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Encore un classement!

Mardi 24 avril 2007

Lu chez François Simon, d’abord le classement en avant-première des 50 meilleurs restaurants au monde, par la revue anglaise Restaurant, puis l’avis du maestro.

Moi ça me rappelle l’époque où j’étais au Lycée ou en prépa et où on s’amusait à vouloir classer tout le monde et n’importe quoi (on avait même fait un pinoscope). Qu’est-ce qu’on était con? Je trouve difficile de comparer ce qui n’est pas comparable. Je ne vais parler que des restaurants que j’ai déjà fréquentés au moins une fois, le Cinq, le Louis XV, l’Atelier de Robuchon sont bien sur de très bonnes adresses. Mais ce n’est pas du tout la même ambiance, ni le même service.

Autre adresse : je suis passé au Columbus Circle il y a quelques jours et j’ai jeté un coup d’oeil à la carte de Per Se (ouvert surtout le soir, menu à 250$), là aussi, j’aurai du mal à comparer ce lieu très contemporain avec les cadres bien plus classiques et à l’ancienne du V et du Louis XV. Idem pour le service et pour la cuisine. Ce n’est pas El Bulli qui a gagné, c’est El Bullshit!

Jour 7 : MoMA, Modern, Washington Square, Spamalot, Ray’s pizza

Jeudi 19 avril 2007

Réveil pas trop tôt ce jeudi matin, je prends mon temps et décolle finalement assez tard, direction, le Musée d’Art Moderne, autrement dit, le Moma.

Moma

Le Moma (Museum Of Modern Arts, 11 W 53rd St, entre les 5e et 6e Avenues, ouvert tous les jours sauf mardi, entrée : 20$ pour un adulte), qui a un peu plus de trois quart de siècle d’existence, a connu un lifting important (architecte : Yoshio Taniguchi , dont c’est l’oeuvre la plus connue), avant de ré-ouvrir en 2004, tout de blanc vêtu (ça fait presque mal aux yeux au début). Sur six niveaux, il y a forcément de l’excellent et du moins intéressant :

  • au niveau 6 : exposition temporaire des oeuvres de Jeff Wall, photographe canadien. Ce sont donc des photos géantes, avec des scènes reelles ou mises en scène, joliment présentées dans des boîtes rétro éclairées (un peu d’argentique classique aussi), scènes de Colombie Britannique, pas mal. Un aperçu ici.
  • au niveau 5 : sans doute le fleuron de la collection du Moma, qui correspond a la fin XIXe, debut XXe siècle, soit des chefs d’oeuvres de Van Gogh, Picasso, Matisse, Monet… Très impressionnant!
  • au niveau 4 : suite de l’expo permanente, milieu du XXe siècle, avec du Rotkho (moins qu’au Tate Modern quand même), Warhol, Klein, Yves Tanguy… très bien aussi,
  • le niveau 3 est moins spectaculaire par rapport aux 4 et 5 : expo temporaire Comic Abstraction. Un bon point parce qu’il y avait du Murakami, du Juan Munoz et j’ai découvert Inka Essenhigh. Il y a aussi une partie permanente sur le design,
  • au niveau 2, ce sont les contemporains, les oeuvres les plus intéressantes sont, pour moi, celles de Cy Twombly.
  • au niveau 1, en fait le rez de chaussee, l’accueil, un joli jardin avec quelques sculptures, une boutique, et un restaurant, le Modern.

Modern Bar

The Modern (The Museum of Modern Art, 9 West 53rd Street, between Fifth and Sixth Avenues, New York, NY 10019) se décline en un version chic, le dining room et une version plus décontractée, le bar. Ayant une petite faim après ma visite du musée, j’ai teste la deuxième formule, puisqu’il n’est pas nécessaire de réserver. Selon leur description, ils servent de la cuisine alsacienne, rustique (hein???). Comme le Musée, c’est très blanc, moderne, épurée. La partie “salle” donne sur le jardin du musée. Côté bar, nous sommes a l’intérieur : le bar en question s’étire sur 15-18 m : beau choix d’alcools forts, notamment d’Armagnac Laubade, par contre le vin présente comme ca, je trouve que cela fait moyen.On sent que le serveur barman est débordé : mon voisin de gauche attend son addition pendant plusieurs minutes. Pour moi, au début, tout va bien : après avoir regarde la carte (petites portions de rigueur, un bon point!), j’hésite et finis par rendre l’oeuf lentement poche (~17$), morceaux de homard du Maine, d’artichaut, dans un jus d’oursin, le tout dans un petit bocal, Le Parfait, et l’agneau du Colorado (~19$), rose, réduction de grenade et gratin fromage manchego. Avec un verre de vin blanc, Viognier (Cold Heaven) 2005 (16$). Le pain, surtout le campagne, est très bon, hélas. Hélas, parce que pour une fois, ca traine : j’aurai eu le temps de manger tout le pain, et, contrairement a l’eau, il n’y a pas de refill (ce n’est pas plus mal, mais ca montre les limites du modèle américain). L’entrée est arrivée relativement vite : c’était petit, très bon et léger. Le plat (en dose demi portion) a plus tarde, il y a eu un vrai rate, c’est la que j’ai fini le pain. Il faut dire que c’est assez mal foutu : la cuisine est complètement déconnectée (physiquement) du bar, même la vaisselle des verres est effectuée en cuisine.

