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Dernier jour, petit tour, retour

Lundi 23 avril 2007

Je fais un effort pour me lever pas trop tard, vers 8h45 quoi, histoire de profiter un peu de ma dernière matinée. Ma valise presque terminée, je me lance dans ma dernière promenade, Grand Central Station, 42e rue, Broadway, achats de cartes postales, de timbres, puis rédaction des cartes. À NYC aussi, il y a la Fnac :

Vers 12h50, alors que je venais juste de commencer ma bière au Mama Mexico voisin (214 E 49th St, New York, NY 10017, Tél. :+1 212-935-1316, qui n’a pas grand chose à voir avec celui, beaucoup plus cool et jeune de l’Upper West Side), Juan m’appelle. J’expédie la bière et la note, direction Metlife. “Au revoirs” & co. puis, vu que mon projet de repas a été contrarié, je prends mes affaires un taxi et moins de 35 minutes après, je me retrouve à JFK 1. Bagage pesé, déposé, contrôles passés, ouf, il reste encore plein de temps à attendre aveant le départ. Petit tour au duty free shop où je prends de la Finlandia à 50° et de l’Heavy Water (joli packaging ; niveau goût, on verra bien). Puis je décide de tester si la restauration à JFK est aussi mauvaise qu’à Beyrouth. J’essaie donc le Brooklyn Brewery. Pour un peu plus de 30$ , j’ai eu deux bières, un petit Reuben pastrami light (ridicule pour ce prix, mais bon), et un carrot cake mangeable. C’est un peu mieux qu’à Beyrouth, mais pas top quand même.

Retour à Paris

Pas grand chose à signaler en vol, le siège à côté d emoi était à nouveau libre, j’ai pu m’étaler un peu. Le plateau petit déjeuner était tout simplement dégueulasse, leur chausson à la confiture est immonde! Bus pour nous emmener de l’avion au Terminal 2 E.

Ma valise est arrivée parmi les premières (ça, c’est bien!), marche jusqu’au 2F, taxi, Bouchons, Porte de la Chapelle, retour maison, remettre l’eau chaude, faire deux machine, lire le courrier, mails, blogs, ranger un peu. Les US, c’est fini!

C’est fou comme c’était rapide. La prochaine fois, faudra que :

  • je teste la Floride (en automne),
  • j’explore la côte Ouest : SF, LA, Seattle, Nevada,
  • je teste la route 66…

On verra bien. Il fait beau à Paris aussi, et ce n’est pas mal non plus. Va falloir récupérer le sommeil en retard, passer les derniers entretiens, signer le contrat… En principe je commence le 2 mai, à Paris, mais une nouvelle piste à Londres et/ou Paris se précise, c’est dur la vie : rien ou pas grand chose pendant 1 an et puis plus de quatre offres en 1 mois. On ne peut pas cumuler, sous traiter?

Jour 10 : Brooklyn, Sotto Voce, Park Slope

Dimanche 22 avril 2007
Le résultat du premier tour est connu, à 14h, ce sera ble et bien Ségo contre Sarko. C’est amusant d’avoir le résultat comme ça, sur internet.

Brunch au Sotto Voce

Le temps que tout le monde soit prêt, que la voiture soit sortie, que Nico et Burcu arrivent, que l’on traverse l’East River, il était environ 15h, nous avons donc raté le brunch de Stone Park Cafe, (324 5th Avenue (between 2nd St & 3rd St) Brooklyn, NY 11215, tél. : +1 718 369-0082, sur Yelp) et puis celui de Beast (638 Bergen St, Brooklyn, NY 11238, Tél. : +1 718-399-6855, sur Yelp). Pas grave, il fait beau, il fait chaud, nous cherchons une place autour de Park Slope (7e Avenue), en trouvons une, marchons, puis finissons au Sotto Voce, dans un angle, là aussi toutes fenêtres grandes ouvertes, avec un peu de soleil à l’intérieur. Formule brunch avec champagne (local), mimosa ou bloody mary à volonté, un plat à choisir dans cette liste (oeufs, pâtes, sandwiches), et du pain (à défaut de Pound Cake maison, ie. quatre-quarts, en rupture de stock à 15h50), pour environ 12$. Ce n’est pas cher, l’endroit est mignon, il faisait beau. Mes oeufs benedict n’avaient rien d’extra, la Blody Mary, préparée en pichets est super relevée et pas vraiment alcoolisée… Vu l’heure, nous n’avions plus vraiment le choix, de toute façon. Ce n’était pas si mal, après tout.

