Archive pour le mot-clef ‘Pas mal!’

Dîner carnassier au Devez

Samedi 28 avril 2007
DeVez
5, place de l’Alma, 75008 Paris.
Tél. : 01 53 67 97 53. Fax. : 01 47 23 09 48.
Site Web.Déjà testé en 2006, un dimanche, j’en avais gardé un bon souvenir. J’avais écrit ça, sur CityVox :

« Du boeuf pas bof du tout

Ouvert presque en permanence, le Devez est une très bonne adresse si vous avez une envie subite et monomaniaque de bonne viande de boeuf. Au bout de l’avenue George V, on serait a priori méfiant sur ce resto. En fait, c’est plutôt une bonne surprise : non seulement les prix sont très corrects pour le quartier, mais en plus ils font de bonnes choses. Partager des entrées tapas pour commencer, puis, si vous avez vraiment faim, attaquez-vous à la côte de boeuf : un régal ! Service : cool le dimanche midi. Budget : 40-45 euros par personne à 2 si vous avez faim et un peu soif ! Clientèle : mélange de touristes et d’habitués (oui, oui, des habitués !). Déco : type café/brasserie plutôt classique. Tables sur la rue. J’aime beaucoup les tables avec des plaques de pierre ! Une bonne adresse pour les carnassiers. »

Passé devant il y a quelques jours (ou plutôt quelques nuits, puisqu’il était 5-6h du matin, après une soirée au Truskel), j’avais été déçu de les trouver fermés alors que je les pensais ouverts tard. Dans le coin ce soir-là, malgré une première attirance vers le Relais de l’Entrecôte, je convaincs Olivier, retrouvé place de Beyrouth, de tester le DeVez. C’est assez grand pour trouver facilement de la place, surtout quand il fait beau et que la terrasse déborde sur la rue.

Il y avait pas mal de monde et les serveurs étaient débordés : petite attente au début, attente non négligeable pour commander à boire, après avoir commandé à manger : Mac Aubrac (17,50€) à point pour Olivier, Entrecôte 300g saignante + frites (27,50€) pour moi. Petite corbeille de Pain, avec du bon Poilâne, tranché épais.
Au bout d’un moment (assez long, surtout quand il fait soif), je parviens à demander une bouteille de vin rouge, un côtes du Rhône, Domaine La Réméjeanne, les Arbousiers, 2005 (23€, dispo à 9,80€ aux Caves du Forum), avec une carafe d’eau fraiche. La Seine étant juste à côté, non seulement elle est ultra fraiche, mais en plus je suis, en tant que partisan et demandeur d’eau municipale, et pas minérale, plus que jamais, super trendy snob up-to-date (quelqu’un en doutait encore?).

L’attente entre le moment de commander les plats et celui de demander à boire ayant été longuet, une fois le vin et l’eau apportés, les plats n’ont pas trainé. Mes frites étaient vraiment bonnes, l’entrecôte aussi, épaisse, consistante, plutôt bonne, mais avec quelques morceaux pas très tendres. Par rapport à l’entrecôte du Pied de Fouet, moins chère et moins généreuse, ce n’est pas évident, mais j’ai presque envie de voter pour la moins chère des deux, peut être parce qu’elle était plus fondante. La côte de boeuf de l’été dernier m’avait laissé un meilleur souvenir…Mac Aubrac Devez, By Olivier

Nos plats terminés, nous commandons, sans trop de problème, les desserts : crème brulée pour Olivier, Sablé chocolat Guanaja pour moi.

Crème brulée Devez, By Olivier

Mon sablé ne ressemblait pas trop à un sablé, et de dehors il n’avait pas l’air au chocolat, mais en regardant à l’intérieur, il y avait bien du chocolat noir : ce n’était pas mal…
Les desserts terminés, il est temps de bouger, mais là encore, ça a trainé : pour attirer l’attention d’un serveur, pour lui demander l’addition, pour qu’on nous apporte l’addition, pour demander d’avoir l’appareil à cartes bancaires. Après, c’est aller un peu plus vite, mais quand même, ce fut long. 48€ pour moi, 38€ pour Olivier, je suis un peu déçu, c’est sans doute la chaleur, les serveurs débordés, mais c’est moins bien que dans mon souvenir, et c’est dommage!

Petit passage aux WC, hommage à Manzoni :

et puis bye bye, let’s ride jusqu’à la rue de Buci et la rue de Seine, pour le BDM (Bar du Marché).

Déjeuner sur la terrasse du Flora Danica’s Butik

Vendredi 27 avril 2007

Flora Danica’s Butik,
142 avenue des Champs Elysées, 75 008 Paris.
Tél. : 01 44 13 86 26.

Rendez-vous (à l’arrache) vers 13 heures avec Laurent, devant le show room Toyota, sur les Champs Elysées, pour déjeuner, rapidement (en 3/4 d’heure), ensemble. Après un passage au tabac (et pas un passage à tabac), nous décidons de profiter du beau temps et de tenter la terrasse du Flora Danica/Maison du Danemark, entre les métros George V et Charles De Gaulle Etoile, du « bon » côté des Champs (ie. le côté Nord, où le trottoir est ensolleilé). Bizarrement, ce n’est pas si bruyant que ça… Et puis on ne sent pas les gaz d’échappement. Clientèle comme dans tout le quartier : touristes, business men ou women qui veulent manger en vitesse, des Libanais (dont deux à ma droite)…

Nous trouvons de la place sans problème et optons rapidement pour la « pause gourmande », qui consiste en une boisson fraiche ou un demi de bière (autour de 5€), une grande assiette (5-6 choix, spécialités nordiques, of course, hors menu elles oscillent entre 20 et 25€), et une viennoiserie ou pâtisserie (entre 3 et 5,80€). Une serveuse (assez grande, svelte, blonde, avec ou sans accent), vient rapidement prendre notre commande.