Cela dit, la qualité de mes deux tranches d’agneau valaient vraiment l’attente, c’était fondant, exquis. Mes divers voisins m’ont donne l’occasion de voir a quoi ressemblent les autres plats : d’abord des français, qui ont teste le tartare de poisson et les crevettes, puis des italo américains, un peu rustres, qui ont pris la soupe, la salade et l’agneau. Dans tous les cas, c’est joli, petit, mignon, et sans doute très bon.

La tarte au chocolat Modern (10$) n’était pas mal, mais rien de mémorable. Pour environ 80$ tout compris, c’est une expérience mitigée : c’est bon, mais les quantités sont riquiqui et le service est complètement a revoir. Il y a un gros potentiel : le cadre est superbe, les assiettes tres bien faites, mais le service est a la traine et ça gâche beaucoup le plaisir. La seule circonstance atténuante que je peux trouver (et encore!), c’est que c’était après 14h. Dommage.

(hommage à Manzoni).

Retour dans le Midtown East pour un peu de repos. Je retrouve Juan, qui a eu une journée difficile.

Café vers Washington Square

Après un peu de repos, nous prenons un taxi, direction Washington Square, pour retrouver Nicolas, mon cher voisin et camarade de table en 5/2, actuellement en thèse a Cornell. Nous buvons des bières (~5$ la pinte) au V Café and bar, au 225 Sullivan St (Cross Street: Between West 3rd and Bleeker), New York, NY 10012. À deux pas de New York University, c’est naturellement tràs étudiant et tràs décontracté. Après deux pintes chacun, nous prenons un peu le soleil sur Washington Square. Puis Nicolas nous quitte. Nous remontons vers le nord ouest, direction 44e rue entre Broadway et 8e avenue. Pause pipi dans un Old Navy.

Spamalot

Arrivés au Shubert Theatre, Juan retire les places réservées la veille sur Internet, pour le “hit” de 2005, Spamalot, mix de Sacré Graal des Monty Pythons, avec une bonne dose de dérision Broadway. Fan de ces bouffons anglais depuis des années, j’étais aux anges. Même si parfois c’était un peu trop évident et “too much”, je ne regrette pas les 80$ que ça a coûté. Merci à Juan et Jelena pour la resa et pour s’être joints a moi. Je n’en dirai pas beaucoup plus, mais c’est assez fidèle au film, avec quelques délires supplémentaires. Une fois que cela a été fini, petite marche à pied, sur la 44e, le temps de tomber sur un taxi. Quelques minutes, le temps de me changer un peu, et je repars pour ma marche nocturne.

Promenade dans l’Upper West Side

Cette fois, je pars vers l’ouest, et le nord, en remontant Broadway, jusqu’à Columbus Circle, puis environ jusqu’à la 85e rue. A part au niveau du Lincoln Center, c’est très trèes calme. Normal, c’est très résidentiel. La faim m’opprime sur le trajet du retour, je tiens bon pendant un moment, résiste aux hot dogs de Gray Papaya, ainsi qu’a d’autres tentations, mais je craque lamentablement devant Ray’s Pizzas (825 7th Ave).

Ray’s Pizza

Comme son nom l’indique, ils servent des pizza, en slices, triangulaires, ou rectangulaires (a la sicilienne). Ils prétendent aussi être famous et original, mais ça, c’est moins vrai. Une chose est sure : entre les prix annonces (moins de 3$ la slice, mais avec des astérisques) et la réalité : près de 10$ pour une part de végétarienne, une part de blanche (sans tomate) au fromage, avec une bouteille d’eau, il y a un peu de déformation/inflation des prix. Enfin bon, j’avais faim, c’était pas mal, même si la pâte est trop épaisse. Le personnel est méditerranéen de l’est ou du sud, surtout des Balkans. Loin de me rassasier, ca m’a ouvert l’appétit! Je n’ai heureusement rien trouve d’intéressant sur le chemin du retour, a part une potentielle bonne action. Dodo.