Il y a une formule dans le même style au restaurant Essex (120 Essex St New York, NY 10002 tél. :+1 212-533-9616), dans Lower East Side.

Promenade digestive dans Park Slope

Après le brunch, promenade dans les petites rues de Brooklyn : très tranquilles, immeubles en briques, assez jolis, très bobo finalement. Puis nous passons une petite heure dans le Parc. Retour à Manhattan sans trop de problème grâce à un copilotage d’enfer. Une bonne idée pour s’vader un peu de Manhattan le temps d’une demi journée. C’est aussi acessible en métro, pas besoin de voiture ou taxi, mais il faut mieux s’organiser pour les horaires et resto ;).
Juan dépose Nico et Burcu vrs la 42e. Garage, maison, j’essaie de joindre Antonin pour essayer de se voir : trop tard, c’est raté pour cette fois.

Dernière grande marche, dîner chez Florent
Promenade Est Ouest, le long de la 57e rue. Je voulais passer devant l’Atelier de Joêl Robuchon, mais je ne risquais pas de le trouver : je l’ai cherché au Parker Méridien alors qu’il est au Four Seasons, je suis vraiment crétin des fois. Vue sur le New Jersey et sur la voie rapide, plein de conessionnaires auto dans ce coin, pas très beau à voir. Je fais une pause par un point internet+imprimante pour sortir ma confirmation de vol Air France et éviter de faire la queue le lendemain pour enregistrer. 11e, 10e, 9e avenues, Chelsea (mort un dimanche soir), puis Meatpacking District à nouveau : beaucoup plus calme que la veille. Les “locaux” semblent avoir une dent contre l’hôtel Gansevoort et son enseigne.Je dîne au bar du Florent (sympathique bistro/resto au nom français, à la cuisine franco américaine, un peu dans le même style qu’AOC). C’est tranquille, ça sent la fin de week end. Mon chesseburger était exactement comme je le voulais : saignant, juteux, très bonnes frites, et pas trop copieux (11,50$), comme ça j’ai pu tester le chessecake aussi (6$). Avec deux Heineken (6$ chacune), ça a fait dans les 37$, c’était simple, mais vachement bien. Ce petit repas en solo m’a permis d’éliminer le blues (ou plutôt le mean reds qui s’empare de mois chaque veille de fin de vacances, depuis tout petit déjà : à chaque rentrée scolaire, ça m’arrivait). Retour au Midtown East à pied. Dodo. Demain, ce sera vraiment fini!

Jour 7 : MoMA, Modern, Washington Square, Spamalot, Ray’s pizza

Jeudi 19 avril 2007

Réveil pas trop tôt ce jeudi matin, je prends mon temps et décolle finalement assez tard, direction, le Musée d’Art Moderne, autrement dit, le Moma.

Moma

Le Moma (Museum Of Modern Arts, 11 W 53rd St, entre les 5e et 6e Avenues, ouvert tous les jours sauf mardi, entrée : 20$ pour un adulte), qui a un peu plus de trois quart de siècle d’existence, a connu un lifting important (architecte : Yoshio Taniguchi , dont c’est l’oeuvre la plus connue), avant de ré-ouvrir en 2004, tout de blanc vêtu (ça fait presque mal aux yeux au début). Sur six niveaux, il y a forcément de l’excellent et du moins intéressant :

  • au niveau 6 : exposition temporaire des oeuvres de Jeff Wall, photographe canadien. Ce sont donc des photos géantes, avec des scènes reelles ou mises en scène, joliment présentées dans des boîtes rétro éclairées (un peu d’argentique classique aussi), scènes de Colombie Britannique, pas mal. Un aperçu ici.
  • au niveau 5 : sans doute le fleuron de la collection du Moma, qui correspond a la fin XIXe, debut XXe siècle, soit des chefs d’oeuvres de Van Gogh, Picasso, Matisse, Monet… Très impressionnant!
  • au niveau 4 : suite de l’expo permanente, milieu du XXe siècle, avec du Rotkho (moins qu’au Tate Modern quand même), Warhol, Klein, Yves Tanguy… très bien aussi,
  • le niveau 3 est moins spectaculaire par rapport aux 4 et 5 : expo temporaire Comic Abstraction. Un bon point parce qu’il y avait du Murakami, du Juan Munoz et j’ai découvert Inka Essenhigh. Il y a aussi une partie permanente sur le design,
  • au niveau 2, ce sont les contemporains, les oeuvres les plus intéressantes sont, pour moi, celles de Cy Twombly.
  • au niveau 1, en fait le rez de chaussee, l’accueil, un joli jardin avec quelques sculptures, une boutique, et un restaurant, le Modern.