Grande assiette nordique pour Laurent (à gauche) : saumons fumé et mariné, petites crevettes, flétan fumé, un peu de verdure. Saumon mariné à l’aneth « Gilbert Bécaud ». Les boissons arrivent quelques minutes après, apportée par une autre serveuse, dans le même style que la première. Pespis pour Laurent, Perrier pour moi.

Les plats arrivent un peu après (normal, il n’y a rien de chaud). C’était bon, mon saumon était vraiment très bien, mais un peu de légumes ne m’auraient pas fait de mal, et puis les assiettes, mais la grande assiette ne sont pas si grandes que ça. Le rapport qualité/prix est bien, par contre, niveau quantité/prix, ce n’est pas trop ça.

Enfin, on va dire que c’était bon et léger… Les desserts arrivent peu après. Brownie pour Laurent (à gauche) : bon, et pas trop compact, pas étouffe chrétien quoi. Tarte au chocolat pour moi : petite mais bien faite.

Addition : 60€ à deux + un peu de pourboire. Un peu cher si on ne regarde que la nourriture, mais la terrasse (les blondes?), le spot et le soleil ne sont pas gratuits…

Plus d’infos :

Rien de passionnant sur CityVox, description assez objective du Flora Danica, et portrait du chef, Georges Landriot, sur les restos.com, avis très positifs sur Mmmm (quid du brunch?), notons aussi la possibilité d’emporter ou de manger au Copenhague, plus chic.

Déjeuner au Soleil, rue de Grenelle

Mercredi 25 avril 2007

Le Soleil. Cuisine de la Riviera.
153 rue de Grenelle. 75 007 Paris.
Tél. : 01 45 51 54 12. Site Web.

Après un petit déjeuner avec l’Ambassadeur US (Craig Roberts Stapleton, un pote à GW Bush) à la Maison France-Amériques, je profite du beau temps, de mes derniers jours de vacances et de mon vélo pour apporter le MacBook de David à Sophie, puis je me promène dans le 7e ouest (ouest des Invalides quoi, quand survient l’heure de déjeuner. Le petit déjeuner n’avait rien d’extraordinaire, il fallait donc reprendre des forces pour l’après midi. Circulant rue de Grenelle, je passe devant le Soleil, et décide de tenter ma chance. J’en ai lu pas mal de bien, sur le Figaroscope d’aujorud’hui, un 6/10, sur Epicure, quelques bonnes choses. Sur CityVox, Bnphoto a bien aimé aussi. Il y avait eu pas mal d’agitation au moment de l’ouverture, et puis c’était vite retombé. David et Sophie (toujours les mêmes) l’avaient testé avec des amis un vendredi soir et David m’en avait dit beaucoup de bien aussi.

Il est encore tôt, environ midi trente, quand je pousse la porte. Seule une table est occupée (deux jeunes femmes japonaises). Il y a donc forcément de la place pour moi. Je m’installe à une table ronde pour deux, un peu à l’écart. La serveuse (Marie), m’apporte rapidement la carte (à midi, formule à 28€, entrée plat + café gourmand ou 32€, entrée plat dessert + café, avec des suppléments en fonction de nos choix). Sinon, à la carte (le soir donc), les entrées sont entre 11 et 16e, les plats autour de 23-33€ et les desserts vers les 10€. Je choisis entrée plat dessert avec la pizzetta, oignons, tapenade pour commencer, puis les rougets, sur des asperges. Pour finir, Canoli comme à Corleone.

Le prix du litre de Chateldon, 6€, est OK. Je demande aussi un verre de vin rouge, un Crozes Hermitage 2003 (Gilles Robin, cuvée Albéric Bouvet, 8€ le verre, j’ai bien aimé et en ai repris un second, à la fin de l’entrée). Très vite, j’ai droit à tout plein de beurre demi salé, du bon pain (campagne et style baguette à l’ancienne) et des tempuras (ou fritures) de courgettes. Très bien pour se mettre en appétit. Les courgettes sont addictives!

Le décor évoque, comme la carte, le Sud et la Riviera : le sol ressemble à celui d’une terrasse au bord de la Méditerranée, quelques petits soleils sur les murs, des couleurs claires, fauteuils en fer et coussin type mobilier de jardin (de très belle facture), nappes épaisses blanc/crème. C’est chatoyant, mais hélas, le Soleil, le vrai, n’est pas à l’intérieur, puisque le restaurant est situé du mauvais côté du trottoir, et complètement fermé, contrairement à deux voisins, à tendance sudiste aussi : le 7e Sud et Di Felicie, dont les parties vitrées étaient ouvertes. Mes photos sont pourries, certes. Le cadre est, malgré ce paradoxe, agréable et plutôt chaleureux.

D’autres clients sont arrivés après, autour de 13h : deux tables de deux, 2 hommes de 55-65 ans, 1 homme de plus de 70 ans, une femme plus jeune, des gens du quartier et une table de quatre, 50-60 ans, de style plus provincial ; pas très jeune tout ça! Les jeunes sont plutôt rue Cler, en terrasse, au Café du Marché, au Tribeca ou ailleurs. Je fais donc un peu tache.