Bocuse Fast food

Mercredi 24 janvier 2007

Paul Bocuse (la légende, le "Pape", 80 ans), profite des Bocuse d'Or (23-24 janvier 2007), pour annoncer qu'il a décidé d'ouvrir un fast food, nous apprend le Figaro. Cet article, intitulé : "l'insatiable Paul Bocuse se décline", n'aurait-il pas été plus judicieux de lui enlever le "se"?

Le Grand Chef descend encore en gamme : après la chaîne de 4 brasseries dans la région lyonnaise (qu'il voudrait apparemment développer ailleurs, au Japon par exemple), le but est de proposer un repas pour un budget de 6-12 euros. On aurait du s'en douter, puisque, lors d'une interview (assez complaisante) de Ducasse et Bocuse dans Paris Match, Bocuse semblait encore plein de ressources. Ils étaient tous les deux très fiers (auto congratulation) de la place de la Gastronomie Française dans le monde. C'est en effet très bien de pouvoir manger "Français" partout dans le monde (ou plutôt dans les grandes villes riches), mais en même temps c'est dommage parce qu'on s'éloigne des terroirs alors que l'environnement, le terroir, le contexte, jouent un rôle non négligeable en cuisine et gastronomie… 

La voie choisie par Alain Senderens : laisser tomber les chichis, faire moins cher, mais ne pas trop se disperser, n'est-elle pas plus saine? En même temps, ils semble que pour Christian Constant, au Violon d'Ingres, ce ne soit pas encore ça (d'après François Simon).

Revenons à nous moutons. On connaissait déjà le Fast Good de Ferrán Adrià à Madrid (de 9 à 18€, 13€ en moyenne selon l'expérience de Wonder Sophie), be, le concept boulangépicier de Ducasse à Paris. En Suisse aussi, on s'y met : Philippe Guignard lance un fast food gastronomique.

Décidément, la logique de gain et de compétitivité économiques + le marketing balaieront tout sur leur passage : Sodexho (cantines/restaurants d'entreprise)  fait du "Prestige". D'un autre côté, les grands chefs font des versions plus accessibles et multiplient les restaurants, pas encore tous fast food, mais ça viendra (Ducasse, Robuchon, Gagnaire, Guy Martin, Westermann, Vongerichten, Boulud, Keller…). La notion d'artisanat se perd un peu, ça se rationalise, s'uniformise. Les originaux ou les déclinaisons ne sont pas forcément réussies (cf. expériences d'Aiste chez Bocuse ou au Sensing). Ne généralisons pas non plus, parfois, il y a de bonnes surprises.

Vu qu'il existe de la contrefaçon dans l'habillement et le luxe depuis des années (faux Lacoste, fausses Rolex, faux Louis Vuitton…), il ne faut pas être surpris par l'émergence de ces "faux" originaux. Mais attention, comme disait mon prof de maths préféré en prépa : "il ne faut pas prendre le Canada Dry pour ce qu'il n'est pas".

Déjeuner au Caméléon

Samedi 20 janvier 2007

Le Caméléon, Café Bistrot 75006 Paris 

Le Caméléon, Café Bistrot, 6 rue de Chevreuse, 75006 Paris. Tél. : 01 43 27 43 27.

Premier coup de coeur en 2007! Pour fêter, avec un jour d’avance, mon anniversaire en famille (réduite, avec juste mon frère et ma soeur), après avoir hésité pour le Sensing, j’ai opté pour le Caméléon, repris il y a quelques mois par Jean-Pierre Arabian. Je ne connaissais pas le personnage avant aujourd’hui, je ne le connais d’ailleurs pas beaucoup plus après ce déjeuner, mais je pense que c’est un exemple à suivre par beaucoup de propriétaires de restaurants : accueillant, chaleureux et attentionné (il s’est même levé de table pour nous dire au revoir dans la rue). Affinités Arméno-Libanaises? En tout cas ça donne envie d’y retourner.