Modern Bar

The Modern (The Museum of Modern Art, 9 West 53rd Street, between Fifth and Sixth Avenues, New York, NY 10019) se décline en un version chic, le dining room et une version plus décontractée, le bar. Ayant une petite faim après ma visite du musée, j’ai teste la deuxième formule, puisqu’il n’est pas nécessaire de réserver. Selon leur description, ils servent de la cuisine alsacienne, rustique (hein???). Comme le Musée, c’est très blanc, moderne, épurée. La partie “salle” donne sur le jardin du musée. Côté bar, nous sommes a l’intérieur : le bar en question s’étire sur 15-18 m : beau choix d’alcools forts, notamment d’Armagnac Laubade, par contre le vin présente comme ca, je trouve que cela fait moyen.On sent que le serveur barman est débordé : mon voisin de gauche attend son addition pendant plusieurs minutes. Pour moi, au début, tout va bien : après avoir regarde la carte (petites portions de rigueur, un bon point!), j’hésite et finis par rendre l’oeuf lentement poche (~17$), morceaux de homard du Maine, d’artichaut, dans un jus d’oursin, le tout dans un petit bocal, Le Parfait, et l’agneau du Colorado (~19$), rose, réduction de grenade et gratin fromage manchego. Avec un verre de vin blanc, Viognier (Cold Heaven) 2005 (16$). Le pain, surtout le campagne, est très bon, hélas. Hélas, parce que pour une fois, ca traine : j’aurai eu le temps de manger tout le pain, et, contrairement a l’eau, il n’y a pas de refill (ce n’est pas plus mal, mais ca montre les limites du modèle américain). L’entrée est arrivée relativement vite : c’était petit, très bon et léger. Le plat (en dose demi portion) a plus tarde, il y a eu un vrai rate, c’est la que j’ai fini le pain. Il faut dire que c’est assez mal foutu : la cuisine est complètement déconnectée (physiquement) du bar, même la vaisselle des verres est effectuée en cuisine.

Cela dit, la qualité de mes deux tranches d’agneau valaient vraiment l’attente, c’était fondant, exquis. Mes divers voisins m’ont donne l’occasion de voir a quoi ressemblent les autres plats : d’abord des français, qui ont teste le tartare de poisson et les crevettes, puis des italo américains, un peu rustres, qui ont pris la soupe, la salade et l’agneau. Dans tous les cas, c’est joli, petit, mignon, et sans doute très bon.

La tarte au chocolat Modern (10$) n’était pas mal, mais rien de mémorable. Pour environ 80$ tout compris, c’est une expérience mitigée : c’est bon, mais les quantités sont riquiqui et le service est complètement a revoir. Il y a un gros potentiel : le cadre est superbe, les assiettes tres bien faites, mais le service est a la traine et ça gâche beaucoup le plaisir. La seule circonstance atténuante que je peux trouver (et encore!), c’est que c’était après 14h. Dommage.

(hommage à Manzoni).

Retour dans le Midtown East pour un peu de repos. Je retrouve Juan, qui a eu une journée difficile.

Café vers Washington Square

Après un peu de repos, nous prenons un taxi, direction Washington Square, pour retrouver Nicolas, mon cher voisin et camarade de table en 5/2, actuellement en thèse a Cornell. Nous buvons des bières (~5$ la pinte) au V Café and bar, au 225 Sullivan St (Cross Street: Between West 3rd and Bleeker), New York, NY 10012. À deux pas de New York University, c’est naturellement tràs étudiant et tràs décontracté. Après deux pintes chacun, nous prenons un peu le soleil sur Washington Square. Puis Nicolas nous quitte. Nous remontons vers le nord ouest, direction 44e rue entre Broadway et 8e avenue. Pause pipi dans un Old Navy.