Rien à dire sur le service, c’était bien, discret, plutôt rapide, et efficace. La pizzetta ne tarde pas à arriver. De forme allongée, avec pas mal d’oignons, une sauce tapenade sur le côté, elle n’est pas mal du tout, mais j’ai trouvé la pâte trop feuilletée et pas très pizza.

Les rougets arrivent après. Ils recouvrent des asperges pas trop cuites et donc assez fermes, pas facile à couper avec des couverts à poisson. Il s’agit en fait de 5 petits rougets, avec à côté une sauce aux anchois, très (trop?) forte en goût. C’est bon, mais je suis un peu paresseux, et je n’aime pas quand il faut faire attention avec les arêtes, je n’ai pas été très bon au niveau de mon choix! Tant pis, ce n’était pas mal, mais pas extra.  27€ à la carte.

Pour me rattraper, je finis par le Canoli comme à Corleone : frit, avec des pistaches qui débordent des bords. Pas facile d’attaquer la bestiole à la cuillère, c’est du solide, mais une fois cette difficulté surmontée, c’est très très bon.

Total : environ 60 €, pour un repas plutôt pas mal (les rougets, c’est de ma faute, la pizzetta, non, le canoli, les corugettes en tempuras le bon pain et le vin, bon mais cher ont sauvé la mise), mais un peu décevant. Peut être est-ce aussi la compagnie ou l’absence de compagnie,  mais je garderai un meilleur souvenir de la Fontaine Gaillon, où le prix moyen par personne est un peu plus élevé, mais le cadre beaucoup plus de saison, et où j’avais été bluffé par le poisson.

Jour 9 : Brasserie 360, élection présidentielle, Central Park, AOC, Lotus, Azza

Samedi 21 avril 2007
Déjeuner à la Brasserie 360
Lever pas trop tôt, le temps de petit déjeuner, de se préparer et de sortir, il est près de 13 heures. Nous montons vers la 60e rue Est, avec pour objectif Serendipidy 3 (225 East 60th Street, entre 2nd et 3rd Ave), qui fait de très bonnes glaces et des salades. Hélas, il y a 1h30 d’attente. C’est trop. Une autre fois, allez faire un tour chez Bloomingdale’s ou du shopping dans le coin. Il y a aussi une Patsy’s Pizzeria (Patsy’s Pizzeria 206 E 60th St). Nous optons pour la Brasserie 360 ( 200 E. 60th St., New York, NY 10022), au croisement 60e rue et 3e Avenue. La déco est effectivement celle d’une brasserie/bistro à la française. La carte elle, est américaine : viandes, sandwiches, salades… Stella (7$) pour démarrer.J’ai testé le Crab Cake Burger (16$), bien avec de la sauce, par contre le coleslaw (pris à la place des frites) était décevant! Le Kobe Burger (15$) de Juan et le Grilled vegetables sandwich (13$) de Jelena avaient l’air bien, ainsi que les frites que je n’avais pas prises!Globalement, c’est plutôt bien, ils avaient ouvert les baies vitrées, nous étions donc plus ou moins en extérieur, c’était agréable! Niveau assiettes, c’est effectivement simple, mais bien fait.
Votez!

À la fin du déjeuner, je laisse Jelena et Juan partir à la recherche de lunettes de soleil et je vais au nord, pour retrouver Nicolas qui devait voter (5th avenue, au niveau de la 78e rue) au consulat/centre culturel français.

Nous retrouvons ensuite Burcu et nous promenons/profitons du soleil dans Central Park. Coup de soleil évité de peu. Puis chacun part dans sn coin : cartons à défaire pour Burcu et Nico, retour maison pour moi.

Dîner à l’AOC (l’Aile ou la Cuisse)
Rendez-vous à 22h à l’AOC où Nico a réservé pour 5.

L’AOC est un restaurant franco-américain au croisement de Bleecker St et de Grove St (314 Bleecker St, New York 10014, tél.:212-675-9463). Le personnel y est en majorité francophone, ainsi que la clientèle.

Arrivés avec moins de 7 minutes de retard, nous attendons que notre table soit prête (pas de place dehors, hélas), nous installons, avons le temps de commander des cocktails (nénufars, ~12$), cela a fait venir Burcu et Nico. Présentations, puis vient le moment de commander : il n’y a plus de homard, plus de saumon, plus de thon. Ce n’est pas la soirée de Jelena qui est allergique à l’ail et qui suit un régime sans viande, sans laitages, sans oeufs… La pauvre doit se rabattre sur ne salade de crudités, puisqu’en cuisine ils refusent d’être accommodants. Coq au Vin pour Juan, Moules pour Burcu, je ne sais plus quoi pour Nicolas, entrecôtes saignante, beurre persillé, frites pour moi.

Le vin que Nicolas commande n’est pas dispo, on nous en apporte un autre à la place : leur carte ne propose que des vins français, quel manque d’ouverture! Les plats arrivent au bout d’un petit moment. La bouteille de vin est liquidée en une tournée, ils faut dire qu’ils servent des grosses doses à chaque fois! Surprise : mon entrecôte, bien que très bonne, n’est pas ce qu’on appelle une entrecôte en France : ce serait plutôt un bout d’aloyau, genre faux filet. enfin bon, quand on sait que dans les restaurants « Entrecôte » c’est du faux filet qui est servi, why not. Service très inégal, ça a trainé… Ok, ils sont débordés, soit, mais il faut mieux gérer la salle!

