Avec un peu de retard (entretiens lundi, mardi + préparation d’autres entretiens + travail + soirée avec mes camarades de Renault…), je fais un bilan de mon dernier week end à Londres. Comme on parle pas mal de nourriture anglaise dans des blogs que je suis : Food Geek, Eating around the World, Adrian Moore, Serious Eats… je donnerai mon ressenti.
Doog le Chaud parle de Révolution Foodeuse : après avoir été pendant très longtemps un pays où on mangeait horriblement, l’Angleterre semble avoir rattrapé son retard et consomme de plus en plus bio. Les crises de la vache folle et autres epizoothies (grippe aviaire, fièvre aphteuse), semblent avoir eu leur impact et éveillé la consience d’une partie de la population. Même (ou peut être surtout les chaînes sont 100% organic et GMO free : bio et sans OGM). Pour ma part, j’ai bu du jus de carotte bio chez Apostrophe, et puis testé les chocolats chauds (sont-ils aussi équitables?) de deux chaînes de café, Starbucks et Caffè Nero. Mais bio ne veut pas forcément dire bon : ma salade, à la Salad Factory était bio, mais pas extra!
Londres est bel et bien cosmopolite et a su tirer parti de son immigration, la diversité des cuisines (cf. the diversity of restaurants in London) en est une belle illustration : en un week end, j’ai eu l’occasion de manger des tapas pseudo espagnols dans une taverne au nom portugais (Tasca) (pas du tout régime en tout cas), savourer une très bonne pizza à la trattoria Santa Lucia, me péter le bide à coup de mezzés libanais chez Ranoush et manger sain et équilibré grâce aux nouilles pseudo japonaises de Wagamama. De la diversité, certes, mais n’oublions pas qu’on peut trouver tout ça à Paris aussi! Dans in Defense of British Food, Graham Holliday donne des exemples de restaurants/gastropubs londoniens, qui servent de la nourriture “britannique”, et qui marchent! C’est vrai qu’ils ont quand même de bonnes choses (Stilton, welsh rarebit, Sheperd’s Pie), de très bons plats d’hiver ou ce qu’il vous faut si vous avez besoin de beaucoup d’énergie (en lieu et place du Nutella, l’énergie des enfants). À consommer avec modération quand même!
Concernant les préoccupations liées à la santé, il y a tout un discours marketing, avec les grands mots à la mode du moment : bio, éthique, équitable, équilibré… OK, mais il me semble qu’il y a plus de problèmes cardio-vasculaires en Angleterre qu’en France (on verra sur le long terme), et j’ai vu plus de gens “gros” dans le métro londonien que dans le métro parisien.
Plus généralement, mes amis (Louis et Jo en particulier) disent que Londres est plus cosmopolite que Paris, que la vie y est plus agréable, que les gens sont plus ouverts, surtout avec les étrangers, qu’à Paris. De mon côté, je trouve que Londres est plus superficielle, que son développement du à l’explosion de la finance a entrainé une hausse incroyable du niveau de vie (cf. le Black Cod Index). C’est vrai aussi que le service à Londres, dont le salaire n’est pas systématiquement inclus dans la note est plus serviable, plus attentioné, mais parfois ils en font trop et sont complètement incompétents : un lourdaud qui s’applique, c’est bien, mais ça reste un lourdaud! À Paris, on trouve le meilleur et le pire, mais au moins les gens sont plus francs.
À prix égal, on mange quand même mieux à Paris qu’à Londres! Et puis Paris n’est pas si mal que ça, sinon mes petits camarades du collège et lycée n’y reviendraient pas aussi souvent.
Une chose est sure : Londres a beaucoup progressé, alors que Paris est sans doute une belle endormie, qui deviendra une cité musée à moins de se resaisir! L’écart se resserre.