Spamalot

Arrivés au Shubert Theatre, Juan retire les places réservées la veille sur Internet, pour le “hit” de 2005, Spamalot, mix de Sacré Graal des Monty Pythons, avec une bonne dose de dérision Broadway. Fan de ces bouffons anglais depuis des années, j’étais aux anges. Même si parfois c’était un peu trop évident et “too much”, je ne regrette pas les 80$ que ça a coûté. Merci à Juan et Jelena pour la resa et pour s’être joints a moi. Je n’en dirai pas beaucoup plus, mais c’est assez fidèle au film, avec quelques délires supplémentaires. Une fois que cela a été fini, petite marche à pied, sur la 44e, le temps de tomber sur un taxi. Quelques minutes, le temps de me changer un peu, et je repars pour ma marche nocturne.

Promenade dans l’Upper West Side

Cette fois, je pars vers l’ouest, et le nord, en remontant Broadway, jusqu’à Columbus Circle, puis environ jusqu’à la 85e rue. A part au niveau du Lincoln Center, c’est très trèes calme. Normal, c’est très résidentiel. La faim m’opprime sur le trajet du retour, je tiens bon pendant un moment, résiste aux hot dogs de Gray Papaya, ainsi qu’a d’autres tentations, mais je craque lamentablement devant Ray’s Pizzas (825 7th Ave).

Ray’s Pizza

Comme son nom l’indique, ils servent des pizza, en slices, triangulaires, ou rectangulaires (a la sicilienne). Ils prétendent aussi être famous et original, mais ça, c’est moins vrai. Une chose est sure : entre les prix annonces (moins de 3$ la slice, mais avec des astérisques) et la réalité : près de 10$ pour une part de végétarienne, une part de blanche (sans tomate) au fromage, avec une bouteille d’eau, il y a un peu de déformation/inflation des prix. Enfin bon, j’avais faim, c’était pas mal, même si la pâte est trop épaisse. Le personnel est méditerranéen de l’est ou du sud, surtout des Balkans. Loin de me rassasier, ca m’a ouvert l’appétit! Je n’ai heureusement rien trouve d’intéressant sur le chemin du retour, a part une potentielle bonne action. Dodo.

Day 6 : bye bye Boston, hello NYC

Jeudi 19 avril 2007

Article sans accents pour l’instant, le clavier est un qwerty, je ne me souviens plus comment faire… Mise à jour!

Départ et sandwich
Ma valise faite, je quitte l’appartement de Pierre et Claire, direction South Station et le “bus terminal”. J’arrive assez tot pour avoir le temps de m’acheter quelque chose a manger, chez D’Angelo (700 Atlantic Ave, Boston, MA 02111, tel.: 617-345-0382). Je prends un medium BLT (bacon lettuce tomato) with cheese, mayonnaise (4,99$) et un litre d’Aquafina (2,39$), soit 7,75$ avec les taxes. Sandwich chaud, pas mal, mais le pain n’est pas extra, effectivement, celui de Sam LaGrassa’s de la veille etait nettement meilleur, mais aussi plus cher. La taille de celui-ci (medium) est OK.
Bye Boston

Fin du séjour à Boston : pas vu le temps passer, malgré le mauvais temps. Le plus gros changement pour moi? La fin des jetons dans le T (transports en commun) et l’arrivée de la Charlie Card (attention, le Charlie Ticket n’a pas grand intérêt). Ils se modernisent, c’est fou! Quand est-ce qu’ils virent et remplacent les vieux trains de la Green Line?

Frustration : c’est quoi ce pays où les bons restaurants n’ouvrent que le soir?

Quelques blogs en français puis anglais :

GreyHound

Je disais, la veille, que le bus n’etait pas beaucoup moins rapide que le train aux US, c’était sans compter sur la betise humaine : partis de South Station avec un quart d’heure de retard, nous avons du faire un arrêt pour déposer un voyageur, pour je ne sais quelle raison (j’avais mon Ipod pour ne pas entendre mes voisins bruyants, et gros, et assez laids : a ma droite, ma voisine asiatique, pas vieille, genre étudiante, avait de la moustache, comme le tueur de Virginia Tech?). Résultat, au lieu d’arriver juste avant l’heure de pointe, nous avons eu droit a des bouchons et sommes arrives avec une bonne heure de retard. L’arrivée n’était pas mal, puisque nous sommes passes par le New Jersey et avons pris un tunnel sous l’Hudson River, alors que les fois d’avant, en voiture, j’étais arrive par le Nord.