Autre bouteille de vin, desserts : crème brulée pour Nico et Burcu, gâteau de polenta chocolat pour moi (et un peu Juan) : assez dense, mais pas trop lourd, bien aimé là aussi.

Au moment de payer ~270$ taxes comprises, nous décidons de nous venger en ne laissant pas beaucoup de pourboire : 30$, soit un total de 60 $/personne, dont une grande partie est passée en boissons (cocktails, eau, vin). Le « manager » est venu nous rattraper devant la sortie pour nous dire que ce n’était pas beaucoup, nous lui avons expliqué pourquoi : service à la traîne, ingrédients manquants, chef pas ouvert… Il était désolé (pas autant que nous). Les avis sont partagés quant à cet endroit : peut être que c’était juste un soir sans.

Lotus et Azza

Nous quittons alors le coin en taxi, pour se retrouver, quelques rues plus haut, au Meatpacking district : sorte de quartier où se concentrent bars, restos et boîtes tendance, sorte de rue Monot ou Gouraud/Gemmayzé à Beyrouth ou les Docas de Lisbonne. Nous faisons la queue pendant quelques minutes avant d’entrer au Lotus, (409 W 14th St, New York City, NY 10014, USA – +1 212-255-8060, plus d’infos sur World Best Bars), en configuration bar/club. Déco branchée, par contre je n’ai pas été ébloui par la clientèle (20$ de droit d’entrée pour les hommes, gratuit pour les femmes), ni beautiful, ni people, juste normale. Sur trois niveau, il y a de la place, un énorme potentiel, malheureusement gâché par un DJ et une programmation de merde : chaque morceau passe une trentaine de seconde et hop, ça enchaine sur autre chose. S’il y avait de la recherche dans le mix, avec des récurrence, des allers retours, des ping pong, pourquoi pas, si c’était de la bonne muisque, ça passerait encore, mais en gros, c’était juste nul : tout les 5-6 morceaux, il y avait quelque chose de bien (dans le genre 80s, 90s ou commercial récent, mais le temps de se caler et de se (re) mettre à danser, hop, c’est fini, c’est encore un morceau de merde. Pas convaincu donc. Vodka Red Bull. Le verre est autour de 12-15$.

Pourtant, il y avait pas mal de monde (ont-ils tous mauvais goût? ai-je raté quelque chose?). Ayant perdu la trace de Nico et Burcu suite à un changement d’étages, nous passons un peu de temps à les chercher, en vain. Nous sortons, faisons un petit tour dans le quartier et puis taxi, direction Midtown East.

Le taxi nous dépose devant Azza sur 137 E 55th St, New York 10022, resto, bar, lounge, boîte, maghrebisant. L’entrée est gratuite, il y a moins de monde qu’au Lotus. La musique n’est pas extra, mais au moins ça ne change pas toutes les trente secondes. Vodka tonic (autour de 12$ le verre si je me souviens bien). Pas folichon tout ça. Nous partons vers 3h45.

Retour à pied. Dodo.

Jour 8 : promenade, Better Burger, Little Italy, Chinatown, Mac Store, East Midtown

Vendredi 20 avril 2007
Better burger (ou pas)
Après un lever tranquille, marche vers l’Ouest : 50e rue et plus, Broadway, 8e, 9e… Je me promène en plein soleil, Times Square, Bryant Park, le printemps est enfin la, les tenues légeres sont sorties, ca déjeune et traîne dehors. À l’approche de Soho, je fais confiance a Lonely Planet et teste une de leurs recommandations : Better Burger (178 8th Avenue, au croisement sud est avec 19th St).

Ce sera la grande déception de la journée : pendant ma marche digestive, en voyant ce que mangeaient les autres, je regrettais d’avoir suivi les conseils de ces végétariens bien pensants et politiquement corrects de Lonely Planet :

  • ca m’a tout l’air d’être du pur marketing : un burger sain? par definition, ce n’est pas possible, ou ce n’est pas terrible,
  • premiere erreur : je n’ai pas précisée que je voulais le mien saignant : resultat, c’était trop sec, peu appétissant, même à coup de ketchups améliorés ,
  • les frites étaient loin d’etre croustillantes, moins grasses, OK, c’est une bonne idéee, mais pas pour avoir un truc dégueu,
  • le cadre n’a rien de plus que celui d’un fast food de base (pas trop crade, OK),
  • plus de 10$ pour un burger, frites, bouteille d’eau, le tout pas terrible, ce n’est pas cher, mais c’est décevant et gâché.
  • verdict : allez voir ailleurs!

La mort dans l’âme, j’appelle en France depuis un téléphone public, dont le micro puait la malbouffe : c’etait horrible.

Promenade dans Soho, Little Italy et Chinatown

Je me promène ensuite dans les rues ensoleillées et pitorresques (parce que les immeubles sont plutôt anciens et bas) du quartier : Christopher St, Bedford St, Washington Sq, Sullivan St, Thomson St, Bleecker St, Prince St, Canal St, Grand St, Lafayette St, Mulberry St, Bayard St, jusqu’a un glacier local : Original China Town Ice Cream Factory (65 Bayard St), la guigne Lonely Planet me poursuit : mes deux boules (banane et haricot rouges, 4,65$), mal posées sur mon cornet, s’écrasent au sol sans que j’ai pu goûter quoi que ce soit. J’ai du faire pitié à une vendeuse, puisqu’elle m’a resservi illico, mais des boules plus petites (pas plus mal pour ma ligne finalement) : la banane n’avait rien d’exceptionnel, ça a toujours un gout un peu artificiel et chimique, haricots rouges, c’était plus amusant, mais j’ai connu mieux a Paris.
Apres cet épisode, je passe a l’Apple Store (101 Prince St, croisement avec Green St) pour acheter un MacBook noir pour David (de David et Sophie, celui de Londres). Petite marche jusqu’àUnion Square, puis métro jusqu’a la 51e.

