26 45 et la Crèmerie 9 rue des 4 vents 01 43 54 99 30. Nous tombons d’accord sur “Au gourmand”, dont Les Restos disait beaucoup de bien. Mais je cherche un peu plus d’information sur le net, je découvre qu’il a changé de propriétaire en 2006, et je n’ai pas de données fiables sur la nouvelle formule, si ce n’est, sur Mmmm, qu’il a été repris, et par le nouveau patron du Pétula Café (qui est devenu un lieu infréquentable, sans intérêt) en plus. Cela suffit à me refroidir!

J’expose donc mes réticences, nous décidons de passer devant, de regarder la carte (formules à un peu moins de 30€, mais pas grand monde…). Nous retournons quelques rues en arrière, rue Servandoni, pour tester le “Kiwi Corner”, qui avait l’air agréable, original et dépaysant.

Pour savoir à quoi ça ressemble, regardez ces photos. Vide, ça a l’air un peu triste, avec du monde, c’est tout de suite plus vivant, mais aussi plus bruyant : c’était limite niveau sonore. Nous n’avions pas réservé, c’était presque plein (à 20h10), mais nous eûmes quand même le choix entre deux tables pour deux. Formules différentes à midi et le soir. Le soir, entrée plat dessert à 25,50 ou 29,50€ (en fonction des entrées et ou plats choisis). Nicole prit des de très bonnes et copieuses moules farcies pour commencer, des brochettes de fruits de mer (gambas+noix de St Jacques) et un excellent Po’E Maia (un gâteau tahitien : banane, tapioca, vanille, la recette) en dessert. Gâteaux de crabe (pas mal), filet de kangourou, purée ailée (inégal : certains morceaux durs) et sticky date pudding au caramel (très bon, très lourd!) pour moi. Un demi litre de vin blanc néo-zélandais (Two Terrace Chardonnay, de Waipara West, Canterbury) à 12€ assez surprenant : très doux et fruité.

Service sympa, rapide, efficace (même si elle a voulu refiler nos plats à une autre table), et anti-pourboire on dirait (elle ne voulait pas que nous payions plus que l’addition par CB, ou alors elle nous a pris pour des gens qui ne savent pas compter)… Bref, une bonne petite adresse, sans prétention, assez agréable (hormis le niveau sonore, et les WC qui obligent à passer par une mini cour intérieure, en plein air) et qui change.

Une petite pensée pour Caro, Margot et Yann qui sont en Nouvelle Zélande.

Dîner au Pourquoi Pas?

Samedi 10 mars 2007
Pourquoi Pas, Lille, rue de Gand, Restaurant Le Pourquoi Pas.
62 rue de Gand 59 000 Lille.
Tél. : 03 20 06 25 86.

Après un apéro prolongé et une partie de Taboo XXL chez Vanessa dans le Vieux Lille, nous marchons cinq minutes pour arriver au Pourquoi Pas, un sympathique bistrot de la rue de Gand (qui a une bonne concentration de restaurants) où Guillaume avait réservé pour six personnes à 22h30. Nous (Vanessa et Guillaume donc, plus Sandrine, Olivia, Alex et moi) trouvons notre table prête et nous attendant.

Ayant pas mal grignoté pendant l’apéro, nous zappons les entrées (et les menus à 21, 26 et 31€) pour attaquer directement les plats (sauf Olivia qui prend deux entrées : Carpaccio de saumon et crème brulée à la tomate) : salade folle, émincé de veau+tagliatelles, Saint Jacques… J’opte pour les pennes aux rougets (14€, les plats sont entre 14 et 20 euros) : c’était bon, mais tiède, un peu plus chaud, ça aurait été nickel. Une bouteille de rouge (Lussac) et une de blanc (Sancerre) pour accompagner : pas mal, mais je les voyais plus aux alentours de 18-20€ plutôt que 24!

Pour le dessert, je me laisse tenter par la profiterolle maison (très gros, avec plein de crème, mais je suis déçu, le chocolat a déjà été versé!).

Bilan : une bnne petite adresse de quartier, c’est plutôt bon, sans être extraordinaire. Le cadre est sympa, le service aussi. Sur CityVox, les critiques sont en général bonnes et saluent un cadre agréable et feutré, ainsi qu’une carte assez originale. Je suis d’accord. Pour 31€ par personne (sans entrées), c’était correct.

Après ça, direction la rue d’Angleterre, au 79 plus exactement, pour aller prendre un verre et danser au Sybaris.

Dîner à l’Urbane

Jeudi 8 mars 2007

Urbane. Bistrot.
12, rue Arthur-Groussier 75010 Paris.
Tél. : 01 42 40 74 75.