New York, New York

Au terminus (Port Authority), j’ai attendu 5-10 minutes un taxi (un congolais prénommé François), puis le trajet jusqu’à chez Juan et Jelena a pris !) 10-15 minutes (environ 13$ avec le pourboire) dans les bouchons et la circulation dense. Vers 18 heures, j’arrive enfin a destination. Juan est déjà là, il m’accueille et me fait visiter leur joli one-bedroom (ie un grand 2 pièces), bien range. J’ai presque de la peine a apporter mon désordre et mon bazar de squatteur. Retrouvailles, blabla… Petite sieste pour Juan, le temps que Jelena termine sa journée de travail (coïncidence? tous les deux travaillent dans le meme building, le MetLife, a quelques blocks de l’appartement).

Diner au Yama 49
Les présentations avec Jelena faites, nous ressortons assez vite pour aller diner au Yama, un restaurant japonais sushi (Yama 49, 308 East 49th St, New York, NY 10017) a trois minutes de marche. Décor bois moderne, clientèle assez jeune, 25-35 ans, style sortis du bureau, c’est assez récent et tres bruyant! Kirin Ichiban (4,5$) pour Juan et moi, verre de pinot grigio (7$) pour Jelena, puis nous partageons des tempuras crevettes légumes (15$, trop gras a mon gout) et un grand plateau de Sushi, Sahimi et maki pour 2 (57$, c’etait bon). Service pas mal mais pas top : je n’ai pas ete resservi en eau! Environ 38$/personne, on constate vite l’inflation par rapport a Boston.
Promenade
Après un détour devant l’immeuble ou Juan achètera son futur appartement, bref passage par l’appartement. Je ressors assez vite pour me promener, direction le Village et Essex et Delancey Street, où Wesley, le chef du Caveau Montpensier, m’a conseille quelques adresses de bar et restos. Il fait bien meilleur qu’à Boston, puisqu’en polo et avec un pull en gros coton, tout va bien dans la rue. Je descends donc une cinquantaine de rues et suit les changements de paysage urbain : la hauteur des immeubles diminue peu a peu, c’est moins net, moins bourgeois, plus populaire, plus jeune.

À droite, l’arc de triomphe de Washington Square.

Vodka Tonics au Welcome to the Johnsons’

Apres un petit tour dans le quartier, assez anime, surtout Rivington St, j’entre au Welcome to the Johnsons’. Le physio noir me demande mon ID : je fais si jeune que ça? La barbe naissante peut être? Je m’installe au bar, commande a boire et observe les gens. Le bar est a taille humaine : le comptoir est assz grand et prend la majorité de la partie droite en entrant, tabourets autour. En face, a gauche, de vieux canapés, des coussins plastifies. Au fond, un billard. Clientèle plutôt jeune, je serai tente de dire du quartier, pas mal d’habitués. Les consos ne sont pas chères (4$ + 1$ le vodka tonic de base). La musique est un peu n’importe quoi, sur l’Ipod, ce soir la, pas mal de metal assez violent (style Slayer), du metal plus calme (Metallica, Ozzy) et un peu de rock. Au fond, a droite (avant les toilettes), une vieille TV diffuse Top Gun (en cassette VHS). Quelques filles pas mal, venues en groupe. Ambiance assez décalée et insolite donc.

Après quelques verres, retour a pied en passant par les cinquième, sixième avenues et même Broadway. Il y avait un peu de pluie et il faisait plus frais, mais c’était supportable, je réveille le portier, ouvre la porte de l’appartement et puis dodo…

Day 5 : Boston et le Nor’Easter

Mardi 17 avril 2007
Sale temps, vilain vent

Boston et son sale temps (son putain de Nor’Easter)! Il faut croire que j’avais eu de la chance lors de mes précédents séjours, ou que j’ai oublié… Temps de merde le matin, qui ne donne pas envie de bouger : j’en ai profiter pour blogger un peu et décrire mes journées : beau temps à Newport, jour de pluie à Cambridge, froid mais pas de pluie à Boston. La journée de mardi se caractérise par vent et froid. C’est assez impressionant, dans le centre, certains immeubles font entonnoir et la force du vent est telle qu’il faut vraiment faire un effort important pour avancer contre ce maudit phénomène.