Passage par l’appartement pour déposer des affaires, retrouver Juan, souffler un peu.

Concert sous le Metlife, drinks

Vers 18h, nous sortons prendre un verre. Apres un petit tour sur la 2e Avenue, nous partons vers Grand Central, ou, a l’occasion de la journee de la Terre, des concerts gratuits en plein air sont proposes. Nous avons droit, ou devons subir, l’éclectisme, latino, world, heavy d’Ozomatli. Concert gratuit, mais pas les boissons : 7$ la bouteille de Beck’s, on sent que la population du quartier, qu’elle y vive ou y travaille, a les moyens. On croise quelques confrères/collègues de Juan, dont Cynthia et Ken. La seconde tournee de bière terminee,nous allons voir ailleurs, à la recherche d’un lieu plus calme, avec des endroits ou s’asseoir. Le Patroon (160 E 46th St, New York, NY 10017, tel. : (212) 883-7373), avec sa terrasse aurait été une très bonne idee un peu plus tard dans la saison, mais pour l’instant, elle était encore trop fraîche et venteuse : en manteaux, ça aurait pu le faire, mais en pulls ce n’est pas encore bon. Cynthia propose alors le Mint (150 E 50th St, New York, NY 10022, tél. :( 212) 644-8888), ou nous prenons des cocktails (12-16$), assis, au chaud. C’est aussi et avant tout un restaurant indien, c’est un peu mort, mais ce n’est pas grave, il est asez tôt. Par contre, pour un endroit qui s’appelle Mint, la menthe de mon Mint Julep (~12$) n’était vraiment pas extra.

Après ça, retour maison, pour un delivery de Philly Cheesesteacks de chez Carls (~20$ avec le pourboire) : pas mal, meilleur que le burger de midi, les jalapeños y sont peut être pour quelque chose… Juan, sous l’effet conjugué de la fatigue, de l’alcool et de la digestion va faire une sieste. La soirée risque d’être tranquille. Au retour de Jelena, Juan est complètement out, pas de sortie ce soir. Blabla, dodo.

Jour 7 : MoMA, Modern, Washington Square, Spamalot, Ray’s pizza

Jeudi 19 avril 2007

Réveil pas trop tôt ce jeudi matin, je prends mon temps et décolle finalement assez tard, direction, le Musée d’Art Moderne, autrement dit, le Moma.

Moma

Le Moma (Museum Of Modern Arts, 11 W 53rd St, entre les 5e et 6e Avenues, ouvert tous les jours sauf mardi, entrée : 20$ pour un adulte), qui a un peu plus de trois quart de siècle d’existence, a connu un lifting important (architecte : Yoshio Taniguchi , dont c’est l’oeuvre la plus connue), avant de ré-ouvrir en 2004, tout de blanc vêtu (ça fait presque mal aux yeux au début). Sur six niveaux, il y a forcément de l’excellent et du moins intéressant :

  • au niveau 6 : exposition temporaire des oeuvres de Jeff Wall, photographe canadien. Ce sont donc des photos géantes, avec des scènes reelles ou mises en scène, joliment présentées dans des boîtes rétro éclairées (un peu d’argentique classique aussi), scènes de Colombie Britannique, pas mal. Un aperçu ici.
  • au niveau 5 : sans doute le fleuron de la collection du Moma, qui correspond a la fin XIXe, debut XXe siècle, soit des chefs d’oeuvres de Van Gogh, Picasso, Matisse, Monet… Très impressionnant!
  • au niveau 4 : suite de l’expo permanente, milieu du XXe siècle, avec du Rotkho (moins qu’au Tate Modern quand même), Warhol, Klein, Yves Tanguy… très bien aussi,
  • le niveau 3 est moins spectaculaire par rapport aux 4 et 5 : expo temporaire Comic Abstraction. Un bon point parce qu’il y avait du Murakami, du Juan Munoz et j’ai découvert Inka Essenhigh. Il y a aussi une partie permanente sur le design,
  • au niveau 2, ce sont les contemporains, les oeuvres les plus intéressantes sont, pour moi, celles de Cy Twombly.
  • au niveau 1, en fait le rez de chaussee, l’accueil, un joli jardin avec quelques sculptures, une boutique, et un restaurant, le Modern.