Urbane, 12 rue Arthur Groussier 75010 Paris Avant : la première fois que j’ai entendu parler d’Urbane, c’était sur le blog d’Adrian Moore (pas mal de photos, voir aussi sa critique sur le site gogoparis), qui avait un avis plutôt partagé : il a mentionné un fort potentiel, mais aussi le fait qu’ils étaient encore au rodage et cherchaient leurs marques et a conclu par un “à suivre”. D’après le Figaroscope de cette semaine, l’équipe semble avoir progressé : Emmanuel Rubin décrit l’Urbane comme un beau (bobo) mélange frenglish (Audrey, irlandaise, en salle, et le chef, Olivier, français), ludique, cool, avec un bon rapport qualité-prix (2 coeurs). Bonnes critiques sur Restoaparis aussi.
Ayant prévu de se faire un resto avec Aurélie ce jeudi soir, nous tombons d’accord sur l’Urbane et je réserve à 21h.

Intro : après un petit égarement (nous sommes sortis du mauvais côté et nous sommes dirigés vers le Chateaubriand, avant de rebrousser chemin. Avec un petit quart d’heure de retard, nous entrons dans l’Urbane. Une salle de taille moyenne (une quarantaine de couverts : à gauche, banquette + 5-6 tables sur la longueur, à droite, une petite cloison basse (au niveau de la taille) et le gros des tables. La banquette de gauche passée, on tombe sur la table du DJ (qui mixe sur PC et vinyl), puis une deuxième salle, plus petite, autour d’un bar (derrière lequel une porte à hublot donne sur la cuisine), quelques couverts de plus. C’est très blanc, les tables et les chaises sont en bois style naturel, “classique bistrot”. Le mur de gauche est décoré de trois grandes photos accrochées, alors qu’en face, à droite, il y a juste un grand miroir et du blanc. Le bar est un peu plus décoré, avec une lampe motif géante à l’arrière…

Début : assez vite, l’hôtesse des lieux (irlandaise donc) nous apporte les cartes puis du pain, de l’eau et un petit amuse bouche formé de trois petits morceaux de filet thon rouge Le soir, entrée plat ou plat dessert pour 24 €, entrée plat dessert pour 29 €. À l’unité, si mes souvenirs sont bons, c’est environ 8-8,5€ l’entrée à choisir entre des langoustines, des queues de gambas, des ravioles d’artichaud ou un foie gras (supplément 1,5€). Les plats (~16€ à la carte), sont également tentants : Saint Jacques, Thon, Souris d’agneau ou magret de canard rôti. Bien sur, il y a plus de détails, notamment sur les accompagnements de chaque plat mais je n’ai pas tout appris par coeur. Faites moi confiance, en lisant la carte vous ne saurez pas quoi choisir, c’est très alléchant. Aurélie choisit de commencer par les langoustines, puis saint jacques. Queues de gambas et thon rosé aller retour pour moi. Une bouteille de Chardonnay (18€) pour ne pas s’empoisonner à l’eau du Canal Saint Martin. Les autres bouteilles de vin sont autour de 20€ aussi.

Suite : le pain est bon, mais bizarrement j’en ai mangé très peu (même pas deux morceaux). Les entrées arrivent sur des assiettes rectangulaires. Joli effort de présentation, c’est joliment réussi. Les langoustines arrivent dans un plat à bouchées vapeur chinoises. Les queues de gambas (pas que des queues, ouf) arrivent par trois, avec un peu de verdure : beau et bon. Très bon début. Nous gardons les couverts. Peu après, les plats arrivent. La purée de Spuds (pommes de terre) qui accompagne le thon est un régal. Le thon est très bon aussi! Le riz au safran vert qui va avec les Saint Jacques (très bien au niveau texture et goût) permet également d’avoir un très bon plat. Les images ci-dessous (”volées” à Adrian Moore, bien plus doué que moi pour les photos) sont sans doute plus explicites. Et bien c’est aussi bon que ça en a l’air.

Fin : petite déception, le Sabayon est remplacé par une pannacota aux fruits rouges + gâteau chocolat, c’est ce que prend Aurélie : l’experte, d’habitude très difficile pour les desserts italiens, est conquise. Moi je teste les blinis de sarrasin+compote confiture : délicieusement régressif avec les doigts (qui collent un peu à la fin). Un café pour finir cette soirée très agréable, à la fois pour la compagnie et pour ce que nous avons mangé. Retour à pied jusqu’aux 6e et 7e.

Bilan : très bien, endroit pas facile à trouver, pas plein, avec une clientèle surtout du quartier, cadre simple, effectivement très détendu. Dans l’assiette c’est assez recherché (goûts et déco) et c’est réussi et bon. Les quantités sont comme il faut. Service gentil, efficace, pas de problème à ce niveau là. Et pour ne rien gâcher, c’est effectivement d’un bon rapport qualité prix (~40€/pers). Pourvu que ça dure!
À savoir : brunch à 16 euros le dimanche.

Saint JAcques, image prise du site http://adrianmoore.blogspot.com Thon aller retour, image prise de http://adrianmoore.blogspot.com

Dîner à la Gazzetta

Dimanche 4 mars 2007

LA GAZZETTA
29 rue de Cotte 75012 Paris
Ouvert de 10H à 1H, du mardi au dimanche après-midi (ça s’arrête au samedi soir maintenant).
Tél. : 01 43 47 47 05. Site Web. Carte des plats. Carte des vins (en mars 2007).