Greyhound

J’arrive à me motiver à bouger vers 14h, direction South Station pour acheter mon billet pour NYC. Les trains aux US ne sont pas terribles (par rapport à nos TGV), et pourtant c’est cher (pour ce que c’est), donc j’ai choisi le bus (Greyhound, 30$), qui est presque aussi rapide (ou lent). Départ mercredi à midi, arrivée à Manhattan vers 16h30. On s’aperçoit très vite que la main d’oeuvre peu qualifiée n’est pas chère aux US, puisqu’il y a autant d’humains aux guichets que de bornes automatiques (qui ne prennent que les cartes, pas les espèces). Heureusement, ça va assez vite. Après ça, je marche un peu à travers Chinatown et me retrouve vite à Downtown Crossing, puis à nouveau dans le centre piéton.

Meilleurs sandwiches au monde?

Passage par Sam La Grassas’s (44 Province St Boston, Ma), soit disant les meilleurs sandwiches au monde. J’ai testé le Chipotle Pastrami sur pain grillé (8$, gros), avec une bouteille de Poland Spring (l’eau du Maine, 1,5$). Le sandwich consiste en fait en plusieurs couches de pastrami, de la moutarde au miel de chipotle (goût à la fois sucré et fort, le Chipotle est un piment), du coleslaw, du swiss cheese. C’était effectivement très bon.

Filene’s Basement

Petit tour au Filene’s Basement (426 Washington Street, Boston), pour le folklore, pour tuer le temps, et, peut être, faire une bonne affaire… Les deux jeans que j’ai essayés n’allaient pas : l’un deux ne me plaisait pas, l’autre me plaisait mais était abîmé. La pantalon orange style treillis avec plein de poches Polo Ralph Lauren m’allait bien, j’ai failli craquer (25$, pour un truc rigolo), mais c’était vraiment imettable, à moins d’une soirée à thème “Orange” (ou pour coller des affiches pour Bayrou).

Petit tour sous la pluie et le vent

J’erre donc dans les rues, sur Tremont Street, Boyltson Street, Newbury Street. Je m’achète un magazine et un carnet moleskine au Border’s (511 Boylston St). Devant retrouver Pierre vers 18h20 à Copley Square, je résiste aux deux glaciers de Newbury : J.P. Licks (352 Newbury StreetBoston MA 02115, tél. : 617-236-1666) et Emack & Bolio’s (290 Newbury Street Boston, MA 02215, tél. : 617 - 536 - 7127).

OAK Bar
Je craque pour le très chic Oak Bar du Fairmont Copley Plaza (138 Saint James Ave, Boston, MA 02116, tél. : (617) 267-5300), très beau bar à l’ancienne dans un grand hôtel qui aurait accueilli tous les présidents américains. Comme son nom l’indique, les boiseries sont en chêne, la salle est très haute, mais un peu sombre. Je commande un SideCar (comme au Harry’s NY Bar, 17$) : il arrive quelques minutes après, servi dans une petite carafe rafraichie dans un seau de glace transparent (équivalent de deux coupes de verre martini). Les petites saloperies à grignoter ne sont pas extra par contre. Pierre arrive un peu plus tard et commande un martini blanc (le vermouth italien, pas le cocktail, ~ 8-9$). C’est chic, mais ce sont des américains, donc il y avait du monde en jeans, c’était assez décontracté. Canapés très confortables, dur de se lever après.Vue sur la Boston Public Library, sur Copley Square.

Addis Red Sea

Pourtant, il a bien fallu bouger et affronter le vent pour aller dîner à l’Addis Red Sea, restaurant éthiopien (544 Tremont St, Boston, MA 02116) en sous sol. Le personnel est féminin et vraiment éthiopien. Cela ressemble beaucoup à Godjo, dans le 5e à Paris (déco, ambiance, table mesobe).
Nous commandons un Ye Awaze Dabo (4,95$), sorte de pain éthiopien épais et dense, que l’on trempe dans une sauce légèrement piquante), pour commencer. Puis j’opte pour le Kitfo (10,95$), sorte de tartare de boeuf très épicé et Pierre prend un Yebeg Wot (9,95$), de l’agneau à la cardamone. Nous choisissons un vin éthipien : une bouteille de Dukan (19$), c’est assez spécial, ce vin a un goût différent selon les plats. Avec le kitfo, il amplifie le côté épicé, avec le dessert il est assez doux! Tarte aux fruits (pas très éthiopien!) pour finir (~ 8$).