Modern Bar

The Modern (The Museum of Modern Art, 9 West 53rd Street, between Fifth and Sixth Avenues, New York, NY 10019) se décline en un version chic, le dining room et une version plus décontractée, le bar. Ayant une petite faim après ma visite du musée, j’ai teste la deuxième formule, puisqu’il n’est pas nécessaire de réserver. Selon leur description, ils servent de la cuisine alsacienne, rustique (hein???). Comme le Musée, c’est très blanc, moderne, épurée. La partie « salle » donne sur le jardin du musée. Côté bar, nous sommes a l’intérieur : le bar en question s’étire sur 15-18 m : beau choix d’alcools forts, notamment d’Armagnac Laubade, par contre le vin présente comme ca, je trouve que cela fait moyen.On sent que le serveur barman est débordé : mon voisin de gauche attend son addition pendant plusieurs minutes. Pour moi, au début, tout va bien : après avoir regarde la carte (petites portions de rigueur, un bon point!), j’hésite et finis par rendre l’oeuf lentement poche (~17$), morceaux de homard du Maine, d’artichaut, dans un jus d’oursin, le tout dans un petit bocal, Le Parfait, et l’agneau du Colorado (~19$), rose, réduction de grenade et gratin fromage manchego. Avec un verre de vin blanc, Viognier (Cold Heaven) 2005 (16$). Le pain, surtout le campagne, est très bon, hélas. Hélas, parce que pour une fois, ca traine : j’aurai eu le temps de manger tout le pain, et, contrairement a l’eau, il n’y a pas de refill (ce n’est pas plus mal, mais ca montre les limites du modèle américain). L’entrée est arrivée relativement vite : c’était petit, très bon et léger. Le plat (en dose demi portion) a plus tarde, il y a eu un vrai rate, c’est la que j’ai fini le pain. Il faut dire que c’est assez mal foutu : la cuisine est complètement déconnectée (physiquement) du bar, même la vaisselle des verres est effectuée en cuisine.

Cela dit, la qualité de mes deux tranches d’agneau valaient vraiment l’attente, c’était fondant, exquis. Mes divers voisins m’ont donne l’occasion de voir a quoi ressemblent les autres plats : d’abord des français, qui ont teste le tartare de poisson et les crevettes, puis des italo américains, un peu rustres, qui ont pris la soupe, la salade et l’agneau. Dans tous les cas, c’est joli, petit, mignon, et sans doute très bon.

La tarte au chocolat Modern (10$) n’était pas mal, mais rien de mémorable. Pour environ 80$ tout compris, c’est une expérience mitigée : c’est bon, mais les quantités sont riquiqui et le service est complètement a revoir. Il y a un gros potentiel : le cadre est superbe, les assiettes tres bien faites, mais le service est a la traine et ça gâche beaucoup le plaisir. La seule circonstance atténuante que je peux trouver (et encore!), c’est que c’était après 14h. Dommage.

(hommage à Manzoni).

Retour dans le Midtown East pour un peu de repos. Je retrouve Juan, qui a eu une journée difficile.

Café vers Washington Square

Après un peu de repos, nous prenons un taxi, direction Washington Square, pour retrouver Nicolas, mon cher voisin et camarade de table en 5/2, actuellement en thèse a Cornell. Nous buvons des bières (~5$ la pinte) au V Café and bar, au 225 Sullivan St (Cross Street: Between West 3rd and Bleeker), New York, NY 10012. À deux pas de New York University, c’est naturellement tràs étudiant et tràs décontracté. Après deux pintes chacun, nous prenons un peu le soleil sur Washington Square. Puis Nicolas nous quitte. Nous remontons vers le nord ouest, direction 44e rue entre Broadway et 8e avenue. Pause pipi dans un Old Navy.

Spamalot

Arrivés au Shubert Theatre, Juan retire les places réservées la veille sur Internet, pour le « hit » de 2005, Spamalot, mix de Sacré Graal des Monty Pythons, avec une bonne dose de dérision Broadway. Fan de ces bouffons anglais depuis des années, j’étais aux anges. Même si parfois c’était un peu trop évident et « too much », je ne regrette pas les 80$ que ça a coûté. Merci à Juan et Jelena pour la resa et pour s’être joints a moi. Je n’en dirai pas beaucoup plus, mais c’est assez fidèle au film, avec quelques délires supplémentaires. Une fois que cela a été fini, petite marche à pied, sur la 44e, le temps de tomber sur un taxi. Quelques minutes, le temps de me changer un peu, et je repars pour ma marche nocturne.

Promenade dans l’Upper West Side

Cette fois, je pars vers l’ouest, et le nord, en remontant Broadway, jusqu’à Columbus Circle, puis environ jusqu’à la 85e rue. A part au niveau du Lincoln Center, c’est très trèes calme. Normal, c’est très résidentiel. La faim m’opprime sur le trajet du retour, je tiens bon pendant un moment, résiste aux hot dogs de Gray Papaya, ainsi qu’a d’autres tentations, mais je craque lamentablement devant Ray’s Pizzas (825 7th Ave).

Ray’s Pizza

Comme son nom l’indique, ils servent des pizza, en slices, triangulaires, ou rectangulaires (a la sicilienne). Ils prétendent aussi être famous et original, mais ça, c’est moins vrai. Une chose est sure : entre les prix annonces (moins de 3$ la slice, mais avec des astérisques) et la réalité : près de 10$ pour une part de végétarienne, une part de blanche (sans tomate) au fromage, avec une bouteille d’eau, il y a un peu de déformation/inflation des prix. Enfin bon, j’avais faim, c’était pas mal, même si la pâte est trop épaisse. Le personnel est méditerranéen de l’est ou du sud, surtout des Balkans. Loin de me rassasier, ca m’a ouvert l’appétit! Je n’ai heureusement rien trouve d’intéressant sur le chemin du retour, a part une potentielle bonne action. Dodo.

Day 6 : bye bye Boston, hello NYC

Jeudi 19 avril 2007

Article sans accents pour l’instant, le clavier est un qwerty, je ne me souviens plus comment faire… Mise à jour!