Tataki de thon rouge

Foie de Veau, gratin de pâtes

Radis, beurre et pain de campagne délicieux de chez Jean-Luc Poujauran pour patienter. Pas beaucoup d’originalité chez nous : Laurent et Céline commencent par des tatakis de thon rouge (classique, bien fait, avec un peu de caviar d’aubergine), moi par le foie gras (très bon, mais un tout petit peu trop frais), puis coquilles Saint-Jacques pour Céline et moi (en plat du jour : belles et savoureuses, avec des légumes : endives/poireaux donc pas lourdes du tout), superbe foie de veau pour Laurent, avec un gratin de pâtes à la crème divin!. Pour finir, divergence de goûts : tiramisu aux marrons glacés pour Céline (je n’ai goûté que le tiramisu qui était très bien), fruits rafraichis pour Laurent (dessert “équilibre”, bien vu les graines de grenade) et tarte chocolat noir Valrhona, sorbet cacao pour moi (j’ai préféré le sorbet, même si la tarte était bonne).

Passons aux choses sérieuses : un patron commerçant et chaleureux, c’est bien, of course, mais un bon déjeuner d’anniversaire, c’est encore mieux.

La rue de Chevreuse est une petite rue qui débouche sur le Boulevard de Montparnasse, entre Raspail et Port Royal (plus près de Raspail quand même). On entre, le restaurant est découpé en deux salles, la première, côté fumeurs, est composée du bar à droite, de tables à gauche (avec l’ouverture pour aller en salle non-fumeurs, que je n’ai vue que de dehors), toilettes au fond. 

Foie Gras

Coquilles Saint Jacques

Nous sommes placés après l’ouverture pour aller chez les non-fumeurs, du côté des “gens intéressants qui savent vivre” , dixit le patron! Nous sommes les seuls, si l’on fait abstraction de la table des amis/habitués du patron (ça a bien sur parlé des fuites du Michelin, de la Ferrandaise, entre autres, puisqu’il y avait un journaliste du milieu), et d’un couple qui arrivera un peu plus tard. Déco de bistrot relookée et modernisée, pas mal de blanc, tables type bistrot moderne. Chaises avec garniture velours bordeaux : j’aime bien, ça fait clean et net. Banquette très confortable côté mur. Bref, simple et de bon goût.

Un Chablis premier cru 2004 (blanc, of course) pour accompagner le repas avec une grande bouteille d’Evian (à 7 euros : seul point noir du repas!).

Prix moyen : ~65/70 euros par personne, pour deux heures très agréables, un excellent repas. Pas de chichis : au service, Marion (ou Margaux?), la fille de JP Arabian, et l’autre serveuse (toutes les deux très mignonnes) : efficaces, discrètes, just in time. L’enchainement était nickel. Nous étions tous les trois unanimes (ça n’arrive pas souvent : resto très agréable, très bonne cuisine, et nous étions tranquilles). À refaire très vite!

Merci à Laurent et Céline, pour le déjeuner et pour les photos! 

Le Pur’Grill, Park Hyatt Vendôme

Vendredi 27 octobre 2006

5 rue de la Paix. Paris 2e.

Pur Grill, Paris, Hyatt 

Vendredi 27 octobre 2006, 20h30.
5 personnes (~720 € +60 pourboire).
Vin : 2 bouteilles de Château Neuf du Pape 2003 (rouge) (à 14,5° d'alcool, ça ne rigole pas). Ai hésité avec un Saint Joseph (notre serveuse aussi d'ailleurs;))
Eau : de la Badoit et de l'Evian.
Entrées : salade et truffes, champignons, escargots, Saint Jacques
Plats : pièce de Boeuf Wagyu, avec gnocchis + purée et haricots verts
Desserts : Soufflets Bounty (sorbet citron), sorbets et sucettes.
Disposition de table curieuse 2+1+2 (la personne au milieu n'avait personne en face). Accoustique pas extra pour entendre ce qui se dit à l'autre bout de la table. À part ces légers défauts, c'était vraiment bien!

Réserver quelques jours à l'avance pour être sur d'avoir de la place (ils vous appelleront quelques heures avant pour confirmer la résa)
Lien Cityvox
Site Web

Dîner au Kaï

Vendredi 22 septembre 2006

note Kaï

Restaurant Kaï, 18 rue du Louvre, 75001 Paris. Tél: 01 40 15 01 99.

Déjà testé en mai, au déjeuner.

Plus de monde le soir, c’est plus cher, mais c’était très bien quand même. De toute façon, j’étais en si bonne compagnie ce soir là que j’aurai même pu trouver super bien le pire grec ou une cantine!

Bilan. Le menu à 65 euros consiste en un enchainement de petites portions (4-5), ce qui permet de tester un peu de tout, si comme nous vous ne saviez pas quoi choisir! Le vin était un JL Colombo. Un peu plus de 90€/personne, mais quand on aime, on ne compte pas.

Dîner à l’Avant-Goût

Jeudi 29 juin 2006

note

Dîner anniversaire au Laurent

Vendredi 23 juin 2006

note laurent