Une adresse originale, à essayer. Merci Pierre, pour l’invitation!
D’autres critiques, en anglais, sur le site Yelp.

John Harvard Brew House
Nous marchons un peu dans les rues. J’ai à nouveau envie d’une glace, mais il fait à nouveau froid et venteux : nous prenons l’Orange Line à Back Bay, puis la Rouge, direction Harvard Square. Avant d’arriver au John Harvard Brew House (33 Dunster Street Cambridge, MA 02138 tél. : 617-868-3585), nous passons devant un glacier. Je résiste, grâce à l’aide de Pierre. Une bière chacun (environ 5$ la pinte, merci Pierre!), et puis retour sous la pluie et le vent, dodo.

Burgers au PDG Dragon

Dimanche 1 avril 2007

PDG rive Gauche, rue du Dragon 75006 Paris

PDG (petit déjeuner, déjeuner goûter).
5 rue du Dragon, 75006 Paris.
Tél. : 01 45 48 94 40.

Rendez-vous à 12h50 devant l’Eglise Saint Germain-des-Prés avec Nicolas et Marie. Comme d’habitude, j’arrive en retard et leur propose de se retrouver devant le Café de Flore. J’avais réservé pour 3 à 13 heures au PDG. Sage décision, puisque, si c’était encore assez vide à notre arrivée, 20 minute après, c’était plein. Nous commençons par partager un guacamole, puis ce sera burger feast : Royal Mini et English Callsi que se sont partagés Marie et Nicolas, Jumbo Bacon Cheese pour moi. Bon service, bons burgers (frites un peu décevantes : sont-elle vraiment “maison”?), j’ai ma dose de viande pour quelques temps. 20-25 euro/personne.

Mes passages précédents : déjeuner le 24 septembre 2006, dîner le 13 juillet 2006, déjeuner le 9 octobre 2005, déjeuner en octobre 2004.

Cocktails/apéro au Harry’s NY Bar

Vendredi 16 mars 2007

Harry's New York Bar, PAris, Rue Daunou 75002

Harry’s New York Bar.
5 rue Daunou, 75002 Paris.
Tél. : 04 42 61 71 14. Site Web.

Après un entretien Place de la Madeleine, étant dans le quartier, j’en profite pour faire un petit passage en solo au Harry’s New York Bar, l’institution ou aurait été inventé, entre autres, le “Bloody Mary” (que pas mal de clients-des touristes?-prononcent “bloudi marie”). Voir leur site web qui est plutôt bien fait pour se faire une idée de la décoration à l’intérieur : bois sombre et fanions d’universités US. Voir aussi le plan que je me suis amusé à tracer :
Harry's New York Bar, PAris, Rue Daunou 75002

Mélange d’habitués et de touristes de passage (il est dans plein de guides), le Harry’s, avec ses serveurs/bar tenders de blanc vêtus respire le vieux, le classique. Pas de carte, possibilité de manger mais uniquement au déjeuner (ils auraient un très bon Club Sandwich, d’après le Figaroscope). Un peu enfumé, mais pas trop.

J’ai testé leur Manhattan et leur Singapore Sling (11€ chacun) : sans surprise, c’était très bien!

Panini de nuit à la Crêperie du Comptoir

Vendredi 16 mars 2007

La Crêperie du Comptoir.
3, Carrefour de l’Odéon, 75006 Paris.

Sur CityVox, il y a un avis, de brangette, mais il est à la masse : il voulait parler du Comptoir (ou alors il est carrément idiot de réserver pour un fast food).

Annexe du Comptoir du Relais, lui même restaurant de l’Hôtel Relais Odéon, déjà testée fin novembre 2006. C’est triste, quand on pense à la crêperie avant que Camdeborde s’en mêle. Enfin bon, c’est comme ça. Avant 1h du matin, le vendeur qui a bronzé depuis novembre ou qui s’en transformé en pakistanais, tout simplement, avait fermé la partie crêperie, jai quand même réussi à avoir un panini (4€-4€50), qui, réchauffé sur le grill pendant quelques minutes était très bien, et m’a permis de me remettre de ma soirée à La French #3.

Il faut reconnaitre que crêpes et sandwiches sont bons ici!