Départ et sandwich
Ma valise faite, je quitte l’appartement de Pierre et Claire, direction South Station et le « bus terminal ». J’arrive assez tot pour avoir le temps de m’acheter quelque chose a manger, chez D’Angelo (700 Atlantic Ave, Boston, MA 02111, tel.: 617-345-0382). Je prends un medium BLT (bacon lettuce tomato) with cheese, mayonnaise (4,99$) et un litre d’Aquafina (2,39$), soit 7,75$ avec les taxes. Sandwich chaud, pas mal, mais le pain n’est pas extra, effectivement, celui de Sam LaGrassa’s de la veille etait nettement meilleur, mais aussi plus cher. La taille de celui-ci (medium) est OK.
Bye Boston

Fin du séjour à Boston : pas vu le temps passer, malgré le mauvais temps. Le plus gros changement pour moi? La fin des jetons dans le T (transports en commun) et l’arrivée de la Charlie Card (attention, le Charlie Ticket n’a pas grand intérêt). Ils se modernisent, c’est fou! Quand est-ce qu’ils virent et remplacent les vieux trains de la Green Line?

Frustration : c’est quoi ce pays où les bons restaurants n’ouvrent que le soir?

Quelques blogs en français puis anglais :

GreyHound

Je disais, la veille, que le bus n’etait pas beaucoup moins rapide que le train aux US, c’était sans compter sur la betise humaine : partis de South Station avec un quart d’heure de retard, nous avons du faire un arrêt pour déposer un voyageur, pour je ne sais quelle raison (j’avais mon Ipod pour ne pas entendre mes voisins bruyants, et gros, et assez laids : a ma droite, ma voisine asiatique, pas vieille, genre étudiante, avait de la moustache, comme le tueur de Virginia Tech?). Résultat, au lieu d’arriver juste avant l’heure de pointe, nous avons eu droit a des bouchons et sommes arrives avec une bonne heure de retard. L’arrivée n’était pas mal, puisque nous sommes passes par le New Jersey et avons pris un tunnel sous l’Hudson River, alors que les fois d’avant, en voiture, j’étais arrive par le Nord.

New York, New York

Au terminus (Port Authority), j’ai attendu 5-10 minutes un taxi (un congolais prénommé François), puis le trajet jusqu’à chez Juan et Jelena a pris !) 10-15 minutes (environ 13$ avec le pourboire) dans les bouchons et la circulation dense. Vers 18 heures, j’arrive enfin a destination. Juan est déjà là, il m’accueille et me fait visiter leur joli one-bedroom (ie un grand 2 pièces), bien range. J’ai presque de la peine a apporter mon désordre et mon bazar de squatteur. Retrouvailles, blabla… Petite sieste pour Juan, le temps que Jelena termine sa journée de travail (coïncidence? tous les deux travaillent dans le meme building, le MetLife, a quelques blocks de l’appartement).

Diner au Yama 49
Les présentations avec Jelena faites, nous ressortons assez vite pour aller diner au Yama, un restaurant japonais sushi (Yama 49, 308 East 49th St, New York, NY 10017) a trois minutes de marche. Décor bois moderne, clientèle assez jeune, 25-35 ans, style sortis du bureau, c’est assez récent et tres bruyant! Kirin Ichiban (4,5$) pour Juan et moi, verre de pinot grigio (7$) pour Jelena, puis nous partageons des tempuras crevettes légumes (15$, trop gras a mon gout) et un grand plateau de Sushi, Sahimi et maki pour 2 (57$, c’etait bon). Service pas mal mais pas top : je n’ai pas ete resservi en eau! Environ 38$/personne, on constate vite l’inflation par rapport a Boston.
Promenade
Après un détour devant l’immeuble ou Juan achètera son futur appartement, bref passage par l’appartement. Je ressors assez vite pour me promener, direction le Village et Essex et Delancey Street, où Wesley, le chef du Caveau Montpensier, m’a conseille quelques adresses de bar et restos. Il fait bien meilleur qu’à Boston, puisqu’en polo et avec un pull en gros coton, tout va bien dans la rue. Je descends donc une cinquantaine de rues et suit les changements de paysage urbain : la hauteur des immeubles diminue peu a peu, c’est moins net, moins bourgeois, plus populaire, plus jeune.

À droite, l’arc de triomphe de Washington Square.

Vodka Tonics au Welcome to the Johnsons’

Apres un petit tour dans le quartier, assez anime, surtout Rivington St, j’entre au Welcome to the Johnsons’. Le physio noir me demande mon ID : je fais si jeune que ça? La barbe naissante peut être? Je m’installe au bar, commande a boire et observe les gens. Le bar est a taille humaine : le comptoir est assz grand et prend la majorité de la partie droite en entrant, tabourets autour. En face, a gauche, de vieux canapés, des coussins plastifies. Au fond, un billard. Clientèle plutôt jeune, je serai tente de dire du quartier, pas mal d’habitués. Les consos ne sont pas chères (4$ + 1$ le vodka tonic de base). La musique est un peu n’importe quoi, sur l’Ipod, ce soir la, pas mal de metal assez violent (style Slayer), du metal plus calme (Metallica, Ozzy) et un peu de rock. Au fond, a droite (avant les toilettes), une vieille TV diffuse Top Gun (en cassette VHS). Quelques filles pas mal, venues en groupe. Ambiance assez décalée et insolite donc.