Ouvert par l’équipe du Fumoir et du China Club, les débuts ont semblé laborieux, avec un service à chier (mauvaise expérience pour les Parisist en 2005). L’Express l’a mis dans ses 20 coups de coeur de l’année, mais c’était avant l’arrivée du chef actuel, Petter Nilsson. Le Fooding relate une belle amélioration : après des débuts laborieux, ça va beaucoup mieux, parait-il! François Simon l’a haché menu, fin 2005 également. Devant tant de polémique, il fallait se faire sa propre opinion et trancher!

Réservation samedi soir, 21h30, avec Anne et Jean-Baptiste. Effectivement, la description donnée dans ce Podcast avec Clothilde Dusoulier, de Chocolate & Zucchini, dans Table à découvert, est assez fidèle : il ont fait un effort pour la déco, et c’est assez réussi, genre bistrot rétro remis au goût du jour. En plein jour, ça donne ça :

Image Café France

Le soir, c’est beaucoup plus sombre. Arrivé vers 21h30, je récupère la table et attends l’arrivée d’Anne et Jean-Baptiste. Une margarita (rien d’exceptionnel, pas vraiment de goût, 9€) et de bonnes olives vertes et noires pour patienter. La carte est assez concise au niveau plats : le soir, menu à 32 euros avec une soupe de topinambour et piment de Jamaïque cresson, suivi d’un chaud-froid sardines et haricots borlotti, menthe-abricot-fenouil en entrées, puis, en plat principal, le choix entre une “lotte rôtie entière betteraves cuites au gros sel - feuilles de moutarde confiture au citron saumuré” et “canette chou pointu-estragon-vin rouge”, et pour finir : fromage (Saint nectaire noisette-radis-miel purée d’amandes) ou dessert (ananas confit biscuit meringue - noix - chocolat sorbet manjari). À la carte (midi et soir), 4 entrées, 4 plats, 4 fromage/desserts.

Il y a pas mal de choix au niveau des vins et des boissons. Notons la présence d’une bouteille libanaise (bravo!) : c’est un Massaya 2003. Ils ont aussi un petit choix de vins Corses. Tous les détails sont ici. Nous avons commencé avec un blanc (Picpoul de Pinet) frais et très sympathique, puis avons enchainé sur un Fitou 2002 Gérard Bertrand (assez puissant, agréable, terrible en fin de repas!). Le pain (de campagne) est bon, trop bon pour mon régime, puisque j’en ai abusé.

Après un peu d’attente, nous commandons enfin : menu à 32 euros : avec canette en plat principal pour JB et moi,  ananas rôti pour moi, Saint Marcellin pour JB. Anne se concentre sur les Saint Jacques (poireaux grillés-pomelos-estragon) puis finira sur un “projet cassata”.

Après un début un peu lent, tout s’est très bien passé : bon enchaînement des plats (assez originaux et bien réussis) et service attentif. La soupe était en fait montée en émulsion/battue, très léger du coup et très bon! La seconde entrée n’était pas mal mais je ne suis pas très fan de sardines en général, je dirai que c’est une composition de goûts intéressante. La canette était délicieuse. Sur le moment JB et moi nous sommes fait la reflexion que la portion n’était pas très copieuse et qu’on en aurait bien mangé un peu plus. Avec un peu de recul, ce n’était que pure gourmandise, vu ce qu’il y a à manger dans le menu, nous ne sommes pas morts de faim! Enfin, l’ananas confit etc. n’est pas comme je l’imaginais (j’espérais voir vraiment le fruit, c’étaient des morceaux) mais j’ai trouvé ça très bien quand même : le “confit” enlève l’acidité de l’ananas (qui me donne souvent des aphtes, là aucun problème), noix et sorbet chocolat forment encore un bel assemblage. Le projet Cassata (assemblage mais pas de mélange : on compose comme on veut) est bien aussi.

Cafés, cigarettes, puis nous partons (ils m’ont très gentiment invité : un grand merci!), jusqu’au métro Ledru Rollin, eux pour rentrer, moi pour aller digérer sur la piste de danse du REX.

Bilan : finalement, c’est simple, pour passer une très bonne soirée, il suffit de trouver quelques amis, une bonne adresse et le reste vient tout seul! Clientèle assez variée, souvent trente ans plus,  voire 50 ans +, quelques couples, quelques groupes. À part une serveuse assez jeune (et jolie), ce sont plutôt des quarantenaires, à l’écoute, appliqués, prévenants : il nous a prévenu que notre Picpoul est bien pour l’apéro mais pas extra pour l’ensemble du repas, il avait raison, nous sommes passés au Fitou après les entrées. Budget à 3, avec deux bouteilles de vin ~45-50 €/personne.