Après quelques verres, retour a pied en passant par les cinquième, sixième avenues et même Broadway. Il y avait un peu de pluie et il faisait plus frais, mais c’était supportable, je réveille le portier, ouvre la porte de l’appartement et puis dodo…

Boston : jour 1

Vendredi 13 avril 2007
Roissy CDG 2E

Départ de chez moi vers 10h05, en taxi, direction le Terminal 2E de Roissy Charles De Gaulle. Les travaux ne sont toujours pas terminés. Ayant confirmé mon billet sur le site d’Air France, je n’ai pas besoin d’enregistrer avec tout le monde. Un employé d’ICTS (d’origine indienne, avec 6 doigts sur la main droite : un mini doigt en plus au niveau du pouce) vérifie que je ne suis pas un terroriste, puis je retire ma carte d’embarquement auprès d’une hôtesse, dépose ma valise (pesée et étiquetée « lourde », 27 kg) dans un chariot. Je passe les contrôles de Police avec une espèce de joie intérieure, contrebalancée par un énervement et du mépris pour ce qui vient de se passer : il y a deux files distinctes, une pour les détenteurs de passeports de l’UE et de Suisse, une pour les autres, une bonne trentaine de non Européens (ie. des Américains) qui attendent à gauche, pour un seul fonctionnaire de Police, alors que nous sommes 4 ou 5 Européens, pour deux Policiers ; une Américaine se révolte et demande à voir le chef de l’Indien qui fait le gendarme. Quelle arrogance cette femme! Elle se croit où? En même temps, c’est vrai que les Policiers pourraient être un peu plus nombreux!

Vol

Après un peu de marche, j’arrive au niveau de la salle d’attente où j’achète de l’alcool et patiente, le temps d’embarquer en bus. L’avion est un B 747-400, ce n’est pas top : pas d’écran individuel en classe touriste (de toutes façons j’ai déjà vu tous les films qu’ils proposent), mais c’est mieux que ce que propose Google Maps : nager 5572km. Rien d’extraordinaire en avion : fatigué et ayant peu dormi la veille (anniversaire de David à Vincennes), je me suis assoupi à quelques reprises. Parti de Paris avec du retard, l’avion a atterri comme prévu à Boston Logan à 15h locales. Je suis parmi les premiers à sortir, ce qui me permet de passer parmi les premiers le contrôle : beaucoup plus rapide et agréable que la fois d’avant, en 2005 à JFK, où ils m’avaient mis sur le côté, avec plein de Chinois, Africains et Indiens et m’avaient demandé pourquoi j’étais né au Liban. J’attends ma valise pendant quelques temps, je la récupère, passe le contrôle des douanes, et hop, ça y est, je suis aux USA.

Transports publics

Je prends le bus électrique du T Silver Line, jusqu’à South Central Station, puis la Red Line jusqu’à Porter Square, une dizaine de minutes de marche après, je suis chez Claire et Pierre. Je sonne, Claire ouvre, je monte ma valise, enlève mes chaussures et hop, un peu plus de douze heures après être parti de chez moi, je suis arrivé. Retrouvailles (cela faisait depuis l’été dernier que je n’avais plus vu Claire et Pierre).

Début de soirée

 

Apéritif le temps que Pierre arrive. Jérôme, un collègue de Claire, passe et attends avec nous. Une bouteille de vin, un shot de Chartreuse et des chips de maïs bleu/sésame, trempées dans du hommos après, nous descendons vers Harvard Square. Le Grendel’s Den (89 Winthrop St, Cambridge MA) étant plein, nous nous rabattons sur Shay’s Pub and Wine Bar : il y a une terrasse (ce qui est rare aux US parait-il, puisque boire de l’alcool sur la voie publique, donc en plein air est interdit), mais avec le froid qu’il fait, seul un petit groupe de 3-4 personnes est assez fou pour s’y être installé. Nous entrons et poursuivons notre apéritif : bières, vins, jus d’orange (merci Pierre!). Bar Pub assez jeune (normal, avec tous les étudiants qu’il y a dans le coin), pas trop bruyant, ni rempli en début de soirée, nous avons même trouvé des tabourets pour nous asseoir.

Dîner

Nos boissons terminées, nous retrouvons un groupe de Français, tous (ou presque) collègues de Claire, devant le Border Café (32 Church St, Cambridge, Ma), un grand bar/resto tex mex et cajun. Après les présentations et quelques minutes d’attente à l’extérieur, où il ne fait pas chaud, nous entrons nous réchauffer l’extérieur et nous rafraichir l’intérieur : Margaritas avec ou sans glace, avec ou sans citron) pas mal mais pas très bien dosées (entre 5,25 et7,75$ en fonction de la variante), Coronas et autres boissons pseudo mexicaines (Dos Equis…). Au bout d’un moment, nous avons enfin droit à une grande table ronde (nous étions une petite dizaine). Et là classique dans les restos US : la serveuse nous demande ce qu’on veut boire, arrive avec les boissons, commande ce qu’on veut manger, propose de nous apporter d’autres bières alors que les nôtres sont encore pleines au quart… Dos Equis et Fajitas mixtes poulet/boeuf pour moi : très copieux, plein d’oignons, ce n’était pas mal, mais assez lourd. J’ai fait l’erreur de terminer mon assiette alors que je ne tenais plus debout (fatigue + décalage horaire + alcool + digestion). Addition (merci Claire!), puis nous rentrons, alors que les autres continuent vers un bar. Dodo un peu après minuit, fin de la